9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 15:55

Internationalnews


Un document fondamental que nous republions aujourd'ui.

Lors d’une conférence donnée à San Francisco le 3 octobre 2007, Wesley Clark, général 4 étoiles retraité des Forces armées des Etats-Unis, affirme que dix jours après le 11-Septembre, les invasions de l’Irak, de la Libye, de la Syrie, de l'Iran et de plusieurs autres pays du Moyen-Orient avaient déjà été planifiées.

Rappelons que dans une précédente interview sur ABC, le 5 mars 2006, Wesley Clark avait exprimé ses doutes sur la thèse officielle du complot du 11/9. Il avait alors affirmé : « Nous n'avons pas achevé l'enquête sur le 11/9 ni vérifié si l'administration a en réalité fait mauvais usage des informations des services de renseignement dont elle disposait. Les preuves dans ce sens me semblent claires.»

 

Pour plus d'info, www.ReOpen911.info
Le site francophone d'information sur les attentats du 11 Septembre

http://www.internationalnews.fr/article-13-923-vues-62-clics-sur-j-aime-1-clics-sur-je-n-aime-pas-complot-sur-la-syrie-et-le-reste-du-moyen-124842013.html

 

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 13:15

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Il y a cinq ans, en octobre 2009, le président Barack Obama reçut le Prix Nobel de la Paix du fait de « sa vision d’un monde libéré des armes nucléaires, et du travail qu’il accomplissait dans ce sens, qui a puissamment stimulé le désarmement ».

 

Motivation qui apparaît encore plus grotesque à la lumière de ce que documente aujourd’hui un ample dossier du New York Times : « L’administration Obama est en train d’investir des dizaines de milliards de dollars dans la modernisation et la reconstruction de l’arsenal nucléaire et des sites nucléaires étasuniens ».


Dans ce but vient d’être réalisé à Kansas City un énorme nouveau site, plus grand que le Pentagone, où des milliers de préposés, dotés de technologies futuristes,  « modernisent » les armes nucléaires, en les testant avec des systèmes avancés qui ne nécessitent pas d’explosions souterraines.

 

Le site de Kansas City fait partie d’un « complexe national en expansion pour la fabrication d’ogives nucléaires », composé de huit grands sites et laboratoires avec un personnel de 40mille spécialistes. A Los Alamos au Nouveau Mexique, a été lancée la construction d’un nouveau grand site pour la production de plutonium  pour les ogives nucléaires, et à Oak Ridge dans le Tennessee on en réalise un autre pour la production d’uranium enrichi à usage militaire. Les travaux ont cependant été ralentis du fait que le coût du projet de Los Alamos a gonflé en dix ans de 660 millions à 5,8 milliards de dollars, et celui d‘Oak Ridge de 6,5 à 19 milliards de dollars.

 

Complexe des armes nucléaires US Source de la carte: nukewatch.org

 

L’administration Obama  a présenté au total 57 projets d’upgrade (mises à jour) de sites nucléaires militaires, dont 21 ont été approuvés par le Bureau gouvernemental de comptabilité, tandis que 36 sont en attente d’approbation. Le coût estimé est, en l’état actuel, de 355 milliards de dollars en dix ans. Mais ceci n’est que la pointe de l’iceberg. Au coût des sites s’ajoute celui des nouveaux vecteurs nucléaires.


Le plan présenté par l’administration Obama au Pentagone prévoit la construction de 12 nouveaux sous-marins d’attaque nucléaire (chacun pouvant lancer, avec 24 missiles balistiques, jusqu’à 200 ogives nucléaires sur autant d’objectifs), 100 autres bombardiers stratégiques (chacun armé d’environ 20 missiles ou bombes nucléaires) et 400 missiles balistiques intercontinentaux avec base à terre (chacun avec une ogive nucléaire de grande puissance, mais pouvant toujours être armé d’ogives multiples indépendantes).


Ainsi est lancé par l’administration Obama un nouveau programme d’armement nucléaire qui, selon une récente étude du Monterrey Institute, va coûter (à la valeur actuelle du dollar) environ 1 000 milliards de dollars, la dépense culminant dans la période 2024-2029.

 

Elle s’insère dans la dépense militaire générale des Etats-Unis, composée du budget du Pentagone (640 milliards de dollars en 2013), à quoi s’ajoute d’autres postes de caractère militaire (la dépense pour les armes nucléaires, par exemple, est inscrite au budget du Département de l’Energie), en portant à un total de presque 1000 milliards de dollars annuels, correspondants dans le budget fédéral à environ un dollar sur quatre dépensé dans un but militaire.


L’accélération de la course aux armements nucléaires, marquée par l’administration Obama, rend de fait vaines les avancées limitées sur la voie du désarmement établies avec le nouveau traité START, signé à Prague par les Etats-Unis et la Russie en 2010 (voir article sur il manifesto du 1er avril 2010[1]).

 

La Russie comme la Chine accélèreront la potentialisation de leurs forces nucléaires, en opérant des contre-mesures pour neutraliser le « bouclier anti-missiles » que les USA sont en train de réaliser pour acquérir la capacité de lancer un first strike nucléaire et ne pas être touchés par les représailles.


L’Italie aussi est impliquée directement dans le processus de « modernisation » des forces nucléaires étasuniennes : les 70-90 bombes nucléaires étasuniennes B-61, stockées à Aviano (Province de Pordenone) et Ghedi-Torre (Province de Brescia), sont transformées de bombes à chute libre en bombes « intelligentes » à guidage de précision, chacune d’une puissance de 50 kilotonnes (environ le quadruple de la bombe d’Hiroshima), particulièrement adaptées aux nouveaux chasseurs étasuniens F-35 que l’Italie s’est engagée à acheter. Mais de tout cela, dans les talk show, on ne dit pas un mot.


Manlio Dinucci Géographe et journaliste

Edition de mercredi 24 septembre 2014 de il manifesto,

http://ilmanifesto.info/usa-il-riarmo-nucleare-del-premio-nobel-per-la-pace/

Traduit de litalien par Marie-Ange Patrizio 

 


[1] Voir « Nouveau START et vieille politique de puissance » de Manlio Dinucci et Tommaso Di Francesco (2 avril 2010), sur les sites qui publient habituellement les articles de M. Dinucci.


Les emphases sont d'IN 

 

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Url de cet article:

http://www.internationalnews.fr/article-usa-le-rearmement-nucleaire-du-prix-nobel-de-la-paix-b-h-obama-124736060.html

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 12:40

Par Julie Lévesque 


Ce texte a été écrit avant la présumée décapitation de l’otage français Hervé Pierre Gourdel.


Les récentes décapitations de trois Occidentaux, James Foley, Steven Sotloff et David Haines, aux mains de l’État islamique (EI) ont suscité une vague d’indignation et la ferme condamnation des chefs d’État occidentaux.

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Mise en scéne hollywoodienne??? 


Pour toute personne au courant de ce qui se passe vraiment en Syrie depuis le début de la guerre en mars 2011, il y a quelque chose de bizarre dans ces déclarations fortes, qui servent maintenant de prétexte à des « bombardements humanitaires » en vertu d’un mandat de contreterrorisme visant l’État islamique.


N’oublions pas que dès le début de la guerre en Syrie en mars 2011, les États-Unis et leurs alliés ont appuyé les soi-disant « combattants de la liberté » dont la majorité étaient des brigades du Front Al-Nosra et de l’EI. Formés en Arabie saoudite et au Qatar, ces terroristes pro-démocratie ont été régulièrement impliqués dans des atrocités, y compris des décapitations de civils syriens.


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Deux poids, deux mesures ? Au cours des trois dernières années, aucun dirigeant occidental n’a fait de déclaration concernant ces atrocités commises par les « extrémistes musulmans ». Elles sont passées pratiquement inaperçues. La communauté internationale n’a pas exprimé de préoccupations à cet égard. À quelques exceptions près, ces décapitations ont à peine fait l’objet d’une couverture médiatique.


Est-ce parce que les « combattants de la liberté » intégrés par l’EI et les forces d’Al-Nosra ont décapité des civils syriens plutôt que des Occidentaux ? Est-ce parce que les victimes de ces atrocités se sont opposées à la sanglante « révolution démocratique », appuyée par les États-Unis et l’OTAN, contre le gouvernement de Bachar Al-Assad ?


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Pourquoi les dirigeants occidentaux sont-ils consternés maintenant et ne l’étaient pas avant? Est-ce parce que maintenant ce sont des Occidentaux et non plus des Syriens qui se font décapiter ?


Ces récentes décapitations de ressortissants étasuniens et britannique, qu’elles soient authentiques ou non, sont évidemment exploitées pour ouvrir la voie à une intervention militaire en Syrie. Il s’agit d’une technique élémentaire de propagande utilisée à maintes reprises par le passé afin d’obtenir l’appui du public en faveur de la guerre et les médias dominants sont là pour transmettre cette propagande.


Le rôle des médias de masse n’est pas d’informer les gens, mais de faire appel à leurs émotions et de les manipuler afin qu’ils approuvent ce qu’ils auraient autrement refusé.


Les Occidentaux ne veulent pas retourner en guerre au Moyen-Orient? 

Montrez-leur un de leurs compatriotes se faire couper la tête par un « musulman » et ils changeront d’avis.

 

Et vous n’avez même pas besoin de montrer quoi que ce soit. Vous n’avez qu’à dire que des gens haut placés ont vu cet acte horrible et à le faire répéter par leurs porte-paroles des médias. Cela fonctionne à tous les coups.


On peut considérer cette tactique comme un appel à la peur et/ou un appel aux émotions:

L’appel à la peur (en latin argumentum ad metum ou argumentum in terrorem) consiste à utiliser un sophisme, comme la tromperie et la propagande, dans le but d’obtenir un appui en faveur d’une idée et de susciter la peur et les préjugés envers un concurrent. L’appel à la peur est courant en marketing et en politique . (Wikipedia en anglais)

L’appel à l’émotion (argumentum ad passiones) est un sophisme employant la  manipulation des émotions du destinataire plutôt qu’un argument logique pour gagner un débat. (Wikipedia)

Si cette technique est employée au lieu d’arguments valables, c’est en partie parce que cela fonctionne toujours comme un charme et que les médias mainstream sont faits pour cela, mais aussi parce que les « arguments valables » qui pourraient être utilisés pour intervenir militairement ne pourraient être que des mensonges facilement réfutables, comme nous tenterons de le démontrer dans cet article.


Plusieurs médias indépendants ont mis en doute l’authenticité des vidéos de décapitation et certains experts les ont clairement qualifiées de « fausses ", du moins dans les cas des journalistes Foley et Sotloff. Leur véritable identité a également été remise en question, en particulier celle de Sotloff, dont les liens avec les services secrets israéliens (Mossad) sont connus et qui aurait été photographié derrière une mitrailleuse appartenant aux rebelles syriens.


Comme l’a démontré l’opération « Mocking Bird », le journalisme est la meilleure couverture pour un agent de renseignement. Plusieurs anciens officiers de la CIA ont confirmé qu’il est utilisé pour infiltrer des fausses nouvelles, reprises ensuite comme des faits par des agences de presse alors qu’il s’agit en réalité de propagande. (voir CIA Manipulation: The Painful Truths Told by Phil Agee et John Stockwell à propos de faux reportages produits par la CIA). Le « producteur » des vidéos terroristes, SITE, situé à Washington DC et entretenant des liens étroits avec le Pentagone et le FBI, est également suspect et semble indiquer un coup de propagande majeur provenant des États-Unis.


Aux fins de cet article, nous allons cependant examiner la situation et la réaction des dirigeants occidentaux du point de vue voulant que ces décapitations aient effectivement eu lieu et que les vidéos sont authentiques.


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Source

 

Décapitations commises par des rebelles soutenus par l’Occident: rien de nouveau


Les atrocités commises en Syrie ont été signalées depuis le début des troubles en 2011 par des médias indépendants. Il a fallu un certain temps avant que les médias traditionnels mentionnent ces atrocités, mais depuis 2012, de nombreux reportages ont été publiés par les médias de masse, en dépit desquels le discours dominant sur la Syrie est demeuré essentiellement le même : le « régime tyrannique d’Assad » réprime brutalement une « révolte pro-démocratie » et l’Occident continuait à exprimer son soutien indéfectible aux « combattants démocrates ».


À un certain point les autorités étasuniennes ont cependant dû admettre la présence de groupes terroristes parmi les « rebelles modérés », même si ces rebelles dits modérés n’ont jamais été clairement identifiés. Même l’ancien agent de la CIA Bob Baer a déclaré en entrevue à CNN après la prétendue décapitation de Sotloff qu ‘« il n’y a pas de rebelles modérés en Syrie ».


Voici quelques extraits de divers articles et vidéos de médias traditionnels et indépendants publiés en 2012 et 2013 faisant mention de décapitations par les rebelles en Syrie, y compris des rapports de l’ONU et de Human Rights Watch, lesquels sont généralement utilisés pour soutenir des « interventions humanitaires » à l’étranger.


La vidéo que vous pouvez trouver ici a été publiée le 3 juillet 2013 et montre un prêtre chrétien ainsi qu’un autre chrétien se faisant décapiter.  On peut lire :

AVERTISSEMENT – CONTENU CHOQUANT: Devant une foule en délire, des insurgés syriens ont décapité un prêtre et un autre chrétien en affirmant qu’ils avaient aidé et encouragé l’ennemi, soit l’armée du président Bachar Al-Assad, selon des médias étrangers. Une vidéo non datée ayant fait le tour de l’Internet mercredi montre deux hommes inconnus avec les mains liées et entourés par une foule enthousiaste de plusieurs dizaines d’hommes, quelques instants avant que leur tête ne soit coupée à l’aide d’un petit couteau, affirme Syria Report. Les assaillants montrent ensuite une tête à la foule avant de la placer sur le corps. Le reportage indique que l’incident a eu lieu dans la zone rurale d’Idlib. ( RAW: Syrian Rebels Behead Christians, Military.com, 3 juillet 2013)

Cette article du Daily Mail de décembre 2012 décrit comment un autre chrétien a été décapité et son corps consommé par des chiens dans une ville près de la frontière turque, là où la plupart des combattants rebelles transiteraient en territoire syrien :

Christian Andrei Arbashe, 38 ans, a été enlevé et décapité par les combattants rebelles dans une ville du nord de Ras Al-Ayn, à la frontière turque.

La nouvelle est sortie au moment où les forces pro-gouvernementales célébraient leur victoire contre les rebelles près de l’aéroport d’Alep.

Les rebelles syriens ont décapité un chrétien et jeté son corps aux chiens, selon une religieuse qui affirme que l’Occident ignore les atrocités commises par des extrémistes islamistes.

La religieuse affirme que le chauffeur de taxi Andrei Arbashe, agé de 38 ans, a été enlevé après que l’on ait entendu son frère se plaindre que ceux qui combattent le régime en place se comportent comme des bandits.

Elle ajoute que son corps décapité a été retrouvé sur le bord de la route, entouré de chiens affamés. Il s’était récemment marié et allait bientôt être père [...]

Soeur Agnès-Mariam de la Croix dit: « Son seul crime a été la critique de son frère envers les rebelles, qu’il a accusé d’agir comme des bandits, et c’est ce qu’ils sont. »

On rapporte de plus en plus d’histoires d’atrocités commises par des éléments incontrôlés de l’Armée syrienne libre (ASL), laquelle s’oppose au dictateur Bachar al-Assad et que la Grande-Bretagne et l’Occident reconnaissent comme dirigeant légitime du pays.

« Le monde libre et démocratique soutient des extrémistes, a déclaré soeur Agnès-Miriam de son sanctuaire au Liban. « Ils veulent imposer la charia et créer un État islamique en Syrie. (Nick Fagge, Syria rebels ‘beheaded a Christian and fed him to the dogs’ as fears grow over Islamist atrocities, Daily Mail, 31 décembre 2012)

Le terme « éléments incontrôlés » est utilisé pour distancier et excuser l’ASL, mais la fréquence des décapitations et autres atrocités commises par les combattants rebelles prouve qu’au contraire, l’ASL est impliquée.


Le magazine allemand Der Spiegel a publié en mars 2012, une histoire impliquant un « bourreau » membre d’une « brigade d’enterrement », une sorte d’escadron de la mort « responsable de lexécution arbitraire de 350 à 400 personnes » ayant exprimé « leur opposition au règne de la terreur de l’Armée syrienne libre » :

Selon le témoignage du bourreau, cette « brigade d’enterrement », était à elle seule responsable de l’ exécution arbitraire de 350 à 400 personnes , incluant des « prisonniers » et de « traîtres ». Les « traîtres » sont des civils sunnites des zones urbaines et rurales occupées qui expriment leur opposition au règne de la terreur de l’Armée syrienne libre (ASL ):

Depuis l’été dernier, nous avons exécuté un peu moins de 150 hommes, ce qui représente environ 20 pour cent de nos prisonniers », affirme Abou Rami [...] Mais les bourreaux de Homs ont été plus occupés par les traîtres au sein de leurs propres rangs que par les prisonniers de guerre. « Si nous surprenons un sunnite en train d’espionner ou si un citoyen trahit la révolution, on se dépêche », explique le combattant. Selon Abu Rami, la brigade d’enterrement de Hussein a mis a mort entre 200 et 250 traîtres depuis le début de l’insurrection. (Ulrike Putz, , Syria: Atrocities Committed by US-NATO Sponsored “Opposition”. Executioner for Syria’s “Rebels” Tells His Story , Der Spiegel Online, 30 mars 2012)

Dans ce reportage indépendant de Human rights investigations , on montre un enfant coupant la tête d’un homme à l’aide d’une machette et l’on mentionne la participation de l’Armée syrienne libre (si vous souhaitez voir la vidéo, cliquez sur le lien vers l’article original):

Les longues et horribles séquences d’un incident au cours duquel un enfant participe à l’exécution de deux hommes par décapitation proviennent maintenant de deux sources différentes.

Des images mises sur YouTube par Zaid Benjamin, présentateur et journaliste de Voice of America en arabe (Radio Sawa), montrent un enfant coupant le cou d’un prisonnier avec une machette. [...]

Sama TV (chaîne syrienne) avait en fait déjà montré des images différentes du même incident le 26 novembre dans le cadre d’un segment montrant la différence entre la réalité et la propagande turque sur le conflit syrien.

Les scènes présentées par Sama ont été modifiées pour supprimer le contenu le plus choquant, mais on y montre davantage le contexte de l’incident. La brigade de l’Armée syrienne libre (ASL) impliquée dans l’incident serait Khalid ibn al-Walid. (Syrian rebels use a child to behead a prisoner, Human rights investigations, 10 décembre 2012)

Un rapport des Nations Unies de juin 2013 décrit ce qui semble être la même scène:

Des forces de l’opposition syrienne ont recruté comme combattant un jeune garçon de 14 ans originaire de Homs et l’ont fait participer la décapitation de deux soldats du gouvernement , selon un Nations Unies rapport [...]

Le rapport attire l’attention sur des séquences vidéo présentées par la mission russe auprès de l’ONU à Genève et montrant deux soldats du régime se faisant décapiter, l’un d’eux par un enfant. « À la suite de notre enquête, nous estimons que la vidéo est authentique, que les hommes étaient des soldats, et qu’ils on été tués comme le montrent les images », a déclaré le panel de l’ONU. (Flavia Krause-Jackson et Sangwon Yoon,  Beheadings by Syrian Rebels Add to Atrocities, UN Says, Bloomberg, le 4 juin, 2013)

Même le magazine très conservateur The Economist a rapporté en octobre 2013 une « agression des rebelles, menée par les filiales d’Al-Qaïda » contre les alaouites, que les djihadistes considèrent comme des « hérétiques ».

C’était le premier jour d’un assaut des rebelles mené par les filiales d’Al-Qaïda dans la région côtière du nord-ouest de la Syrie. Des combattants de l’opposition ont envahi un poste de contrôle du gouvernement tôt le matin et ont pénétré dans une zone de dix villages en commettant des meurtres que le groupe de pression Human Rights Watch,  situé à New York, a qualifiés de possibles crimes contre l’humanité. Des résidents locaux ont rapporté des tirs et des meurtres systématiques.

Dans cette région accueillant des Syriens de toutes les croyances se trouve une forte concentration d’alaouites, la branche chiite ésotérique à laquelle appartient la famille Assad au pouvoir, et dont les fidèles sont considérés comme des hérétiques par les djihadistes. Selon Human Rights Watch, les combattants ont tué 190 civils au cours de l’opération. Les résidents et le personnel de l’hôpital de Lattaquié, la ville la plus proche, ont parlé de corps brûlés, de cadavres décapités et de tombes creusées dans des cours arrières. Deux cents personnes de la région sont toujours retenues en otage. (S.B., The war in Syria – Rebel atrocities, The Economist, 13 octobre 2013)

La BBC a également commenté sur le même rapport de Human Rights Watch (HRW):

Le rapport nomme 190 civils tués par les rebelles, dont au moins 57 femmes, 18 enfants et 14 hommes âgés. Le nombre total de morts est probablement plus élevé, car de nombreux habitants sont toujours portés disparus et les corps ont été enterrés dans des fosses communes, indique le rapport [...]

Un médecin dans un hôpital de Lattaquié affirme que plusieurs corps avaient de multiples blessures par balle, de coups de couteau ou avaient été décapités. Certains étaient brûlés ou avaient les pieds liés, a-t-il ajouté [...]

HRW affirme que les groupes rebelles islamistes, qui comprennent des combattants étrangers, sont financées par des individus du Koweït et du Golfe. L’organisation appelle l’ONU à imposer un embargo sur les armes à tous les groupes faisant l’objet d’accusations crédibles de crimes de guerre. (Syria rebels executed civilians, says Human Rights Watch, BBC, 11 octobre 2013)

Comme tous les grands médias occidentaux, la BBC a été biaisée depuis le début sur la question syrienne et a défendu l’Armée syrienne libre, soutenue par l’Occident. Face à cette preuve d’atrocités commises par ceux qu’ils promouvaient comme étant des combattants de la liberté et de la démocratie, le radiodiffuseur public a tenté de blanchir l’Armée syrienne libre avec une déclaration absurde et contradictoire :

Selon HRW, environ 20 groupes d’opposition ont pris part à l’offensive et cinq d’entre eux ont été impliqués dans les attaques contre les civils : le Front al-Nosra, l’ État islamique en Irak et au Levant (EI), Jaysh al-Muhajirin wa al-Ansar, Ahrar al-Sham et Suqour al-Izz.

Aucun de ces groupes n’est affilié au Conseil militaire suprême de l’ Armée syrienne libre, soutenu par l’Occident, bien que le chef du CMS, le général Salim Idris ait dit à l’époque que des combattants sous son commandement ont participé à l’assaut [...] (Ibid.)

La phrase est très insidieuse car elle porte le lecteur à croire que si les groupes qui ont commis l’agression ne sont pas liées à l’ASL, soutenu par l’Occident, celle-ci n’a pas participé à l’assaut. Mais l’ASL a bien participé à l’assaut puisque « des combattants sous le commandement [du général de l'ASL] ont participé à l’agression ».


Les États-Unis soutenait l’EI par le biais de l’Armée syrienne libre


Salim Idriss, qui a été remplacé en février 2014 par le colonel Abd al-Ilah al-Bashir, a même déclaré en novembre 2013, un mois après la publication du rapport de HRW, que sa relation avec l’EIIL (EI) était « bonne »:

«Ma relation avec les frères de l’EIIL est bonnne [...] je communique presque chaque jour avec les frères de l’EIIL pour régler ces problèmes et ces disputes. Ces problèmes sont exagérés par les médias. » (FSA General Declares Support for ISIS & Al-Nusra)

Il a par ailleurs déclaré dans une entrevue précédente, en janvier 2013, que le groupe terroriste Jabhat Al-Nosra constituait « environ 10% de l’ASL », une déclaration qui contredit également l’analyse de la BBC. Il a dit qu’il ne savait pas pourquoi ce groupe est considéré comme une organisation terroriste parce que tout ce qu’il voyait chez ses membres était « de bonnes mœurs et une lutte courageuse et héroïque contre le régime » en ajoutant : «Ils n’ont pas de comportement anormal, différent de celui de l’ASL. » (Ibid).


Doit-on conclure que pour l’ASL et l’EI, soutenus par l’Occident, décapiter des gens constitue « un comportement normal »?


Le rapport de Human Rights Watch d’octobre 2013 stipule explicitement que les meurtres commis lors de l’ « Opération de sauvetage de la côte » dans la région syrienne de Lattaquié ont été commis par 20 groupes, dont l’EI, Jabhat al-Nusra ET l’ASL. Il indique par ailleurs clairement que des individus en provenance de l’Arabie saoudite et du Qatar, des alliés notoires de l’Occident, ont financé et planifié l’« Opération de sauvetage de la Côte », et que les combattants étrangers qui entraient à Lattaquié à l’époque sont presque tous passés par la Turquie, un État membre de l’OTAN.


Un « diplomate occidental a soulevé le problème à Human Rights Watch en déclarant qu’en général, les ressortissants de pays européens allant se battre en Syrie étaient “plus nombreux que ceux qui étaient allés se battre en Afghanistan ou en Irak“ ».


Le témoignage d’un médecin travaillant à l’hôpital national de Lattaquié dit « qu’ils avaient reçu 205 cadavres de civils tués au cours de l’opération du 4 au 18 août » et que « la plupart des corps étaient décapités ».


Donc, si l’on résume, plus de 200 civils ont été tués au cours de cette seule opération et la plupart d’entre eux ont été décapités, probablement par des combattants étrangers soutenus par l’Occident transitant par un État membre de l’OTAN.


Où était le dégoût, l’horreur et l’indignation des dirigeants occidentaux à l’époque?


Il est bien évident que les décapitations de centaines de civils syriens par les forces soutenues par l’Occident détruirait complètement la propagande et prouverait qu’Assad disait la vérité lorsqu’il disait combattre une invasion terroriste étrangère. C’est pour cette raison que ce rapport n’a pas fait beaucoup de bruit et que le discours est demeuré le même dans les médias occidentaux.


Toutefois, comme toutes les autres tentatives ultérieures visant à justifier une invasion militaire en Syrie ont échoué, nous sommes maintenant confrontés à un scénario des plus absurdes : l’Occident prétend devoir intervenir contre sa propre création meurtrière: l’État islamique.


Les dernières décapitations de l’EI ne sont qu’un prétexte pour intervenir militairement en Syrie. Les centaines de décapitations de ressortissants syriens commises par les soldats occidentaux par procuration durant des années prouvent qu’il s’agit d’une autre opération psychologique visant à galvaniser l’appui populaire en faveur d’une autre guerre au Moyen-Orient.


Julie Lévesque

 

Article publié initialement en anglais : The History of EI Beheadings: Part of the “Training Manual” of US Sponsored Syria “Pro-Democracy” Terrorists


Vous trouverez de longs extraits du rapport de Human Rights Watch mentionné ci-dessus (en anglais).


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Source


ANNEXE 

“You Can Still See Their Blood” – Executions, Unlawful Killings, and Hostage Taking by Opposition Forces in Latakia Countryside Human Rights Watch, October 2013

Fourteen residents and first responders told Human Rights Watch that they witnessed executions or saw bodies that bore signs of execution… including in some cases corpses that were bound, and bodies that had been decapitated. A doctor working in the National Hospital in Latakia who was receiving the dead and wounded from Latakia countryside told Human Rights Watch that they had received 205 corpses of civilians killed during the August 4-August 18 operation. The doctor showed Human Rights Watch a medical report the hospital prepared on August 26 stating that the, “[c ]ause of death in several of them [the bodies] was multiple gunshot wounds all over the bodies, in addition to stab wounds made with a sharp instrument, given the decapitation observed in most bodies

IV. Opposition Groups Involved in August 4 Attacks

The operation launched by opposition fighters in Latakia countryside on August 4, termed the “Campaign of the Descendants of Aisha the Mother of Believers,”[138] the “Barouda Offensive,”[139] and the “Operation to Liberate the Coast,” or the “Operation to Save the Coast” (herein after Operation to Liberate the Coast) was acoordinated preplanned assault by armed opposition groups on Syrian military positions and unguarded Alawite villages that lasted from August 4-August 18. On the first day of the operation, opposition fighters killed civilians on numerous occasions. In many cases evidence gathered by Human Rights Watch suggests they killed them knowing them to be civilian and that they were playing no part in combat

Of the 20 or more groups that were involved in the “Operation to Liberate the Coast” … five groups were among the principle planners, fundraisers, and executors of the offensive… These groups are:

-Ahrar al-Sham

-Islamic State of Iraq and Sham

-Jabhat al-Nusra

-Jaish al-Muhajireen wal-Ansar

-Suquor al-Izz

….

The Islamic State of Iraq and Sham

In 2006, the name of al-Qaeda in Iraq was changed to the Islamic State of Iraq.[156] This group is now operating in Syria under the name the Islamic State of Iraq and Sham (ISIS).[157] Abu Bakr al-Baghdadi is the group’s leader and he has sworn loyalty to the al-Qaeda leader, Ayman al-Zawahiri.[158] According to the opposition activist who spoke to Human Rights Watch, Abu Ayman commanded the group during the August Latakia offensive.[159]Abu Jaafar from ISIS has also been identified as the first deputy commander of the operation.[160]

Multiple opposition sources identify ISIS as one of the leading groups involved in the “Operation to Liberate the Coast.”[161]Videos posted by opposition groups on YouTube also show ISIS’s involvement in the offensive on August 4.[162]On August 6 the opposition activist that spoke to Human Rights Watch also said that the ISIS played a key role in abducting and holding civilian hostages from the villages.[163] According to an opposition military leader from Latakia working on the hostage exchange, as of early September ISIS was holding 110 to 120 hostages.[164]


V. Other Groups Involved in the “Operation to Liberate the Coast”

... 

Free Syrian Army under Salim Idriss’s Command

Notably, several statements from Salim Idriss, the Chief of Staff of the Supreme Military Council of the Free Syrian Army, reflect that fighters under his command participated in the operation. In a video posted on August 11 and apparently filmed in Latakia countryside, Idriss states:

I am here [in Latakia countryside] today to get a picture on the true achievements and the big successes that our fellow revolutionaries have achieved in the coastal campaign and to respond to the charges that claim incorrectly that we will end our operations here on the coastal frontlines. We are here today to assure everyone that our chief of staff is cooperating fully with the coastal military front command regarding their military activities. We are not going to withdraw as was falsely claimed but on the contrary, we are cooperating to a great extent in this operation.[211]

… [T]he participation of Idriss and fighters under his command in the “Operation to Liberate the Coast” appears clear….


VI. Financial Support to Operation

Largely based on information posted by individuals in the groups who participated in the “Operation to Liberate the Coast” and their supporters on social media sites, Human Rights Watch has identified several individuals, principally from Gulf countries, who actively fundraised for the operation and for support to the groups involved. There is no evidence that the fundraisers and financiers knew at the time that they gave their support about the abuses that would or were taking place in Latakia countryside. However future support to the five groups principally involved in planning, fundraising, and executing the attack on the villages may make these individuals complicit in war crimes or crimes against humanity if these groups continue to commit abuses. …

On August 3 al-Suwan tweeted that he supports the Islamic brigades in Latakia countryside. [291] On August 5 and 7, al-Suwan tweeted a thank you to donors from Kuwait, Saudi Arabia, United Arab Emirates and Qatar…


VII. Access of Foreign Fighters to Syria

According to Syrian security officials, media reports, western diplomats, and direct observations by journalists and humanitarian workers who visited the area in the past, many foreign fighters operating in northern Syria gain access to Syria via Turkey, from which they also smuggle their weapons, obtain money and other supplies, and sometimes retreat to for medical treatment. [314]

According to a humanitarian worker in Turkey, based on his observations, foreign fighters entering Latakia governorate do so almost entirely from Turkey, even flying into Hatay airport where they are picked up by other foreign fighters and facilitators.[315]

A western diplomat told Human Rights Watch that diplomats from several EU member state missions in Ankara are very concerned about the transiting of nationals from European and other countries through Turkey to Syria.[316]Another Western diplomat raised the concern to Human Rights Watch that in general the number of nationals from European countries going into Syria to fight was “greater than the number of those who went from Europe to fight in Afghanistan or Iraq.” (emphasis added)

 

Titre original: L’État islamique: un groupe terroriste « pro-démocratie » appuyé par les États-Unis et formé pour décapiter27 septembre 2014

 

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http://www.internationalnews.fr/article-l-etat-islamique-un-groupe-terroriste-pro-democratie-appuye-par-les-etats-unis-et-forme-pour-de-124713121.html

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 13:05

 Internationalnews 1er octobre 2014

 

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Mondialisation 1er octobre 2014

 

"les États-Unis ne se préoccupent pas de combattre l’EIIL, qui a servi les intérêts de Washington au Moyen-Orient. La principale préoccupation de l’Amérique est de préserver son empire qui s’écroule et d’empêcher l’intégration eurasienne."


La menace de l’EIIL, ou Etat Islamique, est de la poudre aux yeux. La force de l’EIIL a été délibérément gonflée pour que le public soutienne le Pentagone et pour justifier les bombardements illégaux de la Syrie. Elle est utilisée également pour justifier la mobilisation de ce qui apparaît de plus en plus comme un déploiement militaire massif, dirigé par les États-Unis, au Moyen-Orient. La puissance de feu et les moyens militaires engagés dépassent ce qui est nécessaire pour combattre les escadrons de la mort de l’EIIL.

Alors que les États-Unis ont assuré leurs citoyens et le monde qu’aucun soldat ne serait envoyé sur le terrain, cela est très peu probable. C’est peu probable tout d’abord parce qu’il faut des soldats sur le terrain pour identifier et choisir les cibles. De plus, Washington considère que la campagne contre les combattants de l’EIIL va durer des années. C’est un double discours. Il s’agit en fait d’un déploiement militaire permanent ou, dans le cas de l’Irak, d’un redéploiement. Cette force pourrait être transformée par la suite en une plus grande force d’attaque qui menacerait la Syrie, l’Iran et le Liban.

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Un dialogue sur la sécurité entre les État-Unis et la Syrie et entre les États-Unis et l’Iran?

Avant le début des bombardements américains en Syrie, des informations non vérifiées avaient commencé à circuler que Washington avait entamé, par l’intermédiaire de canaux russes et irakiens, un dialogue avec Damas pour discuter de coordination militaire et de la campagne de bombardements du Pentagone. Ces rapports avaient quelque chose d’étrange. Les agents de confusion étaient à l’oeuvre pour légitimer les bombardements de la République arabe syrienne.

Les allégations d’une coopération entre les États-Unis et la Syrie par l’entremise de canaux russes et irakiens font partie d’une série d’articles d’intoxication et de désinformation. Les affirmations de coopération des États-Unis avec la Syrie ont été précédées d’affirmations similaires au sujet d’une coopération entre les États-Unis et l’Iran en Irak.

Il y a quelques semaines, Washington et les médias américains avaient laissé entendre qu’un accord de coopération militaire avait été conclu entre Washington et Téhéran pour combattre l’EIIL et coopérer à l’intérieur de l’Irak. Cela avait été démenti catégoriquement et dénoncé comme de la désinformation par de nombreuses personnes de l’establishment politique iranien et par des commandants militaires iraniens de haut rang.

Après que les Iraniens aient dit clairement que les affirmations de Washington étaient de la fiction, les États-Unis ont déclaré qu’il ne serait pas pertinent que l’Iran se joigne à une coalition anti-EIIL. L’Iran a réfuté tout cela. Washington était malhonnête et déformait les faits parce que les responsables américains avaient demandé plusieurs fois à Téhéran de se joindre à la coalition anti-EIIL.

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Avant de recevoir son congé de l’hôpital après une chirurgie de la prostate, l’Ayatollah Ali Khamenei, qui occupe le poste le plus élevé de la République islamique d’Iran, a déclaré à la télévision iranienne le 9 septembre 2014 que les États-Unis avaient demandé à trois reprises que Téhéran et Washington coopèrent en Irak.

Il a expliqué que l’ambassadeur des États-Unis en Irak avait transmis un message à l’ambassadeur d’Iran en Irak dans lequel il demandait à l’Iran de se joindre aux États-Unis, alors que, dans ses propres mots, « le même [John Kerry]— qui avait déclaré devant les caméras et devant le monde entier qu’il ne voulait pas que l’Iran coopère avec eux— a demandé à M. Zarif [ministre iranien des Affaires étrangères de l'Iran] que l’Iran coopèrent avec eux sur cette question, mais M. Zarif a refusé cette [demande] ».

La troisième demande a été faite par la sous-secrétaire américaine Wendy Sherman au vice-ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi.

De plus, Khamenei a catégoriquement exclu toute coopération avec Washington sur la question. « Sur cette question, nous n’allons pas coopérer avec l’Amérique notamment parce qu’elle a les mains sales », a-t-il publiquement confirmé tout en expliquant que Washington avait de mauvaises intentions et des visées malveillantes en Irak et en Syrie.

Comme la Russie, l’Iran soutient la Syrie et l’Irak contre l’EIIL. Tout comme Moscou, Téhéran s’est également engagé à combattre l’EIIL, mais ne se joindra pas à la coalition anti-EIIL de Washington.

Nouvelle(s) invasion(s) et projets de changement de régime en préparation?

Comme cela a été révélé le 20 juin 2014, pour Washington le gouvernement fédéral de Nouri Al-Malaki à Bagdad devait être écarté parce qu’il avait refusé de se joindre au siège américain de la Syrie, s’était aligné sur l’Iran, avait vendu du pétrole aux Chinois et avait acheté des armements à la Russie. La décision de l’Irak de participer à la construction du gazoduc Iran-Irak-Syrie a également contrarié les plans des États-Unis et de leurs alliés pour gagner le contrôle des flux d’énergie du Moyen-Orient et entraver l’intégration eurasienne.[1]

Le gouvernement Al-Malaki à Bagdad a commis deux autres péchés capitaux impardonnables aux yeux de Washington. Cependant, ces offenses doivent d’abord être replacées dans leur contexte géopolitique.

Souvenez-vous du slogan du gouvernement Bush II après le 11 Septembre, 2001, au début de sa série de guerres ? C’était le suivant: « N’importe qui peut aller à Bagdad, mais les vrais hommes vont à Téhéran ! » Ce que voulait dire ce slogan belliciste est que le Pentagone considérait que le chemin de Téhéran passait pas Bagdad et Damas.[2]

Comme pour la Syrie, les péchés capitaux du gouvernement Al-Malaki sont liés au fait qu’il bloquait le chemin de Téhéran. En premier lieu, le gouvernement irakien avait expulsé le Pentagone d’Irak à la fin de 2011, ce qui avait forcé les États-Unis à retirer les troupes américaines directement stationnées à la frontière occidentale de l’Iran. En second lieu, le gouvernement fédéral irakien cherchait à expulser les militants iraniens hostiles et à fermer le Camp d’Ashraf, qui pouvaient être utilisés dans une guerre ou des opérations de changement de régime contre l’Iran.

Le camp d’Ashraf était la base de l’aile militaire de l’Organisation des Moudjahidines du peuple iranien (OMPI). L’OMPI est une organisation antigouvernementale iranienne qui a comme objectif le changement de régime à Téhéran. Cette organisation a même ouvertement appuyé les attaques menées par les États-Unis contre l’Iran et la Syrie.

Bien que le gouvernement américain ait inscrit l’OMPI sur sa liste d’organisations terroristes, quand les États-Unis et la Grande-Bretagne, leur fidèle allié, ont envahi l’Irak, Washington a commencé à resserrer ses liens avec l’OMPI. Paradoxalement, les États-Unis et la Grande-Bretagne avaient hypocritement utilisé le soutien de Saddam Hussein à l’OMPI pour qualifier l’Irak d’État soutenant le terrorisme et également justifier l’invasion anglo-américaine de l’Irak. Depuis, les États-Unis protègent l’OMPI.

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Depuis 2003, les États-Unis financent l’OMPI. Washington protège l’OMPI pour, d’une part, faire pression sur Téhéran et, d’autre part, se garder la possibilité de l’installer au pouvoir à Téhéran dans le cadre d’une opération de changement de régime contre l’Iran. L’OMPI a littéralement été incorporée à l’arsenal du Pentagone et de CIA contre Téhéran. Même après que les États-Unis aient transféré le contrôle du Camp d’Ashraf à Bagdad, le Pentagone a maintenu des troupes à l’intérieur du camp de l’OMPI.

En 2012, les forces de l’OMPI ont été transférées à l’ancienne base militaire américaine de Camp Liberty, qui est maintenant appelé par un nom arabe, le Camp Hurriya.

Le chef du bureau d’Istanbul du Christian Science Monitor, Scott Peterson, explique que les responsables américains ont commencé à réellement soutenir l’OMPI au début du printemps arabe en 2011. Ce soutien est lié aux rêves de changement de régime de Washington. Scott Peterson écrit que les responsables américains « parlent rarement du passé violent et anti-américain de l’OMPI et présentent ce groupe non pas comme des terroristes mais comme des combattants de la liberté ayant ‘des valeurs semblables aux nôtres’, comme des démocrates en attente prêts à servir d’avant-garde au changement de régime en Iran. »[3]

Washington n’a pas abandonné ses rêves
de changement de régime à Téhéran

Washington n’a pas abandonné ses rêves de changement de régime à Téhéran. Est-ce une coïncidence que le soutien des États-Unis et de l’Union européenne à l’OMPI augmente alors que la menace de l’EIIL en Irak commence à recevoir une grande attention ?

Le 27 juin 2014, 600 parlementaires et hommes politiques, pour la plupart des pays de l’OTAN, ont participé à un grand rassemblement de l’OMPI à Villepinte, en banlieue nord-est de Paris.

La demande principale de ce rassemblement était un changement de régime en Iran. Des fauteurs de guerre et des personnalités sans scrupules comme l’ex-sénateur des États-Unis Joseph Lieberman, le porte-parole et apologiste d’Israël Alan Dershowhitz, l’ancien représentant du gouvernement Bush II et commentateur à Fox News John Bolton, l’ancien maire de New York Rudy Giuliani, et l’ancien ministre français et ancien chef de la Mission d’administration intérimaire des Nations unies au Kosovo (MINUK) Bernard Kouchner ont participé à ce rassemblement de l’OMPI pour promouvoir la guerre et le changement de régime.

Selon l’OMPI, il y avait plus de 80 000 personnes à ce rassemblement de changement de régime. Des partisans des insurrections en Irak et en Syrie étaient également présents au rassemblement de Villepinte et ont appelé à un changement de régime en Irak, en Syrie et en Iran.

L’ironie est que cet événement a été financé probablement par le gouvernement américain lui-même. Les alliés des États-Unis ont probablement contribué aussi. Ce financement a servi aux activités de lobbying de l’OMPI auprès du Congrès américain et du Département d’État des États-Unis, qui fait du recyclage d’argent.

Des gens comme Rudy Giuliani – probablement l’un des maires les plus détestés de l’histoire de la ville de New York jusqu’aux événements tragiques du 11 septembre – sont maintenant dans les faits des lobbyistes de l’OMPI. Selon le Christian Science Monitor, « un grand nombre de ces anciens hauts responsables américains – qui représentent l’ensemble de l’éventail politique – ont été payés des dizaines de milliers de dollars pour parler en faveur de l’OMPI. »[4]

Rudy Giuliani participe aux événements de l’OMPI depuis au moins 2010. En 2011, il a réclamé publiquement un changement de régime à Téhéran et à Damas lors d’un rassemblement de l’OMPI. « Que diriez-vous si nous faisions suivre le printemps arabe par un été persan ? » a-t-il déclaré rhétoriquement.[5]

Mais la phrase suivante de Giuliani montre bien que le soutien à l’OMPI est un produit de la politique étrangère des États-Unis: « Nous avons besoin d’un changement de régime en Iran, plus que nous en avons besoin en Égypte, ou en Libye, et tout autant que nous en avons besoin en Syrie ».[6]

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Le sénateur John McCain, partisan de la guerre et ami de Joseph Lieberman, n’a pas pu se déplacer, mais il s’est adressé par vidéo à ce rassemblement pour le changement de régime de la banlieue parisienne de Seine-Saint-Denis. Le représentant Edward Royce, président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, a également envoyé un message vidéo d’appui à un changement de régime en Iran, tout comme le sénateur Carl Levin et le sénateur Robert Menendez.

Des délégations importantes des États-Unis, de France, d’Espagne, du Canada et d’Albanie étaient présentes. En plus des personnes déjà mentionnées, parmi les participants américains au rassemblement du 27 juin 2014, il y avait:

1. Newt Gingrich, ancien président de la chambre basse (Chambre des représentants) du Congrès bicaméral des États-Unis;
2. John Dennis Hastert, un autre ancien président de la Chambre des représentants;
3. George William Casey Jr., commandant de la Force multinationale en Irak qui a envahi et occupé l’Irak ;
4. Hugh Shelton, cadre dans l’industrie des logiciels et ancien chef d’état-major des armées des États-Unis;
5. James Conway, ancien commandant du Corps des Marines des États-Unis;
6. Louis Freeh, ancien directeur du Federal Bureau of Investigation (FBI);
7. Lloyd Poe, le représentant des États-Unis qui est (1) membre de la Sous-commission sur l’Europe, l’Eurasie et les nouvelles menaces, et (2) Président de la Sous-commission sur le terrorisme, la non-prolifération et le commerce de la Chambre des représentants;
8. Daniel Davis, membre de la Chambre des représentants des États-Unis (Illinois);
9. Loretta Sánchez, membre de la Chambre des représentants des États-Unis(Californie);
10. Michael B. Mukasey, ancien procureur général des États-Unis;
11. Howard Dean, ancien gouverneur du Vermont;
12. William Richardson, ancien secrétaire américain de l’énergie ;
13. Robert Torricelli, ancien membre de la Chambre des représentants des États-Unis et ancien sénateur du Sénat des États-Unis; il est actuellement le représentant légal de l’OMPI en Irak;
14. Frances Townsend, ancienne conseillère de George W. Bush Jr. pour la sécurité intérieure;
15. Linda Chavez, ancienne directrice des relations publiques de la Maison-Blanche;
16. Robert Joseph, ancien sous-secrétaire d’État qui a dirigé 1) le Bureau de contrôle des armements, (2) le Bureau de la sécurité internationale et de la non-prolifération et (3) le Bureau des affaires politico-militaires;
17. Philip Crowley, ancien assistant-secrétaire d’État chargé des affaires publiques;
18. David Phillips, ancien chef de la police militaire américaine qui a réorganisé la police irakienne et était responsable de la protection du camp d’Achraf et de la détention de Saddam Hussein;
19. Marc Ginsberg, premier vice-président de la firme de relations publiques APCO Worldwide, ancien ambassadeur des États-Unis et ancien conseiller de la Maison Blanche pour la politique au Moyen-Orient.

Comme la présence américaine, la présence française comprenait des personnalités politiques et des élus. En plus de Bernard Kouchner, parmi les participants notables de la France il y avait:

1. Michèle Alliot-Marie, une femme politique française qui a assumé les portefeuilles ministériels de la Défense, de l’Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères;
2. Rama Yade, vice-présidente du Parti Radical, un parti conservateur français;
3. Gilbert Mitterrand, président de la Fondation France Liberté, une organisation des droits de l’homme centrée sur les groupes ethniques comme les Kurdes, les Tchétchènes et les Tibétains;
4. Martine Valleton, maire de Villepinte.

D’Espagne, parmi les personnes notables présentes, il y avait:

1. Pedro Agramunt Font de Mora, président du groupe parlementaire du Parti populaire européen (PPE) à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe;
2. Jordi Xucla, président du groupe parlementaire Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe au Conseil de l’Europe;
3. Alejo Vidal-Quadras, un homme politique espagnol et ancien vice-président du Parlement européen de l’Union européenne;
4. José Luis Rodriguez Zapatero, ancien premier ministre d’Espagne (qui était accompagné de son épouse, Sonsoles Espinosa Díaz).

Parmi les autres participants de pays euro-atlantiques, il y avait:

1. Pandli Majko, ancien premier ministre de l’Albanie;
2. Kim Campbell, ancienne première ministre du Canada;
3. Geir Haarde, ancien premier ministre d’Islande;
4. Ingrid Betancourt, ancienne sénatrice de la Colombie;
5. Alexander Carile, membre de la Chambre des Lords britannique, la chambre haute du Parlement britannique;
6. Giulio Maria Terzi, ancien ministre des Affaires étrangères de l’Italie;
7. Adrianus Melkert, ancien dirigeant du Parti travailliste hollandais et ancien représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, en Irak.

Non seulement le changement de régime a été discuté, mais la crise transfrontalière en Irak et en Syrie a été un sujet majeur de ce rassemblement. Fox News a donné une couverture médiatique spéciale à l’événement. Alors qu’en juillet, la direction de l’OMPI avait condamné le soutien de l’Iran au gouvernement fédéral irakien dans sa lutte contre l’EIIL, depuis que les États-Unis ont commencé à combattre l’EIIL elle a choisi de se taire.

Avant ce rassemblement sur le changement de régime, la dirigeante de l’OMPI, que l’OMPI a désignée comme future présidente de l’Iran en 1993, a même rencontré à Paris, le 23 mai 2014, le chef du Conseil national syrien fantoche, Ahmed Jarba, pour discuter de coopération.

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Changement de régime à Damas par « dérapage de la mission » en Syrie

La campagne de bombardement des États-Unis en Syrie est illégale et une violation de la Charte des Nations unies. C’est pourquoi le Pentagone a pris soin de déclarer que cette campagne de bombardements, dirigée par les États-Unis, était motivée par la menace d’une attaque « imminente » sur le territoire des États-Unis. Cette allégation destinée à donner une couverture légale aux bombardements du territoire syrien vient d’une interprétation déformée de l’Article 51 de la Charte de l’ONU qui autorise un pays membre de l’ONU à attaquer un autre pays si une attaque imminente contre un pays membre de l’ONU par ledit pays est sur le point d’avoir lieu.

Barack Obama et le gouvernement américain ont fait de leur mieux pour semer la confusion et brouiller la réalité par une série de différentes mesures destinées à légitimer la violation du droit international que sont leurs bombardements de la Syrie sans l’autorisation de Damas.

Bien que l’ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Samantha Powers, ait informé le représentant permanent de la Syrie auprès de l’ONU que des frappes, dirigées par les États-Unis, allaient avoir lieu sur le gouvernorat de Racca, informer Bashar Al-Jaafari par une notification formelle unilatérale ne peut être considéré comme recevoir le consentement légal de la Syrie.

Les frappes, sous commandement des États-Unis, contre la Syrie n’ont pas non plus l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU. Cependant, le gouvernement américain a essayé de faire passer la réunion du Conseil de sécurité du 19 septembre 2014, que John Kerry a présidée, comme un signe que le Conseil de sécurité des Nations unies et la communauté internationale appuyaient sa campagne de bombardements.

Ce n’est pas non plus une coïncidence qu’au moment même où les États-Unis formaient leur coalition multinationale pour combattre l’EIIL et son pseudo califat, John Kerry mentionnait commodément que la Syrie avait violé la Convention sur les armes chimiques (CAC). Tout en admettant que la Syrie n’avait pas utilisé de matériel interdit par la CAC, Kerry a dit aux parlementaires américains que Damas avait manqué à ses engagements en vertu de la CAC le 18 septembre 2014.

En d’autres termes, Washington a l’intention de s’en prendre à la Syrie et de provoquer un changement de régime à Damas. Si cela ne confirme pas les intentions de Washington, alors le fait que les États-Unis veulent utiliser l’Arabie saoudite pour entraîner de nouvelles forces anti-gouvernementales le devrait.[7]

La stratégie de provocation des États-Unis pour justifier leur campagne de bombardements contre la Syrie a pour but de créer un prétexte pour élargir cette campagne de frappes aériennes illégale, dirigée par les États-Unis, commencée le 22 septembre 2014.

C'est que les États-Unis prévoient est une campagne de bombardements à long terme, qui menace aussi le Liban et l’Iran. Selon Ali Khamenei, les États-Unis veulent bombarder l’Irak et la Syrie en utilisant l’EIIL comme un écran de fumée, en suivant le modèle établi au Pakistan. Plus exactement, la situation devrait être appelée le modèle AfPak (l’Afghanistan et le Pakistan comme un seul théâtre d’opération).

Les États-Unis ont utilisé les répercussions de l’instabilité en Afghanistan et l’expansion des talibans au Pakistan comme un prétexte pour bombarder ce pays. L’Irak et la Syrie ont été fusionnés en une seule zone de conflit, qu’Ibrahim Al-Marashi, usant de néologisme, décrit comme l’émergence du « Syrak ».

L’objectif plus large: perturber l’intégration eurasienne

Alors que les États-Unis font semblant de combattre les terroristes et escadrons de la mort qu’ils ont eux-mêmes créés, les Chinois et leurs partenaires s’affairent à l’intégration de l’Eurasie. « La guerre contre le terrorisme » de l’Amérique va de pair avec la reconstruction de la Route de la soie.

C’est la vraie histoire et la motivation pour expliquer l’insistance de Washington à combattre et se redéployer au Moyen-Orient. C’est également la raison pour laquelle les États-Unis ont poussé l’Ukraine à affronter la Russie et l’UE à sanctionner la Fédération de Russie.

L’Amérique veut perturber le réémergence de la Route de la soie et l’expansion de son réseau commercial. Alors que Kerry s’emploie à effrayer le public avec l’EIIL et ses atrocités, les Chinois se sont affairés à occuper l’espace en concluant des marchés à travers l’Asie et l’océan Indien. Cela fait partie de la marche vers l’ouest du dragon chinois.

Parallèlement aux voyages de Kerry, le président chinois Xi Jinping a visité le Sri Lanka et est allé aux Maldives. Le Sri Lanka fait déjà partie du projet de la Route de la soie maritime de la Chine.

Les Maldiviens sont les plus récents participants alors que des accords ont été conclus pour inclure l’île-nation dans le réseau de la Route de la soie maritime ainsi que les infrastructures que la Chine construit pour développer le commerce maritime entre l’Asie de l’Est, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Europe.

Ce n’est pas une coïncidence que deux destroyers chinois aient accosté au port iranien de Bandar Abbas sur le golfe Persique pour mener des exercices conjoints avec des navires de guerre iraniens dans le golfe Persique.

Parallèlement au commerce est-ouest, un réseau d’échanges et de transport nord-sud est en cours d’élaboration. Le président iranien Hassan Rouhani s’est rendu récemment au Kazakhstan, où lui et son homologue kazakh, le président Noursoultan Nazarbaïev, ont confirmé que les échanges commerciaux vont se multiplier.

Le parachèvement du chemin de fer Kazakhstan-Turkménistan-Iran, qui permettra de créer un itinéraire de transit nord-sud, est attendu. La coopération entre Téhéran et l’union eurasienne a également été abordée par les deux présidents. Sur le côté ouest de la mer Caspienne, un corridor nord-sud parallèle allant de la Russie à l’Iran par la République d’Azerbaïdjan est en cours de réalisation.

Les sanctions contre la Russie commencent à provoquer de l’inquiétude au sein de l’Union européenne. Les vrais perdants dans les sanctions contre la Russie sont les membres de l’Union européenne. La Russie a démontré qu’elle a des options.

Moscou a déjà débuté la construction de son mégapipeline de gaz naturel Yakoutie – Khabarovsk – Vladivostok (aussi appelé gazoduc Force de Sibérie) pour livrer du gaz à la Chine alors même que son autre partenaire au sein du BRICS, l’Afrique du Sud, a signé un accord historique sur l’énergie nucléaire avec Rosatom.

L’influence de Moscou sur la scène internationale est très évidente. Son influence est en hausse au Moyen-Orient et en Amérique latine. Même en Afghanistan où sont stationnées des forces de l’OTAN, l’influence russe est à la hausse. Le gouvernement russe a récemment dressé une liste de plus d’une centaine d’anciens projets de construction soviétiques qu’il souhaite récupérer.

Une alternative aux sanctions des États-Unis et de l’UE est en train d’émerger en Eurasie. Mis à part l’accord commercial sur le pétrole contre des biens que Téhéran et Moscou ont signé, le ministre russe de l’Énergie Alexander Novak a annoncé que l’Iran et la Russie ont conclu plusieurs nouveaux accords d’une valeur de 70 000 000 000 euros.

Bientôt les sanctions vont simplement isoler les États-Unis et l’Union européenne. Les Iraniens ont également annoncé qu’ils travaillent avec leurs partenaires chinois et russes pour surmonter le régime des sanctions des États-Unis et de l’UE.

L’Amérique est en train d’être écartée. Elle ne peut pas se tourner vers l’Asie-Pacifique tant que les différends qui l’opposent à la Russie, à l’Iran et à la Syrie au Moyen-Orient et en Europe de l’Est ne sont pas résolus.

C’est pourquoi Washington fait de son mieux pour perturber, diviser, redessiner, marchander et coopter. Lorsqu’il est temps d’agir, les États-Unis ne se préoccupent pas de combattre l’EIIL, qui a servi les intérêts de Washington au Moyen-Orient. La principale préoccupation de l’Amérique est de préserver son empire qui s’écroule et d’empêcher l’intégration eurasienne.

Mahdi Darius Nazemroaya

Article original en anglais :

The March to War: Fighting ISIL is a Smokescreen for US Mobilization against Syria, Iran publié le 26 septembre 2014. Publié initialement sur le site de Strategic Culture, 26 septembre 2014.

Traduit de l’anglais par cpcml.ca

Notes 

1. Mahdi Darius Nazemroaya, « America pursuing regime change in Iraq again », RT, 20 juin 2014.
2. Mahdi Darius Nazemroaya, « The Syria Endgame: Strategic Stage in the Pentagon’s Covert War on Iran », Global Research, 7 janvier 2013.
3. Scott Peterson, « Iranian group’s big-money push to get off U.S. terrorist list », Christian Science Monitor, 8 août 2011
4. Ibid.
5. Ibid.
6. Ibid.
7. Matt Spetalnick, Jeff Mason et Julia Edwards, « Saudi Arabia agrees to host training of moderate Syria rebels », Caren Bohan, Grant McCool et Eric Walsh éditeurs. Reuters, 10 septembre 2014. 

Mahdi Darius Nazemroaya est sociologue, auteur primé et analyste géopolitique. Il est un associé de recherche au Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Cet article, en anglais, est paru initialement sur Strategic Culture Foundation le 26 septembre 2014.

Source des illustrations

http://rightwayssuccess.blogspot.ca/2014/06/us-may-repeat-same-inept-blunders-that.html

http://antiwar.com/blog/2014/02/18/valued-ally-saudi-arabia-supports-terrorism-urges-us-war-in-syria/

https://socioecohistory.wordpress.com/2013/08/30/syria-war-what-obamas-strike-will-look-like/

http://www.stopwar.org.uk/news/another-western-war-won-t-end-terror-in-iraq-or-syria-it-will-only-spread-it

http://politicalvelcraft.org/2012/04/09/obamamccain-libyan-liberation-unleashes-terror-tidal-wave-over-north-africa/

Les emphases sont d'IN

Sur le même sujet:

La Syrie est une tête de pont pour une agression contre l'Iran

Dossier Syrie

Dossier Iran

 

http://www.internationalnews.fr/article-la-lutte-contre-l-ei-un-ecran-de-fumee-pour-masquer-la-mobilisation-us-contre-la-syrie-et-l-iran-p-124699324.html

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 09:29

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Solidarité et Progrés


 

Alors que les tambours de guerre se font entendre un peu partout en Occident, un éditorial de la publication officielle chinoise Global Times, intitulé : « Puisque la possibilité d’une troisième guerre mondiale existe, la Chine doit se préparer », s’inquiète de la situation et met en garde contre le danger croissant « d’un affrontement militaire direct entre les États-Unis et la Russie », qui « s’élargirait probablement à toute la planète ».


L’auteur de l’éditorial Han Xudong, professeur à l’Université PLA de la défense, insiste sur l’aspect maritime de l’affrontement potentiel :

Les océans Arctique, Pacifique et Indien ont été témoins des rivalités les plus féroces. Il est probable qu’une troisième guerre mondiale visera à s’arroger le contrôle des mers. A une époque où une guerre mondiale est susceptible d’avoir lieu, un sujet d’attention important pour les militaires chinois est de développer ses capacités à défendre ses intérêts nationaux. (…) Le développement de la capacité militaire chinoise devra s’adapter en conséquence, passant de la défense des droits territoriaux du pays à celle de ses droits maritimes. Alors que les États-Unis ont réorienté leur attention sur la région Asie-Pacifique, visant en particulier la Chine, les intérêts de la Chine sur les mers se trouvent de plus en plus menacés par les États-Unis. Sans capacité militaire de grande envergure, garantir la sécurité des intérêts de la Chine sur les mers serait un slogan sans réelle signification.

La Chine n’est évidemment pas la seule à s’inquiéter du cours que prennent les événements. Lors de la séance d’ouverture de la Douma (Parlement russe) le 15 septembre, son président Sergei Naryshkine a lui aussi lancé une mise en garde contre les intentions belliqueuses de l’OTAN. Il estime que la promesse de l’Alliance atlantique de fournir des armes au régime de Kiev signifie une ingérence dans les affaires domestiques du pays et un consentement aux crimes de guerre qui y sont commis, tandis que la politique irresponsable des Etats-Unis conduit le monde au bord d’une nouvelle guerre froide.


Comme pour confirmer ces inquiétudes, le commandant de l’OTAN le général Philip Breedlove se trouve cette semaine à Washington pour discuter de la manière dont peut être abaissé le seuil d’intervention défini par l’article 5 de la Charte de l’OTAN, obligeant les membres de l’alliance à secourir militairement un autre membre. Le général a déclaré lors d’un passage au Conseil de l’Atlantique que l’OTAN se préparait à répondre à une prétendue « guerre hybride » pouvant être conduite par la Russie contre un de ses membres, en activant l’article 5.

Nous avons essayé, au cours des 12 dernières années, de faire de la Russie un partenaire. Nous avons décidé de la localisation de nos bases, de la structure de nos forces et de questions économiques, en présumant que la Russie serait une partie constructive de l’avenir de l’Europe. Nous observons aujourd’hui que la situation est différente, et nous devons en tenir compte.

 

 

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Dépenses militaires annuelles par pays, en milliards de dollars Crédit

Selon ce nouveau concept de « guerre hybride », l’OTAN entend attribuer à tout habitant russophone dans les pays entourant la Russie et engagé dans des actions militaires (comme c’est le cas dans l’Est de l’Ukraine) le statut d’« agresseur » ou de combattant au service de la Russie, autorisant ainsi l’OTAN à intervenir pour défendre ses alliés.


Selon cette définition absurde de la guerre (non validée par l’ONU), la décapitation de journalistes de nationalité américaine par un milicien de nationalité britannique travaillant pour l’Etat islamique pourrait être interprétée comme un acte de guerre commis par les Britanniques à l’égard des États-Unis !


Mais ceci ne semble pas perturber le général dans son raisonnement :

Ce que nous devons faire maintenant est de voir ces forces [les soldats « russes » non identifiés] et nos alliés situés à la frontière [avec la Russie] où il y a des populations russes considérables et de voir comment nous devons préparer ces pays à survivre à une vague initiale de cette guerre hybride. Il est clair qu’il y a une grande acceptation parmi les alliés de l’OTAN que si nous attribuions ces petits hommes verts à un pays agresseur, l’article 5 entrerait en jeu, et cela signifierait que toutes nos forces passeraient à l’action.

Le général a toutefois oublié de préciser que si l’OTAN s’élargit aux frontières de la Russie, comme elle le fait sans cesse depuis la chute du Mur, dans une zone d’influence où le cœur de ses intérêts n’est pas en danger, on finit forcément par intégrer comme alliés des pays composés de fortes minorités russophones, et que cette situation n’est en rien redevable à la Russie mais à l’OTAN elle-même.

 

Source de la photo

 

http://www.internationalnews.fr/article-faces-aux-provocations-de-l-otan-la-chine-et-la-russie-inquietes-d-une-guerre-mondiale-124609748.html

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 15:44

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Voltaire 29 septembre 2014

 

Si chacun adhère au discours anti-terroriste de Washington et de ses alliés du Golfe, tout le monde comprend qu’il n’est qu’une justification oratoire pour une guerre qui poursuit d’autres fins.

Les États-Unis affirment vouloir détruire l’Émirat islamique qu’ils ont créé et qui réalise pour eux le nettoyage ethnique nécessaire au plan de remodelage du « Moyen-Orient élargi ». Plus étrange encore, ils affirment vouloir le combattre en Syrie avec l’opposition modérée qui est composée des mêmes jihadistes que lui.

Enfin, ils ont détruit à Rakka des bâtiments qui avaient été évacués deux jours auparavant par l’Émirat islamique. Pour Thierry Meyssan, derrière ces apparentes contradictions se poursuit la guerre du gaz.

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Ignorant le droit international, le président états-unien, Barack Obama, met au point sa campagne de bombardements aériens en Syrie avec ses alliés du Golfe (New York, 23 septembre 2014)

La campagne aérienne des États-Unis en Irak et en Syrie laisse songeur : on ne saurait détruire un groupe terroriste exclusivement par des bombardements aériens. En Irak, les États-Unis et le CCG ont couplé leurs actions avec celles de troupes irakiennes ou kurdes au sol. En Syrie, ils ne disposent d’aucune force sérieuse pour lutter contre l’Émirat islamique. Et même dans ce cas, « ces bombardements ne sont pas capables d’affecter les capacités de l’Émirat islamique ou ses opérations dans d’autres régions d’Irak ou de Syrie », selon le général William Mayville, chef des opérations à l’état-major états-unien [1].

 

Au demeurant, et malgré les déclarations officielles, l’Émirat islamique est une création des États-Unis et du CCG, qui sert leurs intérêts et n’a pas démérité :


• En mai 2013, le sénateur John McCain venait illégalement en Syrie rencontrer l’état-major de l’Armée syrienne libre (modéré), dont Abou Youssef, alias Abou Du’a, alias Ibrahim al-Baghdadi, l’actuel calife Ibrahim (chef des extrémistes) [2].


• En janvier 2014, Reuters révélait que le président Obama avait convoqué une séance secrète du Congrès au cours de laquelle celui-ci vota le financement et l’armement des « rebelles » en Syrie, y compris ceux de l’Émirat islamique jusqu’en septembre 2014 [3]. Il s’agissait bien d’une séance secrète et non pas simplement à huis clos. L’ensemble de la presse états-unienne ayant respecté la censure de cette information.


• Fière de cette reconnaissance la télévision publique saoudienne revendiqua alors le fait que l’Émirat islamique était dirigé par le prince Abdul Rahman al-Faiçal [4].


• De son côté le chef du renseignement militaire israélien, le général Aviv Kochavi, mettait en garde face à une multiplication des combattants anti-Syriens et révélait que les membres d’Al-Qaïda, dont ceux de l’Émirat islamique (qui n’avaient pas encore divorcé) étaient entraînés [sous contrôle de l’Otan] dans trois camps en Turquie, situés à Şanlıurfa, Osmaniye et Karaman [5].


• En mai 2014, l’Arabie saoudite livra à l’Émirat islamique des armes lourdes neuves achetées en Ukraine et quantité de Toyota neuves pour envahir l’Irak. Le transfert fut assuré par un train spécial affrété par les services secrets turcs.


• Le 27 mai, Massoud Barzani, président du gouvernement régional kurde d’Irak, se rendait à Amman pour coordonner l’invasion de l’Irak entre les Kurdes irakiens et l’Émirat islamique. Une réunion supplémentaire se tenait, toujours à Amman, avec de nombreux partenaires sunnites, le 1er juin [6].


• Début juin, l’Émirat islamique et le Gouvernement local du Kurdistan passaient à l’attaque. L’Émirat islamique, conformément à sa mission, semait la terreur de manière à réaliser le nettoyage ethnique que l’armée des États-Unis avait été incapable de faire en 2003. Ainsi se réalise le plan de l’état-major états-unien, adopté en 2001, de remodelage du « Moyen-Orient élargi ».


Obama supports Al Qaeda terrorists who slaughter Christians in Syria 300x226 Excuse Obama the strategist, he is not done lying yet

 

Il n’y a donc aucune raison pour les États-Unis de détruire l’Émirat islamique, sinon la mort médiatisée —et suspecte— de trois de leurs ressortissants, qui ne saurait justifier ce déluge de feu.


S’il est clair que la cible principale de cette campagne aérienne n’est pas celle qui est annoncée, personne n’est capable de dire précisément ce qu’elle vise à détruire. Tout au plus peut-on affirmer que les États-Unis et leurs alliés du CCG ont bombardé des bâtiments vides à Rakka —qui avait été évacuée deux jours auparavant par l’Émirat islamique—et une douzaine de raffineries à l’Est de la Syrie.

 

Bombardement d’une raffinerie syrienne par l’armée de l’air états-unienne, le 24 septembre 2014.

Les raffineries sont parmi les investissements industriels les plus coûteux.


Que viennent donc faire ces raffineries dans une guerre prétendument livrée contre le terrorisme ? Selon le Pentagone, elles étaient contrôlées par l’Émirat islamique et lui rapportait de gros revenus.


Cette réponse est évidemment fausse. Lorsque des États sous embargo tentent de vendre du gaz ou du pétrole sur le marché international, ils n’y parviennent pas. Mais l’Émirat islamique le fait, malgré les résolutions 1373 (2001) et 2170 (2014) du Conseil de sécurité.

 

De notoriété publique, il vole des hydrocarbures en Irak et en Syrie, les achemine par pipe-line jusqu’au port turc de Ceyhan, d’où ils sont transportés en Israël par les pétroliers de Palmali Shipping & Agency JSC, la compagnie du milliardaire turco-azéri Mubariz Gurbanoğlu. Au port d’Ashkelon, les autorités israéliennes fournissent de faux certificats de provenance du gisement d’Eilat, puis ils sont exportés vers l’Union européenne, qui fait semblait de les croire israéliens.


Surtout, la même filière servant également à exporter le gaz et le pétrole volés par le gouvernement local du Kurdistan irakien, les États-Unis et le CCG s’ils agissaient en application des résolutions 1373 (2001) et 2170 (2014) devraient également attaquer le Kurdistan irakien. Au contraire, ils le soutiennent (non pas contre l’Émirat islamique, mais contre le gouvernement central de Bagdad) [7].


Le bombardement de ces installations ne peut donc se comprendre que comme la volonté de priver la Syrie de ses capacités de raffinage lorsque la paix sera revenue.

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Le prince Khaled, fils de l’héritier du trône des Séoud, le prince Salman, participe au bombardement de la Syrie aux commandes d’un F-15

Il n’échappe à personne que dans cette affaire, les États-Unis s’appuient sur des membres du Conseil de coopération du Golfe, et particulièrement sur l’Arabie saoudite. À ce sujet, s’il est clair que les avions saoudiens ne décollent pas de leur pays, l’information publiée par les médias iraniens selon laquelle ils sont basés en Israël n’est toujours pas recoupée, mais probable.


Nous avons souvent noté que l’un des buts principaux de la guerre contre la Syrie réside dans le contrôle de ses gigantesques réserves de gaz naturel et dans celui de son territoire par lequel pourrait passer soit un pipe-line en provenance d’Iran, soit son rival, en provenance du Qatar et d’Arabie saoudite.


Or, depuis la résistance de la Novorussia et le soutien que lui apporte la Fédération de Russie, l’Union européenne tente de s’affranchir de sa dépendance au gaz russe. D’où l’idée du gouvernement iranien de proposer son gaz sur ce marché, ainsi que l’a annoncé le vice-ministre du pétrole Ali Majedi, le 9 août [8]. Pour l’Iran ce serait une alternative au blocage par l’Émirat islamique de la route irakienne vers la Syrie.


Cette option, qui défend les intérêts étatiques de l’Iran, mais abandonne le combat anti-impérialiste du président Ahmadinejad, pourrait être validée par Washington dans le cadre d’un accord plus large, durant les négociations 5+1. L’Iran accepterait d’abandonner ses recherches révolutionnaires sur un mode de production d’énergie nucléaire qui puisse libérer le tiers-monde de sa dépendance au pétrole, tandis que les « Occidentaux » lèveraient leurs sanctions.


Cependant, ce basculement, s’il doit avoir lieu, modifierait profondément l’équilibre régional. Il serait difficile à faire accepter à la Russie qui vient d’accueillir l’Iran dans l’Organisation de coopération de Shanghai. En outre, il supposerait un investissement de 8,5 milliards de dollars pour construire 1 800 kilomètres de pipe-line et relier les champs de production au système Nabucco. Le gaz iranien transiterait par l’Azerbaïdjan et la Turquie, puis par la Bulgarie, la Roumanie et la Hongrie, pour être distribué dans l’Union européenne depuis l’Autriche. C’est ce qu’a confirmé cheikh Hassan Rohani au président Hans Fischer, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies [9].

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Le président iranien, cheikh Hassan Rohani venu expliquer à son homologue autrichier, Hans Fisher, son projet de livraison de gaz à l’Union européenne (New York, 24 septembre 2014)

La relance du système Nabucco serait une aubaine pour l’Azerbaïdjan qui pourrait ainsi exporter plus facilement la production de son champ gazier de Shah Deniz. Du coup, Bakou s’éloignerait aussi de Moscou pour se rapprocher de Washington, ce qui expliquerait ses subits achats d’armes à Israël.


Du point de vue syrien, un basculement de la politique énergétique iranienne ne serait pas forcément une mauvaise chose : la plupart des ennemis de la Syrie —hormis Israël— n’aurait plus de raison de poursuivre la guerre. En outre, l’éloignement de l’Iran renforcerait l’utilité de la Syrie pour la Russie. Si cet accord était conclu, Washington poursuivrait l’instabilité dans la zone sunnite de l’Irak, pour maintenir une séparation physique entre Téhéran et Damas, et soutiendrait certainement Daesh à Deir ez-Zor, mais laisserait le reste de la Syrie tranquille.

[1] “U.S. Air Strikes Are Having a Limited Effect on ISIL”, Ben Watson, Defense One, 11 août 2014.

[2] « John McCain, le chef d’orchestre du « printemps arabe », et le Calife », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 août 2014.

[3] “Congress secretly approves U.S. weapons flow to ’moderate’ Syrian rebels”, par Mark Hosenball, Reuters, 27 janvier 2014.

[4] « L’ÉIIL est commandé par le prince Abdul Rahman », Réseau Voltaire, 3 février 2014.

[5] “Israeli general says al Qaeda’s Syria fighters set up in Turkey”, par Dan Williams, Reuters, 29 janvier 2014.

[6] « Révélations du PKK sur l’attaque de l’ÉIIL et la création du « Kurdistan » », Réseau Voltaire, 8 juillet 2014.

[7] « Jihadisme et industrie pétrolière », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie), Réseau Voltaire, 23 juin 2014.

[8] « Iran ready to supply energy to Europe via Nabucco », Irna, 9 août 2014.

[9] « Iran Ready to Supply Energy to Europe », Shana, 24 september 2014.

 


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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 08:40

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The Vineyard of the saker

 

Le chaos règne et s’étend, tandis que les dirigeants enragés des États-Unis, de l’Europe et de leurs clients et alliés poursuivent des guerres génocidaires.


Des guerres de mercenaires en Syrie, les bombardements terroristes d’Israël à Gaza, des guerres par procuration en Ukraine, au Pakistan, en Irak, en Afghanistan, en Libye et en Somalie.


Des dizaines de millions de réfugiés fuient des scènes de totale destruction. Plus rien n’est sacré. Il n’y a pas de sanctuaires. Maisons, écoles, hôpitaux et familles entières sont ciblés pour la destruction.

 

Le chaos délibérément


Au centre du chaos, l’oeil sauvage, le président Obama frappe aveuglément, inconscient des conséquences, prêt à risquer une débâcle financière ou une guerre nucléaire. Il applique des sanctions à l’encontre de l’Iran, il impose des sanctions à l’encontre de la Russie, il déploie des bases de lancement de missiles à cinq minutes de vol de Moscou, il envoie des drones tueurs contre le Pakistan, le Yémen et l’Afghanistan, arme des mercenaires en Syrie, entraîne et équipe les Kurdes en Irak et paye pour la sauvagerie d’Israël contre Gaza.


Rien ne fonctionne


Le président du chaos est aveugle au fait qu’affamer son adversaire n’assure pas sa soumission : cela renforce son unité pour résister. Changer le régime, imposer des fondés de pouvoir par force et subterfuge, cela peut détruire le tissu social de sociétés complexes : des millions de paysans et de travailleurs deviennent des réfugiés déracinés. Des mouvements sociaux populaires sont remplacés par des bandes organisées criminelles et par des armées de bandits.


L’Amérique centrale, produit de décennies d’interventions militaires américaines, directes ou par procuration, qui ont empêché les changements structurels les plus élémentaires, est devenue un enfer chaotique invivable pour des millions de personnes. Des dizaines de milliers d’enfants fuient leur pauvreté de masse, induite par leur état de « marché libre », leur État militarisé et la violence des gangsters. Des enfants réfugiés sont arrêtés en grand nombre à la frontière étatsunienne, puis emprisonnés dans des camps de détention de fortune, soumis à des abus psychologiques, physiques et sexuels par les fonctionnaires et les gardiens des camps. Voilà pour l’intérieur. A l’extérieur, ces enfants pitoyables sont exposés à la haine raciste d’un public étatsunien apeuré et inconscient des dangers que ces enfants essaient de fuir, comme du rôle joué par le gouvernement des États-Unis dans la création de ces enfers.


Les autorités de l’aviation civile de Kiev, aidées par les États-Unis, ont redirigé un avion de ligne international pour qu’il vole au-dessus d’une zone de guerre, bourrée de défenses antiaériennes, tandis que Kiev bombardait les villes et villages rebelles. Un vol a été touché, puis quelque 300 civils ont péri. Immédiatement, un flot d’accusations venant de Kiev a jailli pour accuser le président Russe Poutine et a submergé les médias occidentaux, sans faits réels expliquant la tragédie et le crime. 

 

Le Président fou de guerre Obama et les premiers ministres esclaves de l’Union européenne ont éjaculé des ultimatums, menacant de tourner la Russie en un État de parias. « Sanctions, des sanctions partout… mais avant tout… la France devra achever sa vente d’une valeur d’un milliard et demi de dollars à la marine Russe ». Et la City de Londres exempte les oligarches russes des « sanctions », ancrés comme ils sont dans le système économique parasite Feu, Assurances, Immobilier (FIRE) de blanchissement d’argent de Londres. La guerre froide est de retour, mais elle pris une forme laide… avec des exceptions… pour le commerce.


La confrontation entre des puissances nucléaires est imminente. Puis les maniaques, les pays Baltes et la Pologne, mugissent le plus fort possible pour obtenir une guerre avec la Russie, inconscients de leur position sur la frontière d’incinération…


Tous les jours la machine de guerre Israélienne mâche plus de corps d’enfants de Gaza, tout en crachant plus de mensonges. Des juifs enthousiastes sont perchés sur leurs collines fortifiées pour célébrer chaque attaque par missile sur les appartements et écoles dans le quartier densément peuplé de Shejaiya au sein de Gaza assiégée. Un groupe d’entrepreneurs orthodoxes et séculiers de Brooklyn ont monté un circuit touristique consistant à visiter les sites saints la journée et à contempler les effets du feu la nuit… Moyennant un supplément, des lunettes de nuit sont disponibles pour observer les mères fuir avec leurs enfants qui brûlent.


De nouveau le Sénat des États-Unis vote de façon unanime son soutien à la dernière campagne d’Israël de meurtre de masse : aucun crime n’est assez dépravé pour troubler les scrupules des chefs américains. Ils suivent précisément un script écrit par les 52 présidents des principales organisations juives américaines. Ils embrassent ensemble la bête de l’apocalypse, mordant la chair et les os de la Palestine.


Mais Sacre Bleu [en  français dans le texte original, NdT] ! Les sionistes français ont pris le dessus sur le « Président socialiste » Hollande. Paris interdit toutes les démonstrations anti-Israël, malgré les rapports clairs d’un génocide en cours. Les démonstrateurs qui soutiennent la résistance de Gaza sont gazés et assaillis par des forces spéciales anti-émeutes (le « socialiste » Hollande satisfait les demandes de puissantes organisations sionistes, tout en saccageant les traditions républicaines et ces sacrés « droits de l’homme ».


Les jeunes protestataires parisiens ont répondu à l’attaque avec des barricades et des pavés, dans la meilleure tradition de la Commune de Paris, tout en brandissant le drapeau de la Palestine. Pas un seul drapeau rouge n’a été signalé : la « gauche » Française se trouvait sous son lit ou était en vacances.


Des signes sinistres se voient loin des champs de la mort. La valeur boursière grimpe, tandis que la production stagne. Des spéculateurs sauvages sont de retour dans toute leur splendeur et élargissent le fossé entre l’économie réelle et l’économie fictive, avant « le déluge », le chaos ou un autre crash inévitable.


Dans l’Amérique industrielle d’antan, dans la ville de Détroit, l’eau potable est coupée pour des dizaines de milliers de citoyens, qui sont dans l’incapacité de payer ces services de base. En plein été, des familles urbaines entières doivent se reloger dans des couloirs, des ruelles et des stationnements vides. Sans eau, les toilettes se bouchent, les enfants ne sont pas lavés. Roscoe, le maître plombier, dit que son job dépasse l’entendement.


Selon nos fameux économistes, l’économie de Detroit est en voie de rétablissement, les gains augmentent, il n’y a que le peuple qui souffre. La productivité à doublé, les spéculateurs sont satisfaits : les pensions ont été coupées et les salaires baissent, mais les Tigres de Detroit sont en première position !


Les hôpitaux public ferment partout. Dans le Bronx et Brooklyn, les services des urgences sont dépassés. Chaos ! Les internes travaillent 36 heures d’affilée… et les malades et défavorisés tentent leur chance avec un médecin en manque de sommeil. En même temps, à Manhattan, les cliniques privées et les praticiens de « caractère » pour l’élite prolifèrent.


Les Scandinaves se sont mis de coté des putschistes qui ont pris le pouvoir à Kiev. Le ministre des Affaires étrangères suédois beugle pour une nouvelle guerre froide avec la Russie. L’émissaire danois, puis chef de l’Otan, Rasmussen, salive de façon obscène dans la perspective de bombarder et de détruire la Syrie dans une sorte de match rejoué de la « victoire » sur la Libye.


Les chefs allemands appuient le génocide en cours d’Israël contre Gaza, ils sont confortablement protégés d’une conscience morale par leur drap nostalgique de « culpabilité » couvrant les crimes nazis d’il y a 70 ans.


Les jihadistes en Irak, financés par l’Arabie saoudite, ont montré leur « infinie pitié » en… simplement chassant des milliers de chrétiens de l’ancien Mosoul.


Pratiquement 2000 années de présence suffisent largement ! La plupart ont quand-même réussi à s’enfuir avec leur tête encore attachée sur l’épaule.


Du chaos partout


Près de cent mille agents de la sécurité nationale (NSA) américaine sont payés pour espionner environ deux millions de musulmans, citoyens et résidents des États-Unis. Mais malgré ces dizaines de milliards de dollars dépensés et des millions de conversations écoutées, les œuvres de charité musulmanes sont poursuivies puis des individus se font piéger dans des opérations montées de toute pièce.


Personne ne sait ou les bombes tombent, mais le peuple s’enfuit. Des millions fuient le chaos.


Mais il n ‘y a nulle part oùaller ! Les Français envahissent une demi-douzaine de pays africains mais les réfugiés sont interdits de refuge en France. Des milliers meurent dans le désert ou se noient en essayant de passer la Méditerranée. Ceux qui réussissent sont affichés comme des criminels ou conduits dans des camps ou des ghettos.


Le chaos règne en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique centrale et à Detroit. Toute la frontière des États-Unis avec le Mexique est devenue un gigantesque camp de détention militarisé, un camp de détention multinational. La frontière est devenue méconnaissable pour quelqu’un de ma génération.


Le chaos règne sur les marchés. Le chaos est une mascarade déguisée en sanctions de commerce : l’Iran hier, la Russie aujourd’hui et la Chine demain. Washington : faites gaffe ! Vos adversaires se trouvent des points communs, dans le commerce, enpassant des accords, en bâtissant des défenses : leurs liens se renforcent de plus en plus.


Le chaos règne en Israël. Des Israéliens obsédés par la guerre découvrent que même le « Peuple choisi par Dieu » peut aussi saigner puis mourir, perdre des membres et des yeux dans les allées de Gaza où des garçons et hommes pauvrement armées tiennent bon.


Quand les acclamations se changeront en hurlements, éliront-ils encore « Bibi », leur actuel boucher kasher ? Les frères d’outre-mer, les collecteurs de fonds, les lobbyistes et les assassins en fauteuils adopteront automatiquement un nouveau visage, sans se poser des questions, sans éprouver de regrets ou (Dieu nous en garde !) sans faire preuve d’autocritique (si c’est bon pour Israël et les juifs, cela doit être bien !).


Le chaos règne à New York. Des jugements de la justice favorisent les pirates et leurs fonds vautours, qui demandent mille pour cent de retour sur leurs obligations argentines. Si l’Argentine rejette ce chantage financier et fait défaut, les ondes de choc auront des répercussions à travers les marchés financiers du monde entier. Les créditeurs trembleront dans l’incertitude : la peur grandira de peur d’un nouveau crash. Pourront-ils à nouveau renflouer les banques (bail-out) à hauteur de billions [milliers de milliards] de dollars ?


Mais ou est l’argent ? Les presses travaillent nuit et jour. Il y a seulement quelques bouées de sauvetage… juste assez pour les banquiers et Wall Street, le restant, les 99 %, devront nager ou alors alimenter les requins.


La presse financière corrompue conseille maintenant les chefs de guerre sur les pays à bombarder et mes politicienssur les nouvelles sanctions à imposer ; elle ne donne plus de conseils économiques fiables ou de conseils aux investisseurs sur les marchés. Ses diatribes éditoriles vont inciter les investisseurs à fuir pour aller acheter des matelas « king-size » pour adoucir leur chute le jour où les banques feront faillite.


Le Président des États-Unis est sur le point de faire une dépression nerveuse : c’est un menteur de la même veine que Münchhausen [héros militaire imaginaire, dont les exploits sont dignes de Tartarin de Tarascon, NdT], avec un grave cas de paranoïa politique, d’hystérie de guerre et de mégalomanie. Il perd le nord, hurlant : « Je dirige le monde, soit les États-Unis dominent, soit c’est le chaos ! ». Mais de plus en plus, le monde perçoit un autre message : « Les États-Unis dominent et c’est le chaos ».


Wall street l’abandonne. Les Russes l’ont doublé. Les commerçants chinois font maintenant des affaires partout où nous étions avant et où nous devrions être. Ils jouent avec des dés pipés. Les Somaliens têtus refusent de se rendre à un président noir, ils rejettent ce « ML King [Martin Luther King, NdT] avec des drones »… Les Allemands sucent leurs doigts en complète stupeur, voyant que les Américains supervisent et enregistrent chacune de leurs conversations… pour leur propre sécurité ! « Nos entreprises sont ingrates, malgré tout ce que nous avons fait pour elles ! », gémit le premier Président noir. « Elles fuient nos impôts, tandis que nous subventionnons leurs opérations!»


Les solutions finales : la fin du chaos


La seule solution est d’avancer : le chaos engendre le chaos. Le Président lutte pour pouvoir projeter son « aptitude à diriger ». Il pose des questions très difficiles à ses proches conseillers : « Pourquoi ne pouvons-nous pas bombarder la Russie, exactement comme Israël bombarde Gaza ? Pourquoi ne pas construire un dôme d’acier  par dessus l’Europe et abattre les missiles nucléaires russes ? Et en même temps, nous tirerions sur Moscou depuis nos nouvelles bases en Ukraine ? Quels pays veulent notre « dôme »  de protection ?


Je suis sûr que les peuples de l’est de l’Europe et les États baltes seront ravis de faire le sacrifice ultime. Après tout, leurs chefs sont dans l’avant-garde pour faire mousser une guerre avec la Russie. Leur récompense, un champ de ruine nucléaire, sera un petit prix pour assurer notre succès! »


Le lobby sioniste affirmera que notre dôme d’acier couvre Israël. Mais les Saoudites pourraient essayer d’acheter les Russes pour épargner leurs champs de pétrole, pendant que Moscou ciblera les bases de missiles des États-Unis près de la Mecque. Nos alliés radio-actifs dans le Moyen-Orient auront simplement à se relocaliser dans un nouveau pays saint.


Est-ce que Obama et ses conseillers imaginent réduire la population asiatique d’un ou deux millions d’habitants ? Est-ce qu’ils planifient des centaines d’Hiroshimas parce que la direction chinoise aura dépassé la ligne rouge du Président ? L’économie de la Chine grandit trop vite, s’étend trop loin, est vraiment trop compétitive, trop compétente, a trop de succès à gagner des parts de marché et a ignoré nos avertissements et notre puissance militaire inégalée. Je suis certain que la majorité de l’Asie va inhaler de la poussière nucléaire, que des millions d’Indonésiens et d’Indiens périront comme des dégâts collatéraux. Leur survivants feront la fête avec « du poisson irradié » dans une mer rayonnante.


Au delà du chaos : La nouvelle voie américaine


Parce que notre dôme d’acier ne nous aura pas protégé, nous allons devoir ré-apparaître de nos cendres toxiques et grimper de nos bunkers, tout en rêvant d’une nouvelle Amérique libre de guerres et de la pauvreté. Le régime du chaos aura trouvé sa fin. La « paix et l’ordre « des cimetières régnera sans partage.


Les empereurs seront oubliés


Et nous n’aurons jamais trouvé qui a tiré un missile sur l’avion malaisien condamné avec ses 300 passagers et l’équipage. Nous aurons perdu le compte des milliers de parents et d’enfants palestiniens massacrés à Gaza par le Peuple choisi d’Israël. Nous ne saurons pas comment les sanctions contre la Russie n’ont pu aboutir.


Cela n’aura plus d’importance dans l’après-nucléaire, après le chaos…


Article original en anglais : The Emperor’s Rage: Let Chaos Envelop the World!, 29 juillet 2014

Traduit par Jefke pour vineyardsaker.fr

Source : The Emperor’s Rage: Let Chaos Envelop the World! 10 août 2014

 

Pour approfondir

Detroit

  • Detroit Tigers (The Official Site of the Detroit Tigers, Detroit’s Baseball Team)

Le Bronx

Les noyades de réfugiés

La frontière mexicaine (Mexican border)

Bibi (Benjamin_Netanyahu)

L’Argentine & les fonds vautours (Hedge funds)

Le dôme d’acier israélien (Iron dome)

Source de la photo: Obama Dictator Vladimir Lenin & Duh Emperor Has No Clothes Poster Entries

http://www.internationalnews.fr/article-la-rage-de-l-empereur-obama-que-le-chaos-enveloppe-le-monde-par-prof-james-petras-124641242.html

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 05:34

Internationalnews

Maj du 24 septembre 2014 (vidéo)

 

Obama Plans Full-Scale War on Syria

 

wsws 11 septembre 2014

 

Le président Barack Obama va profiter de son discours télévisé de ce soir pour officiellement annoncer ce qui a d’ores et déjà commencé : une nouvelle guerre américaine en Irak et qui s’étendra bientôt à la Syrie.


L’homme qui s’était porté candidat à la présidence en 2008 comme opposant à la guerre de Bush en Irak cherche, tout comme son prédécesseur, à justifier la violence militaire américaine dans ce pays torturé et son extension, au moyen de tromperies et de mensonges, en Syrie.


Il y a à peine un mois, annonçant le lancement des frappes aériennes américaines, Obama les avait présentées comme une mesure à court terme particulièrement ciblée et limitée à fournir une « aide humanitaire » aux réfugiés yézédis menacés par la milice de l’Etat islamique (EI) ainsi qu’à assurer la protection du personnel américain dans la capitale kurde d’Erbil.


Ces prétextes n'ont pas réussi à susciter le soutien de l’opinion publique pour une nouvelle guerre au Moyen-Orient et ont été rapidement abandonnés. Puis il y a eu la décapitation de deux journalistes américains par l’EI. Les médias ont publié des histoires macabres sur des Occidentaux recrutés par l’EI et le risque croissant d’attentats terroristes à l’intérieur des Etats-Unis.


Ravivant l’épouvantail de « la guerre contre le terrorisme », les décapitations ont fourni un nouveau prétexte sur mesure pour une intervention militaire américaine au Moyen-Orient. Ce prétexte a été fourni à l’impérialisme américain par un groupe djihadiste sunnite qui doit son existence à Washington.


L’EI est une création des Etats-Unis. Il est né de la destruction de la société irakienne par l’armée américaine dans les années 2003 à 2011 et de la politique coloniale poursuivie par Washington pour attiser une guerre sectaire entre les sunnites et les chiites.


En Syrie, l’organisation a été directement et indirectement armée et entraînée par la CIA en tant que fer de lance de la décision américaine de renverser le régime pro-russe et pro-iranien de Bachar al Assad afin de le remplacer par un gouvernement fantoche pro-américain. Une grande partie de sa direction a des relations avec le renseignement américain. (Voir : en anglais, « American imperialism and the rise of Islamic extremism in Syria and Iraq. »)


La guerre contre l’EI sert à camoufler un programme non avoué. Les Etats-Unis utilisent la force militaire pour tenter une fois de plus de restructurer l’Irak conformément aux objectifs de leur guerre de 1991 et de leur invasion de 2003, à savoir la domination totale des vastes ressources pétrolières du pays.


Mais, de façon plus cruciale encore, la nouvelle guerre vise à renverser Assad en Syrie. Il s’agit d’une tentative de remédier au revers subi l’année dernière par Washington lorsqu’il avait dû abandonner son projet d’intervention en Syrie fondé sur des affirmations fabriquées d'attentats à l’arme chimique par Assad. Le gouvernement Obama n'avait pas été en mesure de susciter le moindre soutien populaire significatif en faveur d’une telle attaque et des divisions internes étaient apparues.


Maintenant, ce même programme est déguisé en une guerre contre l’EI avec lequel les Etats-Unis ont été alliés dans leur effort en faveur d’un changement de régime en Syrie. Les responsables gouvernementaux indiquent clairement, avant qu’Obama ne prononce son discours, qu’il a adopté une politique de frappes aériennes à la fois en Syrie et en Irak. L’on rapporte qu’Obama pressera le Congrès d’autoriser un renforcement de l’aide militaire américaine en faveur des soi-disant « rebelles » en Syrie.


La priorité de cette nouvelle guerre est la priorité fondamentale qui avait motivé la première guerre de Washington contre l’Irak il y a 23 ans: le contrôle américain absolu des ressources énergétiques du Moyen-Orient.


Cette priorité sera poursuivie si Washington réussit à renverser et probablement assassiner Assad (comme ils ont assassiné Saddam Hussein en Irak et Mouammar Kadhafi en Libye). Puis Washington relancera très vite ouvertement son effort de guerre contre l’Iran.


La course à l’hégémonie des Etats-Unis au Moyen-Orient est aussi liée à l’incitation à la guerre contre la Russie de la part de Washington. L’année dernière, la Russie avait entravé le projet du gouvernement Obama d’attaquer la Syrie, unique alliée de Moscou dans le monde arabe et site de la principale base navale russe.

 

La volonté d’éliminer un obstacle à la domination américaine du Moyen-Orient est un élément significatif de la confrontation créée par les Etats-Unis avec Moscou, par leur complot visant à renverser un gouvernement pro-russe en Ukraine pour le remplacer par un régime fantoche d’extrême droite et viscéralement anti-russe.


Cette nouvelle guerre, tout comme celles d’avant, est faite en dépit de l'opinion de la population américaine sans qu’il y ait la moindre explication ni le moindre débat public. Les décisions sont prises par une cabale formée de militaires et d’agents du renseignement, de concert avec des groupes de réflexion de Washington et Wall Street.


Mardi, Anthony Cordesman, du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) a publié un commentaire présentant les objectifs du discours d’Obama de mercredi soir. Le CSIS est un élément clé du lien associant les responsables du gouvernement et de l’armée aux groupes de réflexion dédiés aux questions de la sécurité nationale et qui façonnent véritablement les décisions d'importance vitale, dont la poursuite de la guerre, et qui ont un impact sur la population américaine et mondiale.


Sur son site web, qui est élaboré pour l’élite politique, Cordesman explique en toute franchise ce qui est en train de se préparer. Faisant remarquer qu’il « y a de nombreuses bonnes raisons pour que le président ait besoin d'être prudent sur ses propos et ne parle pas trop ouvertement des détails, » il a clairement fait savoir que les promesses d’Obama de « ne pas envoyer de troupes au sol » étaient dénuées de sens et que ce qui était en cours de lancement était une escalade militaire massive au Moyen-Orient.


« Il y a une différence essentielle entre 'pas de troupes au sol' et pas 'd’importantes unités de combat terrestre» écrit-il.

« Les Etats-Unis disposent d’ores et déjà d’un millier de personnel militaire en Irak.

Il en faudra davantage à l’avenir, en plus de personnel civil du renseignement, pour l’entraînement, le transfert de matériel, l’analyse concernant le ciblage et le renseignement ainsi que pour des opérations essentielles. Idéalement, il faudra aussi des forces spéciales ou leurs équivalents pour travailler avec les régions sunnites qui soutiennent de nouveau le gouvernement ou qui deviennent hostiles envers l’Etat islamique, qui travaillent avec les Kurdes et qui intègrent les forces irakiennes pour aider à fournir une orientation tactique et une assistance dans la planification de frappes aériennes…


« Une force aérienne américaine restreinte pourrait maîtriser l’Etat islamique, mais il faudra mettre en œuvre une campagne bien plus vaste pour le vaincre en Irak et une campagne qui frappe des cibles en Syrie pour avoir une quelconque chance de ramener la taille de l’Etat islamique à une petite faction extrémiste au soutien limité. En pratique, les forces aériennes doivent être élargies bien au-delà du ciblage des éléments EI de combat avancés et frapper l’ensemble de la direction, les forces militaires, les cadres clé et les centres stratégiques politiques et économiques clé des opérations de l’EI. »


Sous le titre « Le problème Assad: l’ennemi de notre ennemi est pire que notre ennemi, » (The Assad Problem: The Enemy of Our Enemy is Worse than Our Enemy) Cordesman fait clairement comprendre que l’action militaire en Syrie qui cible soi-disant l’EI serait utilisée pour mener à bien la politique américaine en faveur d’un changement de régime contre Assad.


Pas un seul des conspirateurs n’a été tenu pour responsable de leurs guerres incessantes fondées sur des mensonges. Mardi, l’ancien vice-président Dick Cheney, l’un des principaux architectes de l’invasion de 2003 de l’Irak, a rencontré les républicains de la Chambre des représentants afin de promouvoir une guerre totale à la fois en Irak et en Syrie.


L’ancien secrétaire d’Etat, Henry Kissinger, qui a à son actif le meurtre de millions de personnes au Vietnam et le coup d’Etat fasciste qui avait amené au pouvoir Pinochet au Chili, a accordé une interview au Times of London dans laquelle il exhorte Obama à « lancer une attaque en règle » contre l’EI, en disant que les frappes aériennes « ne devaient faire aucune distinction entre la Syrie et l’Irak. »


L’ensemble de l’establishment politique et des médias à la botte du patronat s’est rangé derrière la nouvelle guerre. Le Congrès fonctionne comme une simple chambre d'enregistrement des décisions prises par le Pentagone et la CIA.

(voir la vidéo: Obama WILL seek congressional approval over bombing Syria)  


Ces événements soulignent le fait que nous vivons aujourd'hui une époque de guerre permanente. C’est ce que Bush voulait dire lorsque, s’exprimant pour la classe dirigeante américaine, il avait parlé en 2001 des « guerres du 21ème siècle. » Les guerres se suivent, chacune plus brutale et plus sinistre que la précédente.


La seule chose capable de mettre fin à la guerre perpétuelle, et qui mènera inévitablement à une troisième guerre mondiale nucléaire, c’est le mouvement indépendant de la classe ouvrière aux Etats-Unis et internationalement contre la source de la guerre impérialiste: le système capitaliste.

(Article original paru le 10 septembre 2014)

 

 

 

 

Les emphases sont d'IN

 

Source de la photo: thesleuthjournal.com/obama-plans-full-scale-war-on-syria

 

http://www.internationalnews.fr/article-la-guerre-d-obama-en-irak-et-en-syrie-par-barry-grey-124611175.html

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 14:26

Internationalnews

23 septembre 2014



Mondialisation 23 septembre 2014

 

A la 69ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui s’ouvre aujourd’hui à New York sous sa présidence, le président des Etats-Unis Obama demain 24 septembre «battra le rappel du monde entier contre la menace de l’EI ». Immédiatement après le même Obama présidera une réunion spéciale du Conseil de sécurité, qui devrait approuver une résolution présentée par les Etats-Unis.


D’après ce qu’on peut lire dans l’ébauche qui a circulé il y a quelques jours grâce à l’agence de presse Reuters, la résolution se centre sur un aspect spécifique de la campagne contre l’ « Etat islamique de l’Irak et de la Syrie » : obliger tous les pays à « prévenir et supprimer le recrutement, l’organisation, le transport et l’équipement d’individus qui se rendent dans d’autres Etats pour planifier, préparer ou effectuer des actes terroristes, ou pour fournir ou recevoir un entraînement terroriste et des financements pour ces activités ». Sur la base du chapitre 7 du Statut des Nations Unies, le Conseil de sécurité aurait l’autorité d’adopter des mesures pour obliger les Etats à suivre ce qui est établi par la résolution.


La résolution serait partageable, si elle ne constituait pas le passe-partout avec lequel les Etats-Unis essaient d’obtenir le cachet de l’Onu pour leur plan stratégique, formellement centré sur la lutte contre l’ « Etat islamique de l’Irak et de la Syrie ». Si la résolution était réellement appliquée, les premiers contre qui le Conseil de sécurité devrait adopter des sanctions et autres mesures seraient justement les Etats-Unis.


Comme il a déjà été amplement documenté, ce sont les Etats-Unis et leurs alliés majeurs dans l’Otan, qui ont financé, armé et entraîné en Libye en 2011 les groupes islamistes définis jusque peu de temps auparavant comme terroristes, parmi lesquels les premiers noyaux du futur EI ; qui les ont approvisionnés en armes à travers un réseau organisé par la Cia (documenté par une enquête du New York Times, voir il manifesto du 27 mars 2013[1]) quand, après avoir contribué à renverser Kadhafi, ils sont passés en Syrie pour renverser Assad ; ce sont encore les Etats-Unis et l’Otan qui ont facilité l’offensive de l’EI en Irak (au moment où le gouvernement al-Maliki s’éloignait de Washington, et se rapprochait de Pékin et de Moscou), en leur fournissant, sur la base d’un plan certainement coordonné par la CIA, des financements, armes et voies de transit à travers l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït, la Turquie et la Jordanie. Selon des fonctionnaires du renseignement interviewés par le New York Times, il y a en Syrie et Irak environ quinze mille combattants étrangers provenant de 80 pays, parmi lesquels plus de deux mille Etasuniens et Européens.



Si la résolution était réellement appliquée, le premier homme politique contre qui le Conseil de sécurité devrait prendre des dispositions serait le sénateur étasunien John McCain qui, à la demande de l’administration Obama, a rencontré en Syrie en mai 2013 le chef de l’Isis, Ibrahim al-Badri, aujourd’hui connu sous le nom de bataille d’Abu Bakr al-Baghdadi (voir photo sur Réseau Voltaire septembre 2014[2]).


Comme la résolution laisse chaque Etat libre d’établir quels sont les groupes terroristes à combattre, son approbation à l’unanimité, y compris par la Russie et la Chine, est donnée comme probable. De cette façon, cependant, les Etats-Unis auraient de fait les mains libres pour lancer la « guerre mondiale contre le terrorisme  version 2.0 » qui, apparemment centrée sur l’EI, vise à la destruction complète de la Syrie, jusqu’ici empêchée par la médiation russe en échange du désarmement chimique de Damas, et à la réoccupation de l’Irak. Par exemple, en invoquant la résolution du Conseil de sécurité, les USA pourraient bombarder une base gouvernementale en Syrie, en assertant avoir les preuves que c’est un centre d’entraînement de terroristes.


Tout ceci entre dans la stratégie de l’ « empire américain d’Occident » qui, perdant du terrain sur le plan économique et politique face à la Chine et à d’autres puissances émergentes ou ré-émergentes –avant tout la Russie, contre qui Usa et Otan ont lancé en Europe une nouvelle guerre froide- jette sur le plateau de la balance l’épée de la supériorité militaire, en visant au-delà : l’Iran et, dans la région Asie/Pacifique, la Chine même.

 

Source de profits utile pour les multinationales étasuniennes et européennes, mais en même temps redoutée parce que, en s’accordant avec la Russie, elle peut créer une puissance eurasiatique en mesure de contrecarrer la superpuissance étasunienne et, en général, le rôle dominant de l’Occident.


Manlio Dinucci

Géographe et journaliste

 

Edition de mardi 23 septembre 2014 de il manifesto

Publié sous le titre Contro l’Isis Obama cerca il timbro dell’Onu

http://ilmanifesto.info/contro-lisis-obama-cerca-il-timbro-dellonu/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 15:35

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"Le caractère bipartite de ce document atteste de l'unité de toutes les sections de la classe dirigeante américaine sur le recours à une violence sans précédent pour sauvegarder sa richesse et sa domination sur de vastes régions du monde."


  ENSURING

 

WSWS

 

Un document extraordinaire publié le 31 juillet sur les préparatifs militaires américains demande au Pentagone de se préparer à mener en même temps pas moins d'une demi douzaine de guerres, dont des guerres où l'adversaire dispose d'armes nucléaires.


Ce document intitulé “Ensuring a Strong Defense for the Future,” (Assurer une défense forte pour l'avenir) a été rédigé par le National Defense Panel, un groupe d'anciens haut responsables militaires et civils, chargés par le Congrès de fournir un examen critique du document officiel de préparatifs du Pentagone publié en début d'année, le Quadrennial Defense Review 2014.


Le National Defense Panel est dirigé conjointement par William Perry, ministre de la Défense du gouvernement Clinton et le général John Abizaid, ancien chef du commandement central américain. Parmi ses membres on compte quatre autres généraux à la retraite, ainsi que Michèle Flournoy, ancienne ministre adjoint à la Défense sous Obama et Eric Edelman, néoconservateur en vue et sous-secrétaire à la Défense dans le gouvernement de George W. Bush.


Ce groupe est donc bipartite et représente l'ensemble du spectre de l'élite responsable de la sécurité dans le Washington officiel. Son rapport est sorti sous les auspices d'une agence financée au niveau fédéral et qui se consacre à l'étude de la guerre et dont le nom, dans la plus pure logique orwellienne, est l' US Institute of Peace (l'Institut américain pour la Paix.)


Ce document met en garde contre les dangers confrontant les Etats-Unis, avec en premier lieu le pouvoir grandissant de la Chine et de la Russie, suivi par la Corée du Nord, l'Iran, l'Irak, la Syrie, l'ensemble du Moyen-Orient, puis l'Afrique. La Chine et la Russie sont ainsi placées en haut de la liste des cibles potentielles pour une action militaire américaine, devant les trois pays choisis par George W. Bush dans son fameux discours de 2002 sur « l'Axe du mal. »


Ce document fait remarquer que depuis les deux dernières décennies, depuis l'effondrement de l'Union soviétique en 1991, la doctrine de défense des Etats-Unis exige qu'il soit possible de mener de front deux guerres majeures. Puis il exige que l'on procède à un changement radical dans cette doctrine:


« Etant donné que le climat de menace empire, nous estimons qu'une structure plus expansive des forces militaires, une qui soit différente de celle permettant de mener de front deux guerres, mais tout aussi puissante, est appropriée. »


Un peu plus loin des précisions sont apportées:


« Nous estimons … que la capacité à mener une guerre mondiale est la condition sine qua non d'une superpuissance et donc une condition essentielle à la crédibilité de la stratégie de sécurité nationale globale des Etats-Unis.

Dans le climat actuel de menace, il serait possible que l'on fasse appel aux Etats-Unis pour dissuader ou combattre dans plusieurs régions durant des périodes qui se recoupent: sur la péninsule coréenne, en Mer de Chine orientale ou du Sud, au Moyen-Orient, en Asie du Sud et très probablement en Europe.

 Les Etats-Unis sont aussi confrontés à la perspective de combattre des adversaires disposant de l'arme nucléaire. De plus, la propagation d'Al Qaïda et de ses dérivés dans de nouvelles régions en Afrique et au Moyen-Orient signifie que l'armée américaine doit être capable de supporter des opérations de contre-terrorisme et de défendre la patrie américaine même lorsqu'elle est engagée dans des conflits régionaux à l'étranger. "[caractères gras ajoutés]


Cette liste suggère que les Etats-Unis doivent se préparer à combattre cinq ou six guerres majeures simultanément. Ce n'est rien de moins que d'exiger que l'impérialisme américain commence à se préparer à mener une guerre mondiale qui menacerait d'extinction l'humanité entière.


Présenter la Chine et la Russie comme des cibles probables de l'action militaire américaine a des implications des plus sinistres, étant donné que ces deux pays disposent des deuxième et troisième plus importants arsenaux nucléaires de la planète, derrière les Etats-Unis.


Le rapport soutient la position du gouvernement Obama de « ré-équilibrage » des forces militaires américaines afin de confronter la Chine, décrivant cette initiative stratégique comme étant un effort visant à réaffirmer « la primauté de la région Asie-Pacifique parmi les intérêts sécuritaires des Etats-Unis. »


Quant à la probabilité qu'une telle guerre éclate, il faut faire remarquer que le National Defense Panel discute des détonateurs possibles pour une conflagration majeure, notamment en Extrême-Orient. Le langage est peut-être truffé de jargon mais il n'empêche que la perspective fait froid dans le dos.


« La prolifération de systèmes ne nécessitant pas de pilote et qui sont de plus en plus autonomes en Asie-Pacifique ainsi qu'au Moyen-Orient, par exemple, aura un impact préjudiciable sur la capacité à maintenir la stabilité lors d'une crise ou à gérer l'escalade si un conflit survenait. Ces systèmes, combinés à la prolifération d'armes offensives et défensives dans le cyberespace et l'espace lui-même, affecteront grandement la relation entre la capacité militaire offensive et défensive dans les régions clé, augmentant le risque qu'une crise ne se transforme rapidement en un conflit avant que les décideurs politiques et les commandants militaires n'aient le temps nécessaire pour réagir. »


Pour dire les choses simplement, une guerre majeure peut être déclenchée par l'interaction d'armes fixées sur des drones et de systèmes de riposte automatisés des deux côtés, sans même qu'il y ait d'intervention humaine.


Le rapport ne met pas ouvertement en question la professionnalisation de l'armée, mais se concentre sur son coût en augmentation et exige « des réformes des salaires et des prestations sociales qui soient significatives et permettent de réduire le coût » afin de le rendre plus abordable.

 

La logique des pressions conjointes de l'augmentation des coûts et de l'expansion des déploiements militaires est cependant inexorable: cela veut dire que tôt ou tard, et cela viendra plus tôt qu'on ne le croit, la classe dirigeante américaine devra opter pour une forme de conscription qui aille encore plus loin que la conscription économique actuelle où les couches les plus pauvres de la classe ouvrière s'engagent dans l'armée de « volontaires » de façon disproportionnée.


Le rapport sur la défense exprime l'inquiétude de voir les préparatif de guerre du Pentagone être affectés par les contraintes financières sur l'impérialisme américain, notamment les limitations auto-imposées comme le blocage budgétaire (« sequester ») de certaines dépenses militaires choisies et imposées conformément à la Budget Control Act (loi de contrôle du budget) de 2011.


Les auteurs déplorent à maintes reprises les limites imposées sur les dépenses militaires des Etats-Unis du fait du fardeau des programmes sociaux dans le pays, en attirant l'attention sur «l'énorme fossé grandissant entre le montant collecté pour soutenir les programmes sociaux, notamment la sécurité sociale et les principaux programmes de santé, et l'argent dépensé pour ces programmes. »


Ils déclarent:

« Les Etats-Unis doivent mettre de l'ordre dans leur fiscalité tout en finançant simultanément et de façon robuste les dépenses militaires. Une maîtrise agressive du coût des soins de santé doit certainement être poursuivie à la fois au sein du Département militaire [c'est à dire pour les soldats et leur famille] et plus largement dans tous les programmes du gouvernement. »


Washington se prépare à une guerre mondiale


Il faut le répéter: Il s'agit d'un rapport bipartite. Démocrates et Républicains, libéraux et conservateurs ont approuvé les exigences exprimées dans ce rapport de réduire drastiquement les programmes sociaux dont dépendent les travailleurs afin de s'assurer que des milliers de milliards soient disponibles pour les déverser dans la gueule insatiable de la machine de guerre américaine.


Le caractère bipartite de ce document atteste de l'unité de toutes les sections de la classe dirigeante américaine sur le recours à une violence sans précédent pour sauvegarder sa richesse et sa domination sur de vastes régions du monde. Cela confirme que la lutte contre la guerre impérialiste ne peut être menée que par la classe ouvrière qui se libère du système politique existant au Etats-Unis et qui construise un mouvement politique de masse indépendant, fondé sur un programme socialiste révolutionnaire et internationaliste.

(Article original paru le 6 août 2014)

 

NB: Les opinions exprimées dans les articles n'engagent que le ou les auteurs

 

http://www.internationalnews.fr/article-washington-se-prepare-a-une-guerre-mondiale-par-patrick-martin-124611182.html

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