22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 09:13

Internationalnews

 

Voltaire

Le fastueux sommet de l’Otan à Newport n’a pas accouché publiquement des grandes décisions annoncées, mais il est probable qu’elles ont été prises en secret. Pour empêcher la Russie et la Chine —mais aussi l’Inde— de poursuivre leur développement, l’Otan peut compter sur le terrorisme de l’Émirat islamique qu’il feint de condamner et de combattre.

 
JPEG - 19.4 ko

Le sommet de Newport (Pays de Galles) est le plus important de l’Otan depuis celui de Prague en 2002. À l’époque, il s’agissait d’inclure de nouveaux États d’Europe centrale et orientale au sein de l’Alliance. Cette fois, il s’agit de planifier une stratégie à long terme pour contenir le développement de la Russie et de la Chine de sorte qu’ils ne puissent rivaliser avec les États-Unis [1].


Tout ce qui touche à l’Otan est sujet à polémique. En effet, elle n’a cessé, depuis sa création, en 1949, de manipuler les faits pour se présenter comme une alliance défensive face à l’expansionnisme soviétique, alors que c’est le Pacte de Varsovie, créé six ans plus tard, en 1955, qui visait à défendre les États socialistes face à l’impérialisme anglo-saxon (et non l’inverse).


En outre, contrairement à sa dénomination, l’Otan n’est pas une alliance entre égaux, mais la vassalisation des armées partenaires par les États-Unis et le Royaume-Uni. En effet, toutes les armées membres de cette prétendue « alliance » sont placées sous le commandement d’un unique officier états-unien —par ailleurs commandant des forces US en Europe—, tandis que le service secret de l’Otan, le « Gladio », sous l’autorité conjointe de Washington et de Londres, veille à ce que jamais des anti-impérialistes n’arrivent au pouvoir dans les autres États membres [2]. Pour ce faire, l’Otan n’a lésiné ni sur les assassinats politiques, ni même sur les coups d’État (en France [3], en Italie, en Grèce, à Chypre et en Turquie).


(Voir le film « Z » du réalisateur et intellectuel franco-grec Costa-Gavras. Il raconte le coup d’État militaire orchestré par l’Otan en Grèce pendant la Guerre froide contre les institutions démocratiques).
______________________

Cette vassalisation contrevient aux principes de la Charte des Nations unies, puisque les États membres perdent l’indépendance de leur politique étrangère et de Défense. Elle fut mise en cause par l’Union soviétique, puis par le président Charles De Gaulle qui, après avoir affronté une quarantaine de tentatives d’assassinat par l’OAS financée par l’Otan et s’être fait réélire, annonça le retrait immédiat de la France du commandement intégré et le renvoi des 64 000 soldats et employés administratifs de l’Otan hors du territoire français.


Cette page d’indépendance française cessa avec l’élection de Jacques Chirac qui, quelques mois après son arrivée à l’Élysée, réintégra la France au sein du Conseil des ministres et du Comité militaire de l’Alliance. Elle se termina définitivement avec le retour de l’armée française sous commandement états-unien, décidé par Nicolas Sarkozy, en 2009.


Enfin la vassalisation des États membres s’est poursuivie avec la création de nombreuses institutions civiles, dont la principale et la plus efficace est l’Union européenne. Contrairement à une idée répandue, l’Union actuelle n’a pas grand-chose à voir avec l’idéal d’unité européenne, mais a pour vocation de fixer les membres de l’Otan hors de l’influence soviétique, puis russe, conformément aux clauses secrètes du Plan Marshall. Il s’agit donc de diviser l’Europe en deux blocs. Ce n’est donc pas un hasard si les bureaux de l’Otan et ceux de l’Exécutif européen sont principalement situés à Bruxelles et secondairement au Luxembourg. Et c’est pour permettre le contrôle de l’Union par les Anglo-Saxons que celle-ci s’est dotée d’une étrange Commission dont la principale activité est de présenter des « propositions » économiques ou politiques, toutes prédéfinies par l’Otan. On ignore souvent que l’Alliance n’est pas simplement un pacte militaire, mais qu’elle intervient dans le domaine économique. D’abord l’Otan est le premier client de l’industrie de Défense en Europe, puis elle détermine des normes pour ses appels d’offre, c’est-à-dire pour tout ce qui concerne la vie quotidienne de ses soldats. Ce sont ces normes qui sont proposées par la Commission, puis adoptées par le Parlement européen.


Actuellement les trois quarts du budget de l’Otan sont assurés par les seuls États-Unis.


L’avenir du projet impérialiste anglo-saxon


Depuis le coup d’État de 2001 [4], les États-Unis envisagent une confrontation avec la Chine. Dans cette perspective, le président Barack Obama a annoncé le repositionnement de ses forces en Extrême-Orient. Cependant, cet agenda a été perturbé par le redressement économique, politique et militaire de la Russie, qui s’est montrée capable, en 2008, de défendre l’Ossétie du Sud attaquée par la Géorgie et, en 2014, la Crimée menacée par les putschistes de Kiev.


Par ailleurs, le projet du « bouclier anti-missiles » a été abandonné. Présenté comme un système de protection face à des missiles iraniens, ce « bouclier » était en réalité un système offensif déployé alentour de la Russie pour la paralyser.

 

Un simple coup d’œil sur une mappemonde permet de constater que des missiles iraniens, s’ils devaient être tirés sur les États-Unis, ne passeraient pas au-dessus de l’Europe centrale, mais par le plus court chemin : le pôle nord. Après avoir miné durant une décennie les relations entre Washington et Moscou, le projet est abandonné car il s’avère techniquement impossible de détruire en vol des missiles russes intercontinentaux de dernière génération. Du coup, c’est le principe même de la « dissuasion nucléaire » qui est abandonné face à la Russie, même s’il reste pertinent pour d’autres États.


Tout en effectuant son « pivot vers l’Asie », Washington a exacerbé les tensions entre la Chine et ses voisins, particulièrement le Japon. L’Otan, qui historiquement vassalise l’Europe à l’Amérique du Nord, s’est donc ouverte à des partenaires asiatiques et océaniques, notamment l’Australie et le Japon, à travers des contrats d’association. En passant, elle a élargi son champ d’action à l’ensemble du globe [5].


En cette période de restrictions budgétaires, l’Alliance, qui ne connaît pas la crise, se fait construire un nouveau siège social, à Bruxelles, pour la somme faramineuse d’1 milliard d’euros. Il devrait être livré début 2017 [6].

JPEG - 22.9 ko

La question de l’Émirat islamique


À la préoccupation d’empêcher la Chine et la Russie de contrôler assez de matières premières pour être en capacité de rivaliser avec les États-Unis, s’est ajoutée durant l’été la question de l’Émirat islamique.


Une intense campagne de presse a diabolisé cette organisation jihadiste, dont les crimes ne sont pas nouveaux, mais qui vient de s’en prendre à la population irakienne. Nous avons maintes fois expliqué que l’ÉI est une création occidentale et que, malgré les apparences, son action en Irak est parfaitement conforme au plan US de diviser ce pays en trois États distincts [7]. Pour réaliser un projet qui constitue un crime contre l’humanité parce qu’il suppose un nettoyage ethnique, Washington a eu recours à une armée privée qu’il se doit de condamner publiquement tandis qu’il la soutient en sous-main.


Les États-Unis auraient pris la mesure du danger islamiste après que l’ÉI eut égorgé deux de leurs ressortissants, les journalistes James Foley et Steven Sotloff. Cependant, un examen attentif des vidéos [8] laisse à penser qu’elles ne sont pas authentiques. Le problème s’était déjà posé avec l’ÉI lorsqu’il était sensé avoir égorgé, en 2004, Nick Berg [9].


Nous avons également souvent souligné que l’ÉI se distinguait des groupes jihadistes précédents à la fois par son service de communication et par ses administrateurs civils, capables de gérer les territoires conquis. Il s’agit donc d’un groupe appelé à durer. Ainsi que l’a montré Alfredo Jalife-Rahme, le Califat, même s’il agit actuellement principalement en Syrie et en Irak, a été conçu pour porter le fer à long terme contre la Russie, l’Inde et la Chine [10].


La question de l’Émirat islamique n’avait donc pas à être ajoutée à l’ordre du jour anti-Russes et anti-Chinois, elle en faisait partie. Au demeurant, ne souhaitant pas risquer de voir un État membre exprimer ses doutes sur cette mascarade, Washington a déplacé le débat en marge du sommet. Le président Obama a réunit 8 autres États, plus l’Australie (qui n’est pas membre de l’Otan, mais seulement associée) pour mettre au point son plan de guerre. Il a ultérieurement été décidé d’associer la Jordanie à ce dispositif.

JPEG - 28 ko

Les conclusions du sommet

Le sommet a expédié en une brève matinée la question de sa longue présence en Afghanistan. Certes, l’Otan retirera comme prévu ses troupes combattantes en fin d’année, mais elle conservera le contrôle de l’armée afghane et de la sécurité du pays. Le sommet s’est même payé le luxe d’appeler les deux candidats à la présidentielle afghane à prendre l’engagement de signer sans plus tarder les exigences d’immunité pénale des États-Unis, alors que cette élection est organisée et dépouillée par les forces états-uniennes. Dès lors, le candidat qui ne répondrait pas à cet appel ne devrait pas s’étonner de ne pas être considéré comme élu.


Comme on brandit une cape rouge pour énerver un taureau, le sommet a décidé d’étendre le contrôle de l’Otan sur la partie orientale de l’Europe (dont l’Ukraine), question de voir ce que sera la réaction russe. Mais il n’a pas été plus loin. L’Acte fondateur Otan-Russie n’a pas été révoqué et l’Ukraine n’a pas été intégrée à l’Alliance. Chacun a préféré évoquer un possible cessez-le-feu entre Kiev et le Donbass.


En outre, le sommet a doté l’Alliance de deux nouveaux outils : un service de cyber-guerre pour contrer les hackers militaires chinois, et une Force d’intervention rapide de 4 000 hommes, issus de 7 pays et placés sous commandement britannique. Enfin, le sommet a ouvert la procédure d’adhésion du Monténégro et a, bien sûr, enjoint les États membres à développer leurs dépenses militaires.


Quelques remarques


Malgré les imputations du gouvernement ukrainien —selon qui la Russie aurait envahit son pays… mais avec seulement 1 000 hommes que personne n’a vus, ainsi que le note Giulietto Chiesa [11]—, le sommet n’a pas décidé d’entrer en guerre contre Moscou et s’est contenté d’une mesure symbolique. On ne comprend donc pas pourquoi tant de fastes ont été déployés à Newport.


À moins que les choses importantes aient été décidées à huis clos, lors de la réunion des chef d’État du vendredi 5 septembre, il ne semble pas que les guerres secrètes aient été évoquées lors du sommet, mais uniquement en marge du sommet avec certains alliés uniquement. Déjà, en 2011, l’Otan avait violé ses propres statuts en ne réunissant pas le Conseil atlantique avant de bombarder Tripoli. Il semblait en effet impossible que tous acceptent de se livrer à une telle boucherie. Les États-Unis et le Royaume-Uni réunirent donc en secret la France, l’Italie et la Turquie à Naples pour planifier une attaque qui fit au moins 40 000 morts civils en une semaine.


Le communiqué final est d’une rare hypocrisie [12] : la crise ukrainienne est traitée comme une agression russe, sans jamais faire mention du coup d’État de la place Maidan, ni de l’installation d’un gouvernement incluant des nazis.

 

La crise syrienne est présentée comme un conflit entre « une opposition modérée qui protège les minorités » et, à la fois, la « tyrannie du régime de Bachar el-Assad » et « des groupes extrémistes », sans jamais faire mention de ce que le régime syrien est une République alors que l’opposition modérée est rémunérée par les dictatures du Golfe, ni que la crise a été ouverte par une guerre secrète franco-britannique conformément aux annexes du Traité de Lancaster House, ni que le président el-Assad vient d’être réélu par 63 % du corps électoral, et alors que la République arabe syrienne est la seule à avoir protégé non seulement les minorités, mais tous ses citoyens, incluant la majorité sunnite.

 

Avec cynisme, le communiqué prétend que l’Alliance a protégé le peuple libyen, conformément aux résolutions 1970 et 1973, alors qu’il a utilisé ces résolutions pour changer le régime en tuant 160 000 Libyens et en plongeant le pays dans le chaos.


Cependant, en définitive, au cours des dernières années, l’Otan est parvenue à ses fins en Afghanistan, en Irak, en Libye et au Nord-Est de la Syrie, c’est-à-dire uniquement et exclusivement dans des pays ou des régions organisées en sociétés tribales. Elle ne semble donc pas apte à entrer en conflit direct avec la Russie et la Chine.


[1] « Le sommet de l’Otan : guerre sur deux fronts », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 4 septembre 2014.

[2] Lire Les armées secrètes de l’Otan, par le professeur Daniele Ganser, disponible en épisode sur Réseau Voltaire.

[3] Sur les coups d’État de 1958 et de 1961, on se reportera à (1) « Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir » et (2) « Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août et 10 septembre 2001.

[4] Nous rappelons que le 11 Septembre 2001, pendant que le monde était hypnotisé par des attentats à New York et Washington, le président George W. Bush fut illégalement démis de ses fonctions en vertu du programme de « continuité du gouvernement ». Il ne les retrouva qu’en fin de journée, après que son pays ait profondément modifié sa politique étrangère et de Défense. Durant cette journée, tous les membres du Congrès et leurs équipes furent placés par l’autorité militaire en résidence surveillée au Greenbrier complex (Virginie occidentale) et à Mount Weather (Virginie).

[5] « Otan, offensive mondiale », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 29 juillet 2014.

[6] « 1 milliard d’euros pour le nouveau siège de l’Otan », Réseau Voltaire, 29 janvier 2014.

[7] Voir notamment (1) « Le "Kurdistan", version israélienne », ; (2) « John McCain, le chef d’orchestre du "printemps arabe", et le Calife » ; (3) « Le grand retournement saoudien », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 1er juillet, 18 août et 1er septembre 2014,

[8] « Foley video with Briton was staged, experts say », Deborah Haynes, The Times, 24 août 2014 ; « Foley murder video ’may have been staged’ », Bill Gardner, The Daily Telegraph, 25 août 2014. Et sur l’identité de Sotloff, voir : « Le journaliste décapité était un Israélien formé dans une antenne du Mossad », par Hicham Hamza, Panamza, 3 septembre 2014.

[9] « L’affaire Nicholas Berg », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2004.

[10] « Un djihad mondial contre les BRICS ? », par Alfredo Jalife-Rahme, Traduction Arnaud Bréart, La Jornada (México), Réseau Voltaire, 18 juillet 2014.

[11] « En Ukraine, les menteurs paniquent », par Giulietto Chiesa, Megachip (Italie), Réseau Voltaire, 3 septembre 2014.

[12] « Déclaration finale du sommet de l’Otan », Réseau Voltaire, 5 septembre 2014.

 

http://www.internationalnews.fr/article-l-otan-entend-interdire-a-la-russie-et-a-la-chine-de-se-developper-par-thierry-meyssan-124598121.html

Repost 0
Published by Internationalnews - dans 3e Guerre mondiale-World War III
commenter cet article
17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 13:44

Internationalnews

Mondialisation


 

Par Michel Chossudovsky

 

Le monde est à une dangereuse croisée des chemins.

L’alliance militaire occidentale est dans un état de préparation avancé et la Russie aussi.

Cette dernière est présentée comme l’« agresseur » et une confrontation militaire opposant les États-Unis et l’OTAN à la Russie est envisagée.

La législation du Sénat étasunien nommée « The Russian Aggression Prevention Act » (RAPA) (Loi sur la prévention de l’agression russe) a « mis les États-Unis sur la voie d’un conflit militaire direct avec la Russie en Ukraine ». 

Toute guerre américano-russe est susceptible de dégénérer rapidement en guerre nucléaire, puisque ni les États-Unis ni la Russie ne seraient prêts à admettre la défaite. Les deux ont des milliers d’armes nucléaires pouvant être utilisées immédiatement et s’appuient sur la Contreforce, une doctrine militaire chargeant leurs soldats de détruire préventivement les forces nucléaires de l’ennemi en cas de guerre. (Voir Steven Starr, Global Research 22 août 2014)

La loi sur la prévention de l’agression russe (RAPA) est l’aboutissement de plus de vingt ans de préparatifs de guerre des États-Unis et de l’OTAN consistant à encercler militairement la Russie et la Chine:

Dès l’instant où l’Union soviétique s’est effondrée en 1991, les États-Unis ont poursuivi sans relâche une stratégie d’encerclement de la Russie, tout comme ils l’ont fait avec d’autres pays perçus comme des ennemis, notamment la Chine et l’Iran. Ils ont amené dans l’alliance de l’OTAN 12 pays d’Europe centrale, tous d’anciens alliés de Moscou. La puissance militaire étasunienne est maintenant directement aux frontières de la Russie.  (Steven Kinzer, Boston Globe, 3 mars 2014, c’est l’auteur qui souligne.)

Le commandant en chef de l’OTAN en Europe, le général Philip Breedlove

 

Le 24 juillet, en consultation avec le Pentagone, le commandant général de l’OTAN en Europe, Philip Breedlove, a appelé à « stocker suffisamment d’armes, de munitions et autres approvisionnements sur une base militaire en Pologne afin de soutenir un déploiement rapide de milliers de soldats contre la Russie ». (RT, 24 juillet, 2014.). Selon le général Breedlove, l’OTAN a besoin de « provisions et de capacités sur place, ainsi que d’une base prête à accepter rapidement des forces de remplacement ».

« Il a l’intention de recommander la mise en place de fournitures – des armes, des munitions et des boîtes de rations – au quartier général pour permettre un afflux soudain de milliers de troupes de l’OTAN ». ( Times, 22 août 2014, c’est l’auteur qui  souligne.)

Le « scénario de blitzkrieg » de Breedlove doit être présenté au sommet de l’OTAN au Pays de Galles au début  septembre, selon le Times de Londres. Il s’agit d’un « copier-coller » de la Loi sur la prévention de l’agression russe, laquelle charge le président Obama de

« (1) mettre en œuvre un plan visant à augmenter l’appui des États-Unis et de l’OTAN aux forces armées de la Pologne, de l’Estonie, de la Lituanie, de la Lettonie, et d’autres États membres de l’OTAN;

(2) charger le représentant permanent des États-Unis auprès de l’OTAN de se pencher sur la possibilité de baser définitivement des forces de l’OTAN dans ces pays (S.2277 – Congrès 113e (2013-2014) »

De manière plus générale, les deux parties impliquées dans de vastes jeux de guerre favorisent un scénario d’escalade militaire.

La structure des alliances militaires parrainées par les États-Unis joue un rôle crucial dans la planification de la guerre. Nous sommes face à une force militaire redoutable impliquant une alliance mondiale de 28 États membres de l’OTAN. Les États-Unis et l’OTAN ont établi au-delà de la « région de l’Atlantique », un réseau d’alliances militaires bilatérales avec les pays « partenaires » contre la Russie, la Chine, l’Iran et la Corée du Nord.


Exercices navals importants des États-Unis et l’OTAN

 

Les préparatifs de guerre sont toujours accompagnés et précédés par d’importants exercices militaires.


Les exercices navals de guerres multiples des États-Unis de l’OTAN seront menés au large des côtes de la Floride dans le cadre de l’opération FLEETEX, à laquelle participeront les États-Unis, le Canada, l’Allemagne et la Turquie.


Le principe sous-jacent de ces jeux de guerre est une « guerre mondiale ». Les quatre États membres de l’OTAN longent des couloirs maritimes stratégiques contiguës aux zones maritimes russes, à savoir la mer et le détroit de Béring (États-Unis), l’océan Arctique (Canada), la mer du Nord (Allemagne) et la mer Noire (Turquie).


Les jeux de guerre de la Floride sont fondés sur l’intégration et la coordination multinationales des opérations navales contre un ennemi sans nom :


FLEETEX est un ensemble d’exercices navals de guerres multiples visant à promouvoir l’intégration de la force et à tester de nombreux ensembles de compétences de combat. Des navires de la marine canadienne, allemande, turque et étasunienne participeront aux exercices. Cette visite portuaire et FLEETEX font partie d’une série d’exercices de formation à laquelle SNMG2 participera lors de son déploiement à l’ouest de l’Atlantique. C’est la première fois depuis plusieurs années qu’un groupe de travail de l’OTAN mène des opérations transatlantiques en Amérique du Nord. Ces événements offrent de multiples possibilités de formation au plus haut niveau des opérations maritimes.


FLEETEX comprendra des scénarios de défense aérienne et sous-marine, de tirs réels et de manœuvres de navires, conçus pour offrir un entraînement de combat haut de gamme et une précieuse expérience grâce à une formation en groupe de travail intégré. SNMG2, CSG8 et les Forces canadiennes s’entraîneront ensemble comme une seule force afin d’apprendre à travailler comme une unité cohérente en réaction à divers scénarios de menace.

Les navires SNMG2 actuellement déployés en Amérique du Nord comprennent le vaisseau amiral des États-Unis, l’USS LEYTE GULF (CG 55), le navire allemand  FGS NIEDERSACHSEN (F 208), et le navire turc TCG KEMALREIS (F 247). (SNMG2 is in Florida to prepare for Fleetex 18 août 2014, c’est l’auteur qui souligne.)

Jeux de guerre en mer Noire

 

Il est à noter que FLEETEX est l’un des divers jeux de guerre navale des États-Unis et de l’OTAN contre un ennemi sans nom. En juillet, l’OTAN a mené des exercices navals en mer Noire, dans une région contiguë à la frontière maritime de la Russie.


L’exercice « Breeze » de l’OTAN, organisé officiellement par la Bulgarie, a eu lieu du 4 au 13 juillet avec la participation de navires de guerre de la Grèce, de l’Italie, de la Roumanie, de la Turquie, du Royaume-Uni et des États-Unis.


Le scénario sous-jacent était la « destruction de navires ennemis en mer et l’organisation de la défense aérienne de groupes navals et d’infrastructures côtières ».


Les exercices « visaient à améliorer la compatibilité tactique et la collaboration entre les forces navales des États membres de l’alliance [...] “(Voir Atlantic Council, voir aussi Russia, U.S. ships sail in competing Black Sea exercises, , Navy Times, 7 juillet 2014)


Les exercices de l’OTAN en mer Noire en juillet ont ironiquement commencé  exactement le même jour que ceux de l’« ennemi sans nom » [la Russie], impliquant sa flotte de la mer Noire en Crimée comprenant environ 20 navires et avions de guerre :


La Russie a clairement indiqué qu’elle n’apprécie pas la présence de l’OTAN en mer Noire. La marine russe a fait savoir qu’elle suit les exercices avec des avions de reconnaissance et des navires de surveillance.


« L’aviation de la flotte de la mer Noire prête une attention particulière  au croiseur lance-missiles USS Vella Gulf, lequel dirige les exercices ‘Breeze’ bien qu’il ne soit pas formellement le vaisseau amiral de ces exercices », a indiqué à NTV une source de la marine russe. (Ibid.)

Déploiement de forces terrestres en Europe de l’Est


Depuis 2006, les États-Unis accroissent leur arsenal en Pologne, à la frontière occidentale de la Russie (Kaliningrad). Le déploiement des forces étasuniennes en Pologne a débuté en juillet 2010 (à 40 miles (64 km) de la frontière) et vise à enseigner aux forces polonaises à utiliser des missiles Patriot fabriqués aux États-Unis. (Stars and Stripes, 23 juillet 2010.)


Récemment, le Pentagone a annoncé au début août le déploiement en Ukraine de troupes étasuniennes et de forces de la Garde nationale dans le cadre d’une opération de formation militaire. Les États-Unis et l’OTAN envisagent également d’autres déploiements de forces terrestres (tel que décrit par le général Breedlove de l’OTAN) en Pologne, en Lettonie, en Estonie et en Lituanie, ainsi qu’en Géorgie et en Azerbaïdjan à la frontière sud de la Russie.


Ces déploiements prévus dans l’ébauche de la Loi sur la prévention de l’agression russe font également partie d’une stratégie « défensive » de l’OTAN dans le cas d’une « invasion russe » :

L’annexion de la Crimée par la Russie et le conflit dans l’est de l’Ukraine ont alarmé la Lettonie, l’Estonie et la Lituanie, qui, comme l’Ukraine, sont des anciennes républiques soviétiques avec des minorités russophones.


Les 28 dirigeants de l’OTAN devraient discuter de plans visant à rassurer la Pologne et les pays baltes lors d’un sommet au pays de Galles les 4 et 5 septembre.


Au cours d’une brève visite en Lettonie lundi, Angela Merkel de l’Allemagne, a promis que l’OTAN défendrait les États baltes, mais que des troupes de combat permanentes ne seraient pas envoyées.


« Tout les pays, y compris les États baltes et la Pologne, doivent renforcer leur infrastructure [...] afin de pouvoir accueillir des troupes supplémentaires pour des formations et des situations de crise », a déclaré à Reuters le ministre de la Défense de la Lettonie, Raimonds Vejonis.


Pour la Lettonie cela signifierait des investissements dans la base d‘Adazi pour des troupes terrestres, dans la base aérienne de Lielvarde ainsi que dans la base navale de Liepaja, a-t-il dit, ajoutant qu’il espérait que l’OTAN contribue aux dépenses.


La Lettonie et la Lituanie dépensent respectivement seulement 0,9 et 0,8 pour cent du PIB pour la défense, mais se sont engagées à atteindre l’objectif de l’alliance, soit 2,0 pour cent d’ici 2020.


« Il n’y a pas de menace militaire directe pour le moment, mais nous devons développer nos forces armées, nous devons créer des infrastructures, nous devons être prêts à accueillir des représentants des pays de l’OTAN si jamais il y avait soudainement une agression militaire », a déclaré le ministre. Les Baltiques et la Pologne ont besoin d’accroître leurs infrastructures militaires. (Reuters 22 août 2014.)

Déploiements à la frontière sud de la Russie avec l’Azerbaïdjan et la Géorgie


Le déploiement à la frontière sud de la Russie sera coordonné vertu d’une entente de trois pays signée le 22 août  2014 en Turquie, en Géorgie et en Azerbaïdjan:


 Suite à la réunion trilatérale entre les ministres de la Défense azerbaïdjanais, turc et géorgien, Tbilissi a annoncé que les trois pays sont intéressés à préparer un plan visant à renforcer leur capacité de défense.


« Les représentants des gouvernements de ces trois pays commencent à penser à élaborer un plan pour renforcer leur capacité de défense », a déclaré M. Alasania. Il a ajouté que c’est dans l’intérêt de l’Europe et de l’OTAN, « parce que cette voie de transit [Kars-Tbilissi-Bakou] est utilisée pour transporter la cargaison de l’alliance en Afghanistan », a-t-il dit.


M. Alasania a également noté que ces actions ne visent personne. (Voir Azeri News, 22 août 2014, c’est l’auteur qui souligne.)

La Russie et le « virage asiatique » d’Obama

 

En Extrême-Orient, les frontières de la Russie sont également menacées par le « virage asiatique » d’Obama.


D’un point de vue militaire, le « virage asiatique » consiste à étendre les déploiements militaires des États-Unis dans la région Asie-Pacifique, ainsi qu’à exploiter la participation des alliés de Washington dans la région, dont le Japon, la Corée du Sud et l’Australie. Ces pays ont signé des accords bilatéraux de coopération militaire avec Washington. En tant qu’alliés des États-Unis, ils doivent s’impliquer dans les plans de guerre du Pentagone à contre la Russie, la Chine et la Corée du Nord :

Le Japon et la Corée du Sud font également partie d’un grand projet militaire étasunien impliquant la mise en place à travers le monde de systèmes de missiles et de forces militaires à déploiement rapide, comme l’avait prévu l’administration Reagan. (Mahdi Darius Nazemroaya,  Alliance militaire mondiale: encercler la Russie et la Chine, Global Research, le 5 octobre 2007)

Cette stratégie d’encerclement militaire du Pentagone exige à la fois un processus décisionnel militaire centralisé (Pentagone, USSTRATCOM) ainsi que la coordination avec l’OTAN et les différents commandements régionaux des États-Unis.


Alors que la Russie relève formellement de la compétence du Commandement des Forces des États-Unis en Europe (USEUCOM), les plans de guerre étasuniens concernant la Russie sont coordonnés par le quartier général du Commandement stratégique des États-Unis (USSTRATCOM) à Omaha, au Nebraska, lequel est en liaison non seulement avec le USEUCOM, mais aussi avec le Commandement des États-Unis dans le Pacifique (USPACOM) et le Commandement du Nord des États-Unis (USNORTHCOM), lesquels joueraient un rôle stratégique clé en cas de guerre avec la Russie.

 

Source: historyfuturenow.com

Accord militaire entre les États-Unis et l’Australie

Le 12 août, les États-Unis et l’Australie ont signé un accord militaire permettant le déploiement des troupes étasuniennes en Australie. Cet accord fait partie du « virage asiatique » d’Obama :

Les États-Unis et l’Australie ont signé un accord mardi [12 août] qui permettra aux armées des deux pays de s’entraîner ensemble et de mieux travailler conjointement lorsque des marines et des pilotes étasuniens sont déployés à l’intérieur et à l’extérieur du pays.


« Cet accord à long terme permettra d’élargir et d’approfondir la contribution de notre alliance à la sécurité régionale », a déclaré mardi le secrétaire étasunien à la Défense Chuck Hagel. Il a décrit l’alliance américano-australienne comme le « socle » de la stabilité dans la région Asie-Pacifique.

Depuis 2011, le nombre de marines là-bas est passé d’environ 250 à plus de 1100. Le ministre australien de la Défense, David Johnston, a déclaré que le territoire du nord a hâte que le nombre de marines atteigne la limite de 2500. (Moscow Times, 12 août 2014.)

L’annonce de l’accord entre les États-Unis et l’Australie coïncide ironiquement (12 août), avec celle de Moscou voulant qu’il procéderait à des exercices navals dans les îles Kouriles du Pacifique (revendiquées par le Japon) :

 « Des exercices impliquant des unités militaires de la région ont commencé. Les unités ont été déployées dans les îles Kouriles », a déclaré à l’agence de nouvelles Interfax le colonel Alexander Gordeyev, un porte-parole du district militaire de l’Est de la Russie. (Ibid.)

Les dangers d’une troisième guerre mondiale


Bien que cette nouvelle confrontation Est-Ouest ait été qualifiée à tort de « nouvelle guerre froide », aucune des garanties en vigueur durant la guerre froide ne prévaut. La diplomatie internationale s’est effondrée. La Russie a été exclue du Groupe des Huit (G-8), redevenu le G-7 (Groupe des sept). Contrairement à la guerre froide, il n’y a pas de « dialogue Est-Ouest » entre les superpuissances en compétition dans le but d’éviter une confrontation militaire. Le Conseil de sécurité des Nations Unies est pour sa part devenu un porte-parole de facto du Département d’État étasunien.


Les États-Unis et l’OTAN ne seront toutefois pas en mesure de gagner une guerre conventionnelle contre la Russie puisque une confrontation militaire risque de conduire à une guerre nucléaire.


Dans l’ère post-guerre froide, les armes nucléaires ne sont plus considérées comme des « armes de dernier recours » comme elles l’étaient en vertu de la doctrine de la guerre froide de « destruction mutuelle assurée » (DMA). Bien au contraire. Le Pentagone décrit les armes nucléaires comme étant « sans danger pour la population civile environnante, car l’explosion est souterraine ». En 2002, le Sénat étasunien a donné le feu vert à l’utilisation d’armes nucléaires dans le théâtre de guerre conventionnelle. Les bombes nucléaires font partie de la « boîte à outils militaire » pouvant être utilisées avec des armes conventionnelles.


Lorsque la guerre devient la paix, le monde est à l’envers. Par une amère ironie du sort, Washington présente maintenant les armes nucléaires comme des « instruments de paix ».


En plus des armes nucléaires, l’utilisation d’armes chimiques est également envisagée.


Les méthodes de guerre non conventionnelle sont également envisagées par les États-Unis et l’OTAN, y compris la guerre financière, les sanctions commerciales, les opérations secrètes, la cyberguerre, la géo-ingénierie et les technologies de modification de l’environnement (CNMOD). Mais la Russie possède aussi d’importantes capacités dans ces domaines.


Les hauts dirigeants occidentaux sont impliqués dans une entreprise criminelle menaçant l’avenir de l’humanité


Le calendrier de guerre contre la Russie a été établi. L’événement de l’OTAN au pays de Galles les 4 et 5 septembre 2014 est d’une importance cruciale.


Nous sommes face à un scénario de Troisième Guerre mondiale, qui sera l’objet du sommet de l’OTAN au pays de Galles, organisé par le premier ministre britannique David Cameron. L’ordre du jour de cette réunion a déjà été décidé par Washington, l’OTAN et le gouvernement britannique. David Cameron a adressé une lettre aux chefs d’État et chefs de gouvernement des pays membres de l’OTAN avant le sommet. Selon lui :

« En réaction aux gestes illégaux de la Russie en Ukraine, les dirigeants [des pays de l'OTAN] doivent examiner lors du sommet la relation à long terme de  l’OTAN avec la Russie. Le premier ministre veut en outre utiliser le sommet pour rassurer ses alliés en Europe de l’Est et décider comment l’OTAN maintiendra une présence robuste dans cette région dans les prochains mois, en s’appuyant sur les travaux déjà en cours dans l’Alliance. » (Voir PPM writes to NATO leaders ahead of NATO Summit Wales 2014.)


Il est essentiel de saper la « chronologie militaire », soit :

  1. bloquer par des pressions politiques et des manifestations la tenue du prochain sommet de l’OTAN les 4 et 5 septembre au Celtic Manor Resort, à Newport au pays de Galles (image de droite). Le but de cette rencontre de l’OTAN, est de « fabriquer un consensus politique » en faveur d’une guerre contre la Fédération de Russie, ce qui pourrait mener le monde vers une Troisième Guerre mondiale. Il est donc essentiel de briser ce « consensus politique »;
  2. En plus des 28 États membres de l’OTAN, représentés par leurs chefs d’État et chefs de gouvernement respectifs, des représentants des pays « partenaires » de l’OTAN seront également au sommet. Dans l’ensemble, les gouvernements de 60 pays seront présents. Il est donc crucial de lancer une vaste campagne antiguerre internationale dans ces 60 pays, afin de bloquer le sommet de l’OTAN au pays de Galles;*
  3. bloquer l’adoption de la «Loi sur la prévention de l’agression russe » (RAPA) au Congrès étasunien, en faisant pression sur les sénateurs et les membres du Congrès. Il faut comprendre que le texte du communiqué du sommet de l’OTAN (dont l’ébauche existe déjà) est largement similaire à celui de la RAPA, actuellement bloquée au niveau du comité. Que la loi soit adoptée ou non, c’est sa substance qui importe, car elle ouvre la voie à l’établissement d’un « consensus politique »;
  4. lancer aux États-Unis et dans tous les États membres de l’OTAN un débat et un important mouvement de protestation antiguerre;
  5. saper la légitimité du programme militaire des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël par une contre-propagande visant la couverture des grands médias;

L’opinion publique mondiale doit être mise au courant de ces plans de guerre imminente.

Passez le mot.

 

Note

Pour plus de détails: Sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays de l’OTAN – Newport, pays de Galles (Royaume-Uni) – 4 et 5 septembre 2014

 

Article original en anglais :

nato3

Dangerous Crossroads: US-NATO To Deploy Ground Troops, Conduct Large Scale Naval Exercises against “Unnamed Enemy”, publié le 24 août 2014.

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

 

 

Obama menace la Russie et ses vassaux de l’OTAN par Paul Craig Roberts par Dr Paul Craig Roberts

Comment l’otan a creusé sous l’ukraine par Manlio dinucci

Comment l’otan absorbe progressivement l’ukraine par rick rozoff

Obama intensifie la confrontation de l’otan avec la russie par bill van auken (+ dossier)

Mercenaires des pays de l'otan dans l'est de l'ukraine

Euro-djihadistes : des mercenaires de l'otan - entretien avec bahar kimyongür par silvia cattori

Al-qaida, éternel supplétif de l’otan par thierry meyssan

L'otan veut-elle déclencher une guerre nucléaire contre la russie?

L'éternelle jeunesse de l'otan par manlio dinucci

Usa / otan: guerre sur tous les fronts par paul craig roberts

Dossier otan/nato files (libye, yougoslavie…)

Les crimes contre l'humanité de l'otan en libye/nato war crimes

L’otan se prépare aux guerres de 2020

Les armées secrètes de l’otan livre de danièle ganser

Al-qaïda sert d’écran de fumée à la recolonisation de l’afrique du nord par l’otan

 

http://www.internationalnews.fr/article-les-etats-unis-et-l-otan-prevoient-le-deploiement-de-troupes-au-sol-et-des-exercices-navals-de-grand-124512055.html

 

Repost 0
Published by Internationalnews - dans 3e Guerre mondiale-World War III
commenter cet article
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 12:18

Internationalnews


 

Mediapart 29 août 2014


Titre original:BOUM ! L'Otan veut-il faire BOUM ?

« RAPA », ça vous dit quelque chose ? Ben, c'est la troisième personne du singulier du passé-simple du verbe « raper », non ? Mouais, mais ça veut dire aussi « Russian Aggression Prevention Act » - Loi sur la prévention d'une agression russe !

 

Ce machin donne à des pays non-membres de l'Otan le statu « d'allié privilégié » des États-Unis, donnant la possibilité de transfert de matériels et de services de défense. Ceci permet aux USA d'agir militairement dans ces pays sans l'approbation des autres membres de l'Otan et court-circuite l'opposition européenne et particulièrement allemande et française à l'entrée de l'Ukraine et de la Géorgie dans l'Otan.

 

RAPA permet à l'administration d'Obama l'utilisation de toutes les forces US approprié pour protéger l’indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale et économique de l'Ukraine et d'autres nations souveraines en Europe et en Eurasie de toute agression russe. Ce qui inclut une augmentation significative de l'aide militaire à la Pologne, l'Estonie, la Lituanie, la Lettonie.


Ces opérations belliqueuses ont déjà commencé à se mettre en place (troupes, avions, équipements militaires) dans ces pays. Le journal britannique Guardian, se référant au porte-parole du secrétaire général de l'Alliance Anders Fogh Rasmussen, indique que l'OTAN s'apprête à déployer pour la première fois des troupes à proximité des frontières russes.

 

Selon M.Rasmussen, les troupes de l'OTAN seraient déployées dans de nouvelles bases en Europe de l'Est pour« empêcher le président russe Vladimir Poutine d'importuner les républiques baltes issues de l'ex-URSS ». « Tout agresseur potentiel doit savoir que s'il envisage d'attaquer un pays allié de l'OTAN , il fera face aux soldats de ce pays, mais aussi aux militaires de l'Alliance », a ajouté le secrétaire général.


C'est carrément une machine de guerre contre la Russie. Les pays membres de l'Otan pourraient s'entendre sur le déploiement de troupes à la frontière russe lors du prochain sommet de l'Alliance programmé les 4 et 5 septembre à Cardiff, au pays de Galles.


Pour justifier cette volonté de confrontation avec la Russie, les Etazuniens donnent des « preuves» de « l'invasion » des troupes russes en Ukraine, avec photos satellites à l'appui. Des photos qui peuvent être prises n'importe où, n'importe quand et qui sont aussi fiables que les « preuves » des « armes de dissuasion massives » de Saddam en d'autres temps...




Qu'il y ait des soldats russes dans l'Est de l'Ukraine, c'est fort probable et c'est tout à l'honneur de la Russie de ne pas laisser les populations de ces territoires frontaliers – qui l'appellent au secours – se laisser massacrer par la soldatesque des mercenaires de Kiev. Parce qu'en fait de troupes étrangères en Ukraine, il y a sûrement plus de mercenaires à la solde des Étasuniens que de Russes: d'abord quelque 500 « Blackwaters » ces tueurs qui se sont « glorieusement » illustrés en Irak, puis il y aurait des combattants de sociétés militaires privées américaines, britanniques, polonaises et italiennes.

 



Maintenant, il faut arrêter de sodomiser les diptères et appeler un chat, un chat : avec l’affaire ukrainienne, l’Otan, bras armé d’un système de domination économique et financière étazunien en pleine déconfiture, conduit le monde à la guerre en soutenant les agissements d’un pouvoir putschiste clairement fasciste alors que la Russie ne fait, elle, que défendre des intérêts géopolitiques historiques.


Vous imaginez à quoi peut mener le face-à-face entre troupes russes et troupes de l'Otan ? Vous pensez que ce ne serait que quelques escarmouches ? Naïveté et même konnerie : l'Otan, comme la Russie, possèdent un arsenal nucléaire apocalyptique. Et aucun des deux protagonistes ne voulant perdre la face, en cas de confrontation directe, même limitée, que se passerait-il ? Les bombes partiraient...


Non mais à quoi il joue le Barrak « Blackbush » ?


Duodi 12 fructidor 222

 

 

Article lié 


Photos: http://misguidedchildren.com/foreign-affairs/2014/02/obama-is-forcing-a-war-with-russia-impeach-now/13441

http://www.israelshamir.net/English/UkrainianPendulum.htm

 

http://www.internationalnews.fr/article-boum-l-otan-veut-il-faire-boum-124470534.html

Repost 0
Published by Internationalnews - dans 3e Guerre mondiale-World War III
commenter cet article
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 09:08

Internationalnews

 

Crimée – Donbass. Paix et prospérité d’un côté, guerre et famine de l’autre. Pourquoi cette différence ?

Par  La Voix de la Russie 

 

En Crimée, les touristes se pressent comme toujours sur les plages au soleil. A Donetsk ou Lougansk, 500 kilomètres plus au nord, c’est l’enfer : l’armée ukrainienne bombarde tout ce qui bouge, combattants fédéralistes comme civils, les villes manquent de tout, même d’eau et d’électricité, et la famine menacerait Donetsk, une ville d’un million d’habitants.

 

Les habitants ne peuvent s’échapper car le gouvernement de Kiev, dit ukrainien, refuse la mise en place de couloirs humanitaires. On approche les deux mille morts depuis que Kiev fait la guerre à son propre peuple dans l’Est du pays. Selon l’ONU, il y aurait plus de 500 000 réfugiés ukrainiens en Russie. Et l’Occident ne cesse d’accuser la Russie d’agression alors que les populations de réfugiés ne vont jamais chez l’agresseur. Elles ont peur des canons de Kiev et non des canons russes !

 

Comment en est-on arrivé là ? En Crimée, la population a eu la chance, protégée par la Russie, de pouvoir décider de son destin et comme prévu, elle a voté à une grande majorité, la sécession envers l’Etat ukrainien puis le rattachement à la Russie. Le pays est en paix.

 

Le rattachement à la Russie s’est fait sans un seul mort, comme la réunification de l’Allemagne. Le développement économique va reprendre, à l’aide notamment du tourisme, dans la presqu’ile qui était négligée par Kiev parce qu’elle votait « mal ».

 

Par contraste, les régions de Donetsk et de Lougansk ont aussi fait un référendum, demandant l’indépendance dans une perspective de rattachement à la Russie. Le gouvernement de Kiev n’a pas accepté cette sécession démocratique et a décidé de rétablir son autorité par des moyens militaires. Ainsi, l’armée ukrainienne est contrainte de tirer sur son propre peuple !

 

Cela ne semble pas choquer les Occidentaux. Le président français a critiqué la Russie pour avoir changé la frontière en Crimée comme si la France n’avait pas fait la même chose à Mayotte en 2011 (en étant condamnée par l’ONU ce qui ne la gêne pas) ou en Alsace Lorraine en 1918.

 

Toute la différence entre la Crimée et le Donbass est là ! En Crimée, tout s’est fait conformément à la volonté de la majorité des habitants. La paix en est résulté même si Kiev ne reconnait pas la nouvelle Crimée russe ! Dans le Donbass, on a voulu faire fi de la volonté des populations. Ce fut la panique à Kiev car on sait très bien que de nombreuses régions du sud est de l’Ukraine voudraient se séparer de Kiev. Le pouvoir de Kiev a commis, il est vrai, une erreur impardonnable, enlever au Russe son statut de langue officielle à côté de l’Ukrainien.

 

C’est comme si la Belgique interdisait tout d’un coup le néerlandais en Flandre ! Outre Donetsk et Lugansk, les régions de Kharkov ou de Dniépropetrovsk voulaient aussi s’émanciper. Quant aux régions d’Odessa, de Mikolaiev et de Kherson, elles réclamaient leur rattachement à la Crimée.

 

Au lieu de chercher une solution négociée autour d’une constitution fédérale, comme cela fut fait en Belgique, le pouvoir de Kiev, issu originellement d’un putsch, a maintenu la fiction d’un Etat unitaire et a décidé de bombarder ceux qui ne pensaient pas comme lui.

 

La charte de l’ONU défend le principe de l’intégrité territoriale mais défend aussi le principe d’autodétermination des peuples, si cher à Charles de Gaulle. La Russie n’a pas touché à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, sauf en Crimée qui avait été « donnée » à l’Ukraine par Nikita Khrouchtchev sans consulter les populations.

 

On ne savait pas l’Occident attaché à ce point aux révisions de frontières pratiquée arbitrairement dans l’ancienne Union soviétique. Maintenant, la Russie est accusée sans preuves sérieuses de soutenir les rebelles fédéralistes et l’Occident trouve par contre normal que l’armée ukrainienne bombarde les habitants de l’Est.

 

Ce déni de démocratie est appliqué pour mettre en œuvre la pensée du géopoliticien américain Zbigniew Brzezinski. Celui-ci est aux présidents américains successifs ce que Haushofer fut pour les doctrinaires du nazisme. Sa doctrine ouvertement impérialiste implique d’affaiblir la Russie coupable de s’étendre sur l’Eurasie et de concurrencer l’Amérique. Pour Brzezinski, il faut créer la brouille entre la Russie et l’Europe occidentale.

 

Mais son impératif premier est d’empêcher tout rapprochement entre la Russie et l’Ukraine. Peu importe pour lui les liens historiques et économiques, la parenté ethnique et linguistique, la communauté religieuse commune des Russes et des Ukrainiens.

 

Tout cela, ce sont des données humaines. La géostratégie de monsieur Brzezinski parle le langage du pouvoir et de l’impérialisme, non le langage des hommes, de leur identité et de leur liberté. Il est triste de voir une pareille doctrine qui rappelle des heures sombres de notre histoire, reprise par les médias du monde occidental.

 

Les conséquences humaines sont là : alors que la Crimée redevenue russe coule des jours heureux (il suffit d’en parler avec les habitants), les habitants du Donbass vivent l’enfer et ce qui commence à ressembler à un vrai génocide.

 

Quand l’Occident retrouvera-t-il les valeurs qu’il proclame et qu’il bafoue tous les jours en Ukraine ? Heureusement que le président Poutine donne l’exemple de la sagesse, pour sauver les chances de paix, permettre à la Russie et l’Ukraine de rester amies face à des forcenés qui ne connaissent que le langage de la violence.

 

La recette pour une politique moins désastreuse est simple : il faut respecter les hommes et non les mépriser. Respecter les hommes, cela veut dire les respecter pour ce qu’ils sont dans leur altérité. Pourquoi un Ukrainien « prorusse » comme on les appelle, et ils sont des millions, devrait-il être méprisé au point qu’on n’éprouve plus la moindre miséricorde pour ses souffrances ? Ce n’est ni humain ni chrétien.

 

Mais le philosophe Heidegger en disant que l’homme occidental moderne était dominé par «l’arraisonnement utilitaire » avait bien vu que l’homme serait réduit à un rouage de la technique, de l’économie et de la volonté de puissance. L’Ukrainien n’est pas « utile » dans le dispositif géopolitique de monsieur Brzezinski.

 

Il peut donc être effacé de la terre, s’il résiste au projet de domination impériale. Cette pensée n’est ni humaine, ni chrétienne, espérons qu’elle s’effacera devant l’exemple de ceux qui se montrent humains et chrétiens, comme le président Poutine et le patriarche Cyrille.

 

22 août 2014

Photo montage: © Collage : La Voix de la Russie 

Les emphases sont d'IN

 

Sur le même sujet

L’ukraine et le grand échiquier par pepe escobar

"Le Grand Echiquier" de Zbigniew BRZEZINSKI (un petit livre à relire absolument pour comprendre les événements d'aujourd'hui) + dossier

 

http://www.internationalnews.fr/article-crimee-donbass-paix-et-prosperite-d-un-cote-guerre-et-famine-de-l-autre-pourquoi-cette-differen-124486077.html

Repost 0
Published by Internationalnews - dans 3e Guerre mondiale-World War III
commenter cet article
30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 14:24

Internationalnews

 

Vladimir Poutine
© RIA Novosti. Mikhail Klimentiev
MOSCOU, 29 août - RIA Novosti

Le président russe Vladimir Poutine a de nouveau appelé les autorités ukrainiennes à arrêter les hostilités dans l'est de l'Ukraine et à se mettre à la table des négociations, annonce vendredi matin le service de presse du Kremlin dans un communiqué.

 

"J'exhorte de nouveau les autorités ukrainiennes à mettre immédiatement un terme aux hostilités, à arrêter de tirer et à se mettre à la table des négociations avec les représentants du Donbass afin de résoudre exclusivement par la voie pacifique tous les problèmes accumulés", indique le communiqué.

 

Par ailleurs, le chef de l'Etat russe a appelé les insurgés à ouvrir un couloir humanitaire pour les militaires ukrainiens afin de leur permettre de quitter la zone des combats, selon le communiqué.

 

"J'appelle les forces d'autodéfense à ouvrir un couloir humanitaire pour les militaires ukrainiens encerclés afin d'éviter des victimes insensés, de leur permettre de quitter sans accroc la zone des combats, de rejoindre leurs familles, et à fournir une assistance médicale aux blessés lors de l'opération militaire", a déclaré le président russe.

 

Des bataillons ukrainiens se trouvent encerclés près de la ville d'Ilovaïsk dans la région de Donetsk (est de l'Ukraine). Selon les médias, des combats intenses faisant rage 24 heures sur 24, l'armée ukrainienne commence à ressentir une pénurie de denrées alimentaires et d'eau.

 

Sur le même sujet

 

Sur Ria Novosti

Dossier: Situation explosive dans l'est de l'Ukraine

http://www.internationalnews.fr/article-ukraine-poutine-reitere-son-appel-a-arreter-les-hostilites-breve-124465498.html

Repost 0
Published by Internationalnews - dans 3e Guerre mondiale-World War III
commenter cet article
28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 03:56

Internationalnews

rt.com   August 28, 2014                                                   

                                                                                                                     
In its desire to topple Syrian President Bashar Assad, the US channeled arms and funds to the Syrian rebels, many of whom splintered off and formed the Islamic State, which is now giving the US far more problems than it had bargained for.

One year ago, it seemed certain that Washington would launch a military strike on Syria, bringing to its knees yet another undesirable government in the Middle East. However, at the eleventh hour, an incredible thing happened: President Barack Obama requested approval from Congress before using military force in Syria. While some were tempted to applaud the Democratic leader for doing something as radical as upholding the US Constitution, other factors played a role in the decision.

 

One of the most convincing reasons for Obama balking on war (aside from Britain politely excusing itself from the expedition) could be summed up by damning comments by Texas Senator Ted Cruz, who famously remarked that the US military should not be serving as “Al-Qaeda’s air force.”

 

“We should be focused on defending the United States of America. That’s why young men and women sign up to join the military, not to, as you know, serve as Al-Qaeda’s air force.”

 

Suddenly, the American public was forced to fathom the unfathomable: In Syria the US was lending support to the rebels that were getting help from the same terrorist organization that attacked Manhattan and Washington on Sept. 11, killing some 3,000 citizens.

 

Needless to say, the political stakes involved in advocating on behalf of the Al-Qaeda-linked Syrian rebels suddenly got a lot riskier.

 

The Texas Senator said that of nine militant groups fighting against Syrian government forces "at least seven had direct connections to Al-Qaeda." Arming and funding known terrorists in Syria “makes no sense whatsoever,” he said.

 
Cruz then reminded his colleagues on the basic rules of foreign policy.

 

“I’ll give you one of the simplest principles of foreign policy that we ought to be following: Don’t give weapons to people who hate you. Don’t give weapons to people who want to kill you.”

 

ISIS enforcer Shakir Wahiyib

 

Cruz’s comments attracted the wrath of American hawks, most notably from Republican Sen. John McCain, who last May secretly flew to Syria to meet with rebel leaders, including General Salem Idriss of the Free Syrian Army. McCain, suddenly characterized in the same league as Al-Qaeda, slammed Cruz’s claims as “totally uninformed.”

 

However, it was not only the Republicans, of course, beating the war drum for military action in Syria. Last year, US Secretary of State Hillary Clinton went on record as saying: “We will work with like-minded states to support the Syrian opposition to hasten the day when Assad falls.”

 

Ultimately, critics of America’s activities in Syria proved right. Supporting the Syrian rebels without understanding the true nature and character of these individuals marked yet another US foreign policy setback in the region.

 

Islamic State rising

Almost overnight, many of the Syrian rebels – some of them Al-Qaeda members – working to overthrow the Assad regime broke away and formed what has come to be known as the Islamic State of Syria and the Levant, or Islamic State (IS) for short.

 

The dramatic rise of this group almost defies belief, but apparently its willingness to use extreme forms of violence explains part of their sudden popularity.

 

On the other hand, IS is said to be so cruel and vicious that it managed to get disavowed by Ayman al-Zawahiri, the leader of Al-Qaeda, the very same group of terrorists that thought nothing of flying commercial aircraft into the World Trade Center and Pentagon.

 

The latest victim of IS’ cruelty was James Foley, a freelance journalist who disappeared in Syria in November 2012. On August 19, a video briefly surfaced entitled, “A Message to America” that showed Foley kneeling at an unknown desert location. After delivering a brief statement that is critical of the United States government, the video fades out as an alleged IS militant is seen dragging a knife across Foley’s neck.

 

It should be mentioned that some analysts have questioned the legitimacy of the IS video on several accounts, namely the apparent censorship of the beheading: If IS is indeed so cruel and vicious why was the actual moment of the beheading concealed?

 

Also, no Arabic is spoken in the video. Foley’s captor and apparent executioner delivers a brief address in the English language, which might be understandable since some IS members hail from Britain. And why is the video not of the grainy, shaky sort usually put out; why is it so polished? It is questions like these that have caused some to believe the video was a carefully staged event, although few doubt that Foley was indeed executed.

 

However, such questions are not hurting the membership drive of IS: according to one of Iraq’s most respected security experts the number of Islamic State recruits is much higher than that estimated by foreign observers – around 100,000. Foreign estimates put the figure between 20,000 and 50,000.

 

Meanwhile, the US government is tracking as many as 300 Americans reportedly in the ranks of Islamic State. Washington has expressed concern that these radicalized civilians could become a risk to the US if they return home with skills learned overseas to carry out attacks, anonymous US officials said, according to the Washington Times.

 

 

 

“We know that there are several hundred American passport holders running around with ISIS in Syria or Iraq,” a senior US official said. “It’s hard to tell whether or not they’re in Syria or moved to Iraq.”

 

“ISIS now presents itself as an ideologically superior alternative to Al-Qaeda within the jihadi community and it has publicly challenged the legitimacy of Al-Qaeda leader Ayman al-Zawahiri,” said Charles Lister, a visiting fellow at the Brookings Institution, in a paper last month. “As such it has increasingly become a transnational movement with immediate objectives far beyond Iraq and Syria.”

 

The reason for the surge is that IS is quite effective at swallowing up other insurgent groups.

 

“[The] Islamic State didn’t come from nowhere,” according to Hisham al-Hashimi, who advises Iraq’s intelligence services and analyzes information gathered on the ground. The organization “is an extension of groups that existed before – historically and ideologically,” al-Hashimi told Mashable.

 

If the Islamic State’s sensational rise to power sounds familiar, that’s because it is. Back in the 1970s, the United States armed and trained the mujahedeen in Afghanistan to help fight against Soviet troops in the decade-long Afghanistan War (Dec. 1979 to Feb. 1989). Those fierce fighters, under the leadership of Osama bin Laden, eventually morphed into Al-Qaeda, which turned out to be the first foreign adversary of the United States to launch a successful attack on the US mainland.

 

Now IS too has threatened to bring the war to America’s front door.

 

A backdoor to war into Syria?

Ironically, the explosive rise of IS across a wide swath of Iraq and Syria is handing the Obama administration an opportunity for doing what it could not do one year earlier: Open a military offensive in Syria. Following the reports of decapitated Christian babies, and the beheading of the American James Foley, it will be harder for critics like Ted Cruz to question a military operation against IS – even in Syria.

 

In fact, the US media seems to be priming the American public for yet another Syrian showdown:

“The Pentagon began preparing options for an assault on Islamic State fighters after the militants last week posted a gruesome video showing the beheading of American photojournalist James Foley. Deliberations by Obama’s national security team on expanding the campaign against Islamic State from Iraq into neighboring Syria gathered pace in recent days,”

Reuters reported on Thursday, quoting unnamed officials.

 

“From unmanned armed drones to powerful Stealth bombers, a wide range of U.S. airpower is at Obama’s disposal, including possible missiles fired from warships at sea or from aircraft flying outside Syria's borders.”

 

The obvious question is: Will a US military attack on IS positions in northern Syria eventually snowball into a full-blown war with Syria? President Assad has already warned that any foreign military actions on the territory of his country will be considered an act of war.

 

And that may be exactly what the hawks in Washington want to hear.

 

Robert Bridge is author of the book, Midnight in the American Empire, which discusses the dangerous consequences of extreme corporate power in the United States.

 

Robert Bridge has worked as a journalist in Russia since 1998. Formerly the editor-in-chief of The Moscow News, Bridge is the author of the book, “Midnight in the American Empire.”

http://www.internationalnews.fr/article-isis-us-made-monster-running-amok-in-middle-east-124461109.html

Repost 0
Published by Internationalnews - dans 3e Guerre mondiale-World War III
commenter cet article
25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 22:30

Internationalnews

Business insider 26 août 2014

Par

                                  

U.S. President Barack Obama authorized sending surveillance aircraft, including drones, into Syrian airspace to gather intelligence on extremists ISIS militants, senior U.S. officials told The Wall Street Journal.

 

The Associated Press subsequently reported that the flights had already begun.

 

The flights are a further acknowledgment that the group also known as Islamic State (IS) is a threat beyond Iraq, and the operations would inform any decision to conduct airstrikes near the ISIS haven of Raqqa in eastern Syria.

 

Significantly, the missions will be carried out without coordination with or approval from the regime of Syrian President Bashar al-Assad. Officials noted that regime "air-defense systems in eastern Syria won't pose a threat because sensors are either sparsely located or inoperable," WSJ reports.

General Atomics MQ-1 Predator Drone

ISIS militants have consolidated their grip on northeast Syria by capturing the Tabqa air base and other remaining regime-held military bases in the Raqqa province.

 

Syria Iraq Map

Mike Nudelman/Business Insider

Top U.S. military officials and experts have acknowledged that ISIS control of vast territory in Syria provides a safe haven for the group to conduct operations in both Syria and Iraq.

 

"Can they be defeated without addressing that part of the organization that resides in Syria? The answer is no" U.S. Chairman of the Joint Chiefs of Staff General Martin E. Dempsey, told reporters at the Pentagon last week. 

 

"If... conditions continue as they are, I believe the IS will largely expand the territory under its control in Syria" Charles Lister of the Brookings Institution told Der Spiegel.

 

Airstrikes on ISIS positions would signal a change of course in Obama's Syria policy, which has been characterized by active non-involvement.

 

Paul Salem of the Middle East Institute notes that potential strikes "could have multiple effects: It would help protect the Kurds and ‘moderate’ opposition from major ISIS or Nusra attempts to conquer their territories; it would directly empower these opposition groups against their radical jihadi foes; and it would give a great boost of morale to these groups, many of whom had perhaps rightly concluded that they had been abandoned."

 

Administration officials told The Guardian that the favored long-term strategy to defeat ISIS is to train moderate Syrian rebels to fight both ISIS and the regime. But the non-jihadist rebels in the Free Syrian Army are now being decimated by both jihadists and the regime after years of being brushed aside as "former doctors, farmers, pharmacists, and so forth" by Obama.

Read more: http://www.businessinsider.com/us-drones-to-fly-over-isis-areas-in-syria--without-assads-approval-2014-8#ixzz3BmpH1rKl
     

 


 

WSWS

US military to initiate operations in Syria

By James Cogan
26 August 2014

The Obama administration has ordered the start of US military operations inside Syria, in addition to ongoing air strikes and renewed troop deployments in Iraq. Officials from US Central Command in the Middle East informed the Wall Street Journal late Monday that “the Pentagon is preparing to conduct reconnaissance flights over Syria.” The surveillance missions would be aimed at gathering the necessary information to carry out air strikes and possible ground assaults.

 

The pretext for military operations into Syria is to curb the Islamic State of Iraq and Syria (ISIS), the Sunni-based Islamist force that has captured much of eastern Syria during the country’s three-year civil war and which this year seized large areas of western and northern Iraq. The US began air attacks on ISIS in Iraq earlier this month, claiming they would be limited to preventing the massacre of thousands of members of the Yazidi religious minority. The air campaign soon escalated into providing air support to Kurdish offensives to retake Mosul Dam and pushing ISIS fighters back from positions they held within 30 kilometres of Erbil, the capital of Iraq’s autonomous Kurdish region.

 

Last week, General Martin Dempsey, the US Joint Chiefs of Staff, laid out the justification for extending the air war into Syria, telling a press conference: “Can they [ISIS] be defeated without addressing that part of the organisation that resides in Syria? The answer is no.” The murder of American journalist James Foley, who was being held prisoner in Syria by ISIS, has been seized upon throughout the American political and media establishment to call for attacks to begin.

 

The corporate media has also extensively reported the weekend capture by ISIS forces of the last Syrian Army base in eastern Syria, the Taqba air base in the largely ISIS-held province of Raqqa. After heavy fighting last week, Syrian troops abandoned their defence of the facility on Sunday after suffering several hundred casualties. Some soldiers captured by the Islamists were reportedly beheaded. ISIS forces in Syria have been able to deploy armoured vehicles, artillery and other weapons captured from US-equipped Iraqi government units.

 

The fall of Taqba is being used to amplify the Obama White House’s portrayal of ISIS as a threat to “US interests” in the Middle East and throughout the world. Behind such self-serving assertions is the reality that the United States is now directly intervening into a civil war in Syria in which Washington has provided tacit backing to ISIS and other Islamist groupings to oust Syrian President Bashar al-Assad.

 

Since 2011, the Obama administration and its European allies have openly supported the armed rebellion against the Syrian regime by various militias, while downplaying or denying the fact that Al Qaeda-linked extremists were the main forces fighting the Damascus government. Vast amounts of military hardware and training have been supplied to the rebels by US proxies such as Turkey and the Gulf States monarchies. Much of it ended up in the hands of ISIS, providing the very weapons that it used to launch its incursion into Iraq against the Shiite-dominated US client regime in Baghdad.

 

At least 200,000 people have lost their lives, 2.5 million turned into refugees and 6.5 million displaced due to the intrigues of Washington and its allies in Syria. The statements from the Pentagon make clear that whatever attacks are made on ISIS, it is not the only, or even the primary, target of US intervention in Syria. Officials told the Wall Street Journal on Monday night that American military forces “would enter Syrian airspace without any Syrian regime approval or authorisation.”

 

That was the White House’s answer to a statement issued Monday by the Syrian government that “any [US] strike which is not coordinated with the government will be considered as aggression.” It appealed for “cooperation” with Washington. The Pentagon spokesmen dismissed the warning and offer of collaboration, telling the Journal that “Syrian air defense systems in eastern Syria won’t pose a threat because sensors are either sparsely located or inoperable.”

 

In comments earlier Monday, State Department spokesperson Jen Psaki declared: “Just because the Syrian regime may be taking on Islamic State ... it certainly doesn’t mean we’re on the same side of the coin here.”

 

Such statements indicate that an intervention against ISIS could be used to take forward Washington’s objective of regime change in Damascus. The immediate prospect that looms is armed clashes between the Syrian air force and US war planes.

 

In just one of the many admissions that US policy is wracked by glaring contradictions, Fox News commented: “[A] US campaign to weaken the Islamic State militants could actually strengthen a leader the White House has sought to push from office. Obama could try to counteract that awkward dynamic by also targeting Assad’s forces, though that could drag the US into the bloody, complex conflict.”

 

The US and its European allies pulled back last September from launching a massive air assault on the Assad regime in the face of popular opposition at home and concerns over a confrontation with Russia and Iran, which both back Assad. Barely a year later, the Obama administration is preparing to launch military operations in Syria, where Iran is believed to have significant military forces and when relations with Russia have dramatically deteriorated due to the crisis in Ukraine. Moreover, there remains no support in the American population for a new war in the Middle East.

 


Russian Foreign Minister Sergey Lavrov stated yesterday that the US and its allies had “to choose what is more important: to change the regime, and satisfy personal antipathies with the risk that the situation will crumble, or find pragmatic ways to join efforts against the common threat.”

 

The Obama administration has ruled out working with Assad regime and is leaving open the option of military operations in support of regime change. At the same time, the White House has flatly rejected any suggestion that it requires congressional approval to open a war in Syria, which would rapidly accelerate regional and international tensions.

 

US military to initiate operations in Syria: The Obama administration has ordered the start of US military operations inside Syria, in addition to ongoing air strikes and renewed troop deployments in Iraq.

 

Related: ISIS: US-made monster running amok in Middle East


Photos:  

http://www.nkornitankwa.com/protesters-rally-against-possible-syrian-attacks-obomba-dont-drone-syria/

the real SyrianFreePress Network

 

http://www.internationalnews.fr/article-us-drones-are-flying-over-isis-areas-in-syria-without-assad-s-approval-124449261.html

Repost 0
Published by Internationalnews - dans 3e Guerre mondiale-World War III
commenter cet article
22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 07:33

Internationalnews

 


 

 

RiaNovosti

 

Titre original: Qui sont les mercenaires dans l'est de l'Ukraine?

 

La présence de combattants de sociétés militaires privées américaines, britanniques, polonaises et italiennes en Ukraine n'est plus un secret depuis longtemps, écrit mercredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

 

Ces 200 ou 300 mercenaires professionnels combattent aujourd'hui presque légalement contre la population de la république autoproclamée de Novorossia (Nouvelle Russie) - ils sont rémunérés mais ne s'empressent pas de rejoindre le front.

 

On trouve aussi des volontaires "idéologiques" de l'étranger, qui sont accueillis les bras ouverts par les "bataillons de défense territoriale" comme Azov et Aïdar. Ils sont recrutés parmi des nazis et des criminels. Ils se battent largement moins bien qu'ils ne s'en vantent sur les réseaux sociaux, et se font parfois capturer par les forces d'autodéfense populaire de Novorossia.

 

La plus notable "acquisition" des forces d'autodéfense a été la capture d'un citoyen de Suède – Michael Skilt, 37 ans, instructeur-tireur d'élite du bataillon Azov qui a servi sept ans dans l'armée suédoise et a une expérience de la guerre au Proche-Orient.

 

Selon "l'hagiographie" officielle du bataillon Azov, le néonazi et raciste Skilt est un défenseur de la démocratie venu en Ukraine comme touriste, qui s'est épris des idées pro-européennes ukrainiennes à Kiev et, débordant de sentiments, a rejoint le mouvement ultranationaliste Pravy Sektor (Secteur droit). Il est arrivé dans le Donbass directement depuis la place de l'Indépendance (Maïdan Nezalejnosti).


 

Il a été capturé par les forces d'autodéfense quand ses "confrères" du bataillon ont tout simplement abandonné ce "viking insaisissable" dans un combat en reculant de manière désorganisée et sans prévenir.

 

Le responsable d'une concession automobile en Italie Francesco Falcone, 54 ans, fait également partie du bataillon Azov. Il s'est avéré que son grand-père faisait partie des 130.000 fascistes italiens envoyés par Mussolini à Stalingrad, pris au piège dans un chaudron et tués lors d'une tentative de percée en hiver 1942.

 

C'est pourquoi le "descendant de légionnaire" Francesco hait les "russophiles", soutient les islamistes et était même prêt à se convertir à l'islam dans sa jeunesse, mais la mémoire de Duce a été plus forte. "J'ai rêvé toute ma vie d'une expérience comme celle-ci. Il n'y a pas de place pour les sentiments. C'est la guerre. Je suis ici pour tuer", a-t-il témoigné devant les journalistes occidentaux.

 

Il est bien plus intéressant d'apprendre qui a recruté cet Italien préretraité dans le bataillon punitif Azov: d'après les renseignements des forces d'autodéfense populaire, il s'agit du Français Gaston Besson, 47 ans, chef de la dite "légion étrangère" dans le cadre du bataillon.

 

Ce n'est sûrement pas par romantisme militaire que cet instructeur de la véritable Légion étrangère française, blessé à trois reprises et qui en a vu de toutes les couleurs pendant la guerre en Yougoslavie, est venu en Ukraine.

 

Les forces d'autodéfense estiment que ce "spécialiste", marié à une Croate et qui résidait jusqu'à présent en Croatie, s'occupe du recrutement de combattants étrangers pour participer à la guerre dans le Donbass. En tout cas, Besson est le premier à avoir diffusé sur les réseaux sociaux l'appel à se mobiliser pour la "guerre contre la Russie" adressé à ses anciens compagnons d'armes. Il se plaint sur Facebook d'être le seul Français à combattre aujourd'hui aux côtés de trois Suédois, trois Finlandais, un Canadien et un Italien.

 

Les combattants des forces d'autodéfense rapportent souvent avoir vu, tué ou capturé des Arabes, des Noirs ou des ressortissants de pays baltes. Un représentant du service de contre-espionnage de la république autoproclamée de Donetsk a notamment déclaré qu'il y avait des Egyptiens, des Soudanais, des Croates et des Albanais parmi les mercenaires étrangers.

 

Photos: Ukraine: des mercenaires étrangers dans les troupes pro-Kiev (insurgés)

"Azov", "Donbass", Secteur droit: les symboles SS revisités en Ukraine

 

http://www.internationalnews.fr/article-qui-sont-les-mercenaires-dans-l-est-de-l-ukraine-124411686.html

Repost 0
Published by Internationalnews - dans 3e Guerre mondiale-World War III
commenter cet article
21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 13:26

Internationalnews


 

WSWS 11 aout 2014

Par Barry Grey

Le lancement d’une guerre aérienne américaine contre l’organisation État islamique d’Irak et de Syrie (ISIS) en Irak ne fera qu’aggraver une catastrophe étiquetée «Made in the USA». L’invasion d’une grande partie du pays par la branche d’Al-Qaïda est le produit non pas d’une «politique qui a échoué», mais de décisions criminelles prises il y a environ vingt-cinq ans.

 

La Guerre du Golfe de 1991 a été suivie pendant plus d’une décennie de sanctions brutales et de frappes aériennes qui ont tué près d’un million d’Irakiens. Il y eut aussi le complot manigancé dans le dos de la population américaine d’utiliser carrément des mensonges comme prétexte à une guerre de conquête qui fut lancée en 2003.

 

Il n’est pas possible de discuter de la situation actuelle sans citer de noms: Bush, Cheney, Wolfowitz, Rumsfeld, Rice, Powell – les comploteurs qui ont menti sciemment au peuple américain et au monde pour justifier une guerre pour le pétrole et la domination de l’impérialisme américain. Comme nous le savons tous, leurs affirmations concernant des armes de destruction massive de l’Irak étaient un tissu de mensonges.

 

L’autre gros mensonge fut l’affirmation que Saddam Hussein était de connivence avec Al-Qaïda. Avant l’invasion et l’occupation américaines de l’Irak, Al-Qaïda n’existait pas dans le pays. Le régime séculier de Hussein était hostile au groupe islamique djihadiste. Mais le renversement de Hussein et la mise en place d’un régime fantoche sectaire chiite ont permis à Al-Qaïda de s’établir et prospérer.

 

Les auteurs de ce massacre ont eux-mêmes forgé des expressions qui les condamnent, telles «shock and awe» (choc et effroi). Ils ont fait entrer dans le vocabulaire du monde d’autres termes: Abou Ghraïb, Falloujah, phosphore blanc, «restitution», «water-boarding» (simulation de noyade) et Guantanamo.

 

Des milliers de soldats américains ont été tués en huit ans de guerre et d’occupation. Des dizaines de milliers de plus souffrent de séquelles corporelles et psychologiques permanentes. Des milliers de milliards de dollars ont été dilapidés tandis que les niveaux de vie des travailleurs ont été dévastés par des licenciements, des réductions de salaire et des coupes dans les programmes sociaux.

 

Des centaines de milliers d’Irakiens ont été massacrés, des millions sont devenus des réfugiés et un pays entier a été presque réduit en décombres. Des pressions sectaires entre les populations chiites, sunnites et kurdes ont été délibérément suscitées afin de diviser pour mieux régner.

 

Obama, qui avait remporté les élections pour s’être présenté notamment en adversaire à la guerre en Irak, a, une fois au pouvoir, poursuivi la guerre en respectant le calendrier proposé par Bush pour le retrait des troupes américaines. Il a fait en sorte qu’aucun des conspirateurs des années Bush n’ait eu de comptes à rendre pour ses crimes.

 

Et ce n’est pas tout. Lui et ses complices, comme Hillary Clinton, ont entretenu des groupes liés à Al-Qaïda, tels ISIS, en les utilisant comme des forces intermédiaires dans leurs guerres pour un changement de régime en Libye et en Syrie. La conséquence en fut 50.000 morts en Libye, le meurtre du président déchu, Mouammar Kadhafi, et un pays en proie à l’anarchie, des luttes sanglantes entre des milices rivales et l’effondrement de son industrie pétrolière.

 

Pour l’instant, la guerre civile, attisée par Washington et menée par ISIS en Syrie, a tué plus de 100.000 personnes et fait des millions de réfugiés. Actuellement, Washington bombarde en Irak les forces mêmes que les États-Unis ont créées en Syrie.

 

La tentative faite jeudi soir par le président dans sa déclaration de présenter le lancement d’une guerre aérienne en Irak comme un effort d’aide humanitaire pour venir au secours des Yazidis assiégés pue l’hypocrisie – et ce d’autant plus compte tenu de son plein appui pour le meurtre de masse israélien des civils à Gaza. L’affirmation d’Obama de ne vouloir mener qu’une campagne «limitée» et «ciblée» sans réexpédier de «troupes de combats» en Irak est un nouveau mensonge.

 

«Comme le président l’a clairement indiqué», a dit vendredi le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, «l’armée américaine continuera de prendre des mesures directes contre [ISIS] s’ils menacent notre personnel et nos installations.» Un autre responsable a dit, «La balle est dans le camp de l'ennemi. S’ils cessent, nous cessons. S’ils attaquent, nous porterons un coup décisif.» L’actuelle campagne pourrait durer des semaines, ont précisé des responsables.


Ceux-là mêmes qui ont embrasé l’ensemble du Moyen-Orient sont en train de planifier une catastrophe identique en Ukraine en élaborant des projets de guerre contre la Russie et la Chine, deux puissances nucléaires.

 

Comme toujours, les médias américains déversent la propagande du gouvernement sous la forme d’«actualités». Dans toutes les couvertures médiatiques qui cherchent à justifier la nouvelle campagne de bombardement, aucun des commentateurs et des chroniqueurs nantis n’a pensé à écrire que l’armée et le gouvernement américains étaient responsables de la catastrophe en Irak.

 

Tout cela montre que l’éruption du militarisme américain à l’étranger va de pair avec l’effondrement de la démocratie sur le plan intérieur. Aucun des responsables de ces crimes n’est redevable au peuple américain. Aucun n’est tenu de rendre des comptes. Ils font partie d’une oligarchie de patrons milliardaires, de chef du renseignement et de gros bonnets de l’armée qui dirige les États-Unis.

 

Il revient à la classe ouvrière de désarmer les bellicistes et de traduire en justice les criminels de guerre. L’alternative est une guerre après l’autre qui mènera inévitablement à une nouvelle guerre mondiale, cette fois-ci avec des armes nucléaires.

 

La tâche urgente à accomplir est la construction d’un massif mouvement antiguerre mondial basé sur la classe ouvrière et armé d’un programme révolutionnaire pour le renversement du capitalisme, la cause première de la guerre, et l’établissement du socialisme.


(Article original en anglais paru le 9 août 2014)

 

Source de la photo: Russia Today

 

Sur Obama, on peut lire: Barack Obama : Une victoire programmée par le Nouvel Ordre Mondial

 

http://www.internationalnews.fr/article-eiil-en-irak-une-catastrophe-fabriquee-aux-etats-unis-124392226.html

Repost 0
Published by Internationalnews - dans 3e Guerre mondiale-World War III
commenter cet article
2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 05:30

Internationalnews

Mondialisation

Pourquoi Washington n’a-t-il pas rejoint le président russe Vladimir Poutine pour demander une enquête internationale objective et non politisée au moyen d’experts dans l’affaire de l’avion de ligne de la Malaysia Airline ?

 

Le gouvernement russe lui, continue à fournir des faits, incluant des photos satellites montrant la présence de missiles anti-aériens Buk ukrainiens dans les zones depuis lesquelles l’avion commercial aurait pu être abattu par le système de missiles, ainsi que la documentation de la présence de chasseur ukrainien Su-25 approchant le Boeing malais avant qu’il n’aille au tapis.

 

Le chef du directorat des opérations du QG militaire russe a dit dans une comnférence de presse aujourd’hui (21 juillet) à Moscou que la présence des chasseurs militaires ukrainiens était confirmée par le centre de contrôle de Rostov.

 

Le ministère russe de la défense a indiqué qu’au moment de la destruction du vol MH17, un satellite américain se tenait au dessus de la zone. Le gouvernement russe demande expressément que Washington fournisse toutes les photos disponibles et les donnés capturées par le satellite.

 

Le président Poutine a insisté de manière répétée que l’enquête sur le vol MH17 requiert “un groupe d’experts totalement représentatifs travaillant sur place sous la direction de l’Organisation Internationale de l’Aviation Civile (OIAC).” L’appel de Poutine pour un examen d’expert indépendant de l’OIAC ne semble pas être le désir d’une personne qui a quoi que ce soit à cacher…

 

Se tournant vers Washington, Poutine a déclaré:

 

“En même temps, personne (pas même la “nation exceptionnelle”) n’a le droit d’utiliser cette tragédie pour parvenir à des buts politiques étriqués et égoïstes.”

 

Poutine a rappelé à Washington:

 

“Nous avons demandé répétitivement aux camps en conflit d’arrêter l’effusion de sang immédiatement et de s’assoir à la table des négociations. Je peux dire avec confiance que si les opérations militaires n’avaient pas été continuées (par Kiev) le 28 Juin en Ukraine orientale, cette tragédie ne se serait pas déroulée.”

 

Quelle est la réponse américaine ?

Des mensonges et des insinuations.

 

Hier (le 20 juillet), le ministre américain des AE, John Kerry, a confirmé que des séparatistes pro-russes étaient impliqués dans l’abattage de l’avion de ligne malais et a dit qu’il “était assez clair que ce système de missiles a été transféré depuis la Russie vers les séparatistes. Nous savons avec confiance, que les Ukrainiens n’avaient pas de système de la sorte près de la zone à ce moment précis, ceci fait donc clairement pointer le doigt vers les séparatistes.”

 

La déclaration de Kerry n’est qu’un mensonge de plus dans la longue liste de mensonges vociférés par les ministres des AE américains en ce XXI`ème siècle. Qui peut oublier la paquet de mensonges proféré devant l’ONU par Colin Powell au sujet des “armes de destruction massive” de Saddam Hussein ou du mensonge de Kerry répété jusqu’à plus soif qu’Al-Assad avait “utilisé des armes chimiques contre son peuple” ainsi que la litanie sans fin de mensonges au sujet du “nucléaire militaire iranien ?”

 

Rappelez-vous que Kerry en de multiples occasions, a déclaré que les Etats-Unis avaient la preuve qu’Al-Assad avait “franchi la ligne rouge” en utilisant des armes chimiques. Quoi qu’il en soit, Kerry n’a jamais été capable de fournir des preuves concrètes pour ses affirmations. Les Etats-Unis n’avaient aucune preuve à fournir au premier ministre britannique dont la proposition au parlement de participer avec Washingrton à l’attaque militaire de la Syrie, fut rejetté par vote du parlement. Celui-ci dit alors clairement au premier ministre: “pas de preuve, pas de guerre.”

 

Pourquoi Washington ne fournit-il pas ses photos satellites ?

 

La réponse est la même que celle à la question du pourquoi Washington ne fait-il pas publier toutes les vidéos qu’il a confisqué, qu’il clâme pourtant prouver qu’un avion de ligne détourné a percuté le Pentagone le 11 septembre 2001. Les vidéos ne soutiennent en rien la version des faits de Washington tout comme les photos satellites ne soutiennent en rien l’affirmation de Kerry.

 

Les inspecteurs d’armement de l’ONU sur le terrain en Irak avait rapporté que l’Irak n’avait aucune arme de destruction massive. Mais les faits ne soutenaient pas la propagande de Washington et ils furent ignorés. Washington commença une guerre hautement destructrice basée uniquement sur ses mensonges délibérés.

 

Les inspecteurs de l’AIEA (nucléaire) depuis l’Iran ainsi que les 16 agences de renseignement américaines ont rapporté que l’Iran n’avait aucun programme nucléaire militaire. Mais ce fait ne rentre pas dans la ligne de l’agenda de Washington et fut ignoré à la fois par le gouvernement et par les médias de la pressetituée.

 

Nous sommes les témoins de la même chose aujourd'hui avec les assertions en l’absence de preuves que la Russie est responsable de l’abattage de l’avion de ligne malais.

 

Tout le monde au sein du gouvernement américain n'est aussi fou que Kerry ou McCain. Au lieu de mentir, beaucoup d’officiels américains préfèrent insinuer.

 

Ainsi la sénatrice Diane Feinstein en est un parfait exemple. Interviewée sur la chaîne pressetituée de CNN, Feinstein a dit:

 

“Le problème est, où est Poutine ? Je dirai, Poutine, soit un homme. Tu dois dire au monde. Tu dois dire si c’est une erreur, ce que j’espère que cela le fut, mais dis-le.”

 

Poutine a parlé sans arrêt au monde, a appelé pour une enquête d’experts indépendants non-politisée et Feinstein demande à Poutine pourquoi il se cache derrière le silence ? Nous savons que tu l’as fait, insinue Feinstein, simplement dis-nous si tu l’as planifié ou si c’est un accident.

 

La façon dont le cycle entier du système d’information a été orchestré pour instantanément blâmer la Russie, longtemps avant même que de véritables informations ne parviennent, suggère que l’abattage de l’avion commercial est une opération de Washington. Il est bien sûr très possible que la pressetituée bien entraînée n’ait pas eu besoin d’une orchestration de Washington afin de mettre le blâme sur la Russie. D’un autre côté, quelques unes des performances médiatiques semblent trop suivre un script pour ne pas avoir été préparées à l’avance.

 

Nous avons aussi la préparation en avance de la vidéo sur YouTube qui affirme qu’un général russe et des séparatistes ukrainiens discutaient d’avoir abattu par erreur l’avion de ligne civil. Comme je l’ai dit auparavant. Cette vidéo est doublement plombée. Elle était préparée d’avance et en impliquant l’armée russe, elle a omis un fait très important, celui que l’armée russe peut parfaitement faire la différence entre un avion de ligne civil et un avion militaire. L’existence même de cette vidéo implique qu’il y avait un complot pour abattre l’avion de ligne et le blâmer sur la Russie.

 

J’ai vu des rapports sur le système russe de missiles anti-aériens qui disent que le système possède un système de sécurité intégré qui est capable de contacter le transponder (boîte de données) de l’appareil afin de vérifier de quel type d’appareil il s’agit. Si ces rapports sont corrects et que le transponder de l’appareil est trouvé, le contact sera enregistré.

 

J’ai lu des rapports disant que le traffic aérien ukrainien a changé la route du vol MH17 et l’a redirigé au dessus de la zone de conflit. Le transponder devrait aussi nous dire si cette information est correcte. Si elle l’est, il y a preuve circonstancielle que l’acte était intentionnel de la part de Kiev, une action qui aurait demandé l’accord préalable de Washington.

 

Il y a aussi d’autres rapports faisant état d’une profonde divergence entre l’armée ukrainienne et les milices non-officielles formées par les mouvements extrémistes néo-nazis, qui apparemment furent responsables des premières attaques sur les séparatistes d’Ukraine orientale. Il est possible que Washington ait utilisé ces extrémistes pour comploter la destruction de l’avion de ligne afin de faire porter le chapeau à la Russie et utiliser les accusations pour faire pression sur l’UE afin qu’elle s’aligne sur les sanctions unilatérales de Washington envers la Russie. Nous savons que Washington est désespéré de briser la croissance économique et les liens politiques existant entre l’Europe et la Russie.


 

Si l’abattage de l’avion de ligne a été planifié, tous les ustensiles de sécurité embarqués sur le missile auraient pu avoir été éteints afin de ne donner aucun signe avant-coureur de la frappe ni possibilité de traçage. C’est peut-être la raison pour laquelle un avion de chasse ukrainien fut envoyé pour inspecter l’avion. Il est possible que la véritable cible ait été l’avion de Poutine et que de l’incompétence dans la réalisation du complot ait résulté la destruction du vol MH17.

 

Comme il y a un bon nombre d’exlications possibles, nous devons garder un esprit ouvert et résister à la propagande de Washington jusqu’à ce que les faits et preuves soient collectés. Dans le meilleur des cas, Washington est coupable d’avoir utilisé l’incident pour blâmer par avance la Russie sans attendre quelque preuve que ce soit. Tout ce que Washington nous a montré jusqu’ici n’est qu’accusations infondées et insinuations. Si c’est tout ce que continue à nous montrer le gouvernement américain, alors nous saurons qui vraiment blâmer.

 

Dans le même temps, rappelez-vous l’histoire du petit garçon qui criait toujours “au loup!” Il a tellement menti que lorsque le loup est vraiment arrivé, plus personne ne l’a cru. Ceci sera-t-il la destinée finale de Washington ?

 

Au lieu de déclarer la guerre à l’Irak, l’Afghasnistan, la Libye, la Somalie, le Yémen et la Syrie, pourquoi Washington s’est-il caché derrière des mensonges ? Si Washington veut la guerre avec l’Iran, la Russie et la Chine, pourquoi tout simplement ne pas leur déclarer la guerre ?

 

La raison pour laquelle la constitution requiert un consentement du congrès pour déclarer la guerre est justement pour prévenir que la branche exécutive n’orchestre des guerres pour des agendas privés En adbiquant sa responsabilité constitutionnelle, le congrès des Etats-Unis est complice des crimes de guerres de la branche exécutive. En approuvant le meurtre prémédité des Palestiniens, le gouvernement américain est complice des crimes de guerre d’Israël.

 

Posez-vous cette simple question

 

Le monde ne serait-il pas un endroit plus sûr, moins meurtrier, avec moins de destruction et de gens déplacés, sujet à plus de vérité et de justice si les Etats-Unis et Israël n’existaient pas ?


Paul Craig Roberts

Article original en anglais :

How American Propaganda Works: “Guilt By Insinuation”, publié le 21 juillet 2014

Traduction : Résistance 71


roulette

 

Sur le même sujet:

Anciens officiers du renseignement US : Obama doit publier les preuves sur le vol MH17 2 août 2014

Désertions catastrophiques et pertes massives au sein de l’armée ukrainienne

Il faut sanctionner la Russie !

Les médias russes rapportent que le vol MH17 a été abattu par une batterie de missiles ukrainienne

http://www.internationalnews.fr/article-culpabilite-par-l-insinuation-comment-fonctionne-la-propagande-americaine-par-dr-paul-craig-robe-124274595.html 

Repost 0
Published by Internationalnews - dans 3e Guerre mondiale-World War III
commenter cet article

Présentation

  • : internationalnews
  • internationalnews
  • : Un site d'information et de réflexion sur l'actualité internationale, le nouvel ordre mondial, la géostratégie, la propagande, l'impérialisme, le nucléaire, l'économie, l'environnement et la culture, illustré de documentaires. Site géré par des journalistes bénévoles, sans aucune obédience politique, religieuse ou autre.
  • Contact

STOP TAFTA !

Rechercher

Dossiers les plus consultés