23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 10:06

Internationalnews

21 avril 2014

 

 

Global Research, avril 10, 201

Le régime Obama a envoyé simultanément des menaces à la Russie qu’il est en train de se mettre à dos et à ses alliés européens de l’OTAN, sur lesquels il compte pour soutenir des sanctions contre la Russie. Cela ne peut que mal tourner.

Même les Étasuniens, qui vivent dans un environnement médiatique complètement contrôlé le savent : les Européens, les Sud-Américains et les Chinois sont furieux que la National Stasi Agency (NSA) espionne leurs communications. L’affront de la NSA contre la légalité, la Constitution des États-Unis et les normes diplomatiques internationales est sans précédent et pourtant, l’espionnage continue tandis que le Congrès se tourne les pouces et trahit le serment qu’il a fait de défendre la Constitution des États-Unis.

À Washington, le charabia de la branche exécutive au sujet de la « sécurité nationale » suffit pour remettre en cause la loi statutaire et les obligations constitutionnelles. Voyant que la Maison-Blanche, le Congrès et les tribunaux fédéraux sont impuissants et incapables de maîtriser l’État policier, l’Europe occidentale a décidé de créer un système de communication européen excluant les entreprises étasuniennes afin de protéger la vie privée des citoyens européens et les communications gouvernementales de la Stasi de Washington.

Le régime Obama, voulant désespérément s’assurer qu’aucun individu et aucun pays ne passe a travers les mailles de son filet d’espionnage, a dénoncé l’intention de l’Europe occidentale de protéger la confidentialité de ses communications comme étant une « violation des lois du commerce ».

Le représentant étasunien du commerce a négocié des « accords commerciaux » secrets en Europe et en Asie, immunisant les entreprises américaines contre les lois des pays qui signent ces accords. Il a brandi la menace de pénalités à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) si le réseau de communications européen exclut les entreprises étasuniennes qui servent d’espions à la NSA. Dans toute son arrogance, Washington a dit à ses alliés les plus nécessaires : si vous ne laissez pas la NSA vous espionner, nous utiliserons l’OMC pour vous sanctionner.

Voilà. Le reste du monde a désormais la meilleure raison de sortir de l’OMC et d’éviter les « accords commerciaux » transpacifique et transatlantique. Ces accords n’ont rien à voir avec le commerce. Le but de ces « accords commerciaux » est d’établir l’hégémonie de Washington et des entreprises étasuniennes sur les autres pays.

Dans une arrogante démonstration du pouvoir de Washington sur l’Europe, le représentant du commerce étasunien a averti les alliés de Washington :

« Le représentant du commerce va surveiller attentivement le développement de telles propositions », visant à créer un réseau de communication européen séparé. http://rt.com/news/us-europe-nsa-snowden-549/

Washington se fie à la chancelière allemande, au président français et au premier ministre britannique pour que la servitude envers Washington passe avant la confidentialité des communications de leurs pays.

Le gouvernement russe a réalisé que participer au système monétaire lié au dollar étasunien, signifie que la Russie est ouverte au pillage des banques et des entreprises occidentales ou des individus qu’elles financent, que le rouble est vulnérable à la spéculation à la baisse dans les marchés de change, et que la dépendance au système de paiement international étasunien expose la Russie à des sanctions arbitraires imposées par le « pays exceptionnel et indispensable ».

Pourquoi le gouvernement russe a mis tant de temps pour comprendre que le système de paiement en dollar met les pays sous la férule de Washington? Cela est intrigant. Peut-être en raison du succès de la propagande étasunienne de la guerre froide? Cette propagande dépeignait les États-Unis comme étant le phare, le grand expert des droits humains l’opposant à la torture, le garant de la liberté, le défenseur des petits, l’amoureux de la paix et le grand bienfaiteur du monde. Cette image a survécu même lorsque le gouvernement étasunien empêchait la montée de tout gouvernement représentatif en Amérique latine et qu’il mettait en ruine une demi-douzaine de pays en les bombardant.

Les Russes émergeant du communisme se sont naturellement alignés à l’image propagandiste de la « liberté étasunienne ». On a complètement négligé le fait que les États-Unis et l’Europe étaient aussi corrompus et avaient également du sang sur les mains.

Durant les années de propagande antisoviétique, Washington assassinait des femmes et des enfants européens et blâmait les communistes.

La vérité a vu le jour lorsque l’ancien président italien Francesco Cossiga a révélé publiquement l’Opération Gladio, une opération terroriste sous fausse bannière menée par la CIA et le renseignement italien pendant les années 1960, 1970 et 1980. Gladio ciblait des femmes et des enfants européens afin de blâmer les communistes et ainsi empêcher les partis communistes européens de faire des gains électoraux. Il s’agit de l’une des opérations sous fausse-bannière les plus connues de l’histoire, ayant entraîné des confessions extraordinaires de la part des services de renseignement italiens.

Maintenant que le gouvernement russe comprend que la Russie doit quitter le système du dollar pour protéger sa souveraineté, le président Poutine a fait des accords pétroliers en roubles et sous forme de troc avec la Chine et l’Iran.

Cependant, Washington s’oppose à ce que la Russie abandonne le système de paiement international en dollar. Zero Hedge, une source d’information plus fiable que les médias écrits et audio-visuels étasuniens, rapporte que Washington a menacé la Russie et l’Iran que tout accord pétrolier conclu dans une autre devise que le dollar mènerait à des sanctions des États-Unis.

http://www.zerohedge.com/news/2014-04-04/us-threatens-russia-sanctions-over-petrodollar-busting-deal

L’objection de Washington à l’accord irano-russe a clairement démontré à tous les gouvernements que Washington utilise le système de paiement international basé sur le dollar comme moyen de contrôle.

Pourquoi des pays devraient accepter un système international de paiement qui empiète sur leur souveraineté? Que se passerait-il si au lieu d’accepter passivement le dollar comme moyen de paiement international, les pays le laissaient tout simplement tomber?

La valeur du dollar s’effondrerait ainsi que le pouvoir de Washington. À titre de réserve monétaire mondiale, le dollar confère à Washington le pouvoir de payer ses factures en imprimant de l’argent.

Sans ce pouvoir, les États-Unis ne pourraient pas maintenir leur posture militaire agressive ou leurs pots-de-vin aux gouvernements étrangers pour donner leurs ordres.

Washington ne serait qu’un autre empire déchu, dont la population a de la difficulté à joindre les deux bouts, alors que le 1%, comprenant les mégariches, fait concurrence avec ses yachts de 200 pieds et ses fontaines à 750 000 dollars. L’aristocratie et les serfs. Voilà ce que sont devenus les États-Unis, retournés à l’ère féodale.

Ce n’est qu’une question de temps avant que l’on reconnaisse universellement que les États-Unis sont un État failli. Espérons qu’on le réalise avant que les arrogants habitants de Washington ne fassent exploser le monde à la poursuite de l’hégémonie.

Les actions provocatrices de Washington contre la Russie sont inconscientes et dangereuses.

Le gouvernement russe trouve suspect le déploiement de forces aériennes, terrestres et navales de l’OTAN aux frontières de la Russie, en violation du traité Russie-OTAN de 1997 et de la convention de Montreux, surtout parce que ce déploiement est justifié par les mensonges voulant que la Russie soit sur le point d’envahir la Pologne, les États baltes et la Moldavie, en plus de l’Ukraine.

Ces mensonges sont évidents. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a demandé des explications à l’OTAN déclarant :

« Nous attendons non seulement des réponses, mais des réponses entièrement basées sur le respect des règles sur lesquelles nous nous sommes entendus. »

http://rt.com/news/lavrov-ukraine-nato-convention-069/

Anders Fogh Rasmussen, la marionnette de Washington installée à la tête de l’OTAN comme homme de paille, n’est pas plus en charge de l’OTAN que je ne le suis. Sa réponse accroîtra certainement les craintes des Russes. Rasmussen a en effet rejeté la demande d’explication du ministre russe la qualifiant de « propagande et de désinformation ».

De toute évidence, nous sommes témoins de tensions croissantes causées par Washington et l’OTAN. Ces tensions s’ajoutent à celles qui se faisaient sentir depuis le coup d’État de Washington en Ukraine. Ces actions imprudentes et dangereuses ont totalement détruit la confiance du gouvernement russe en l’Occident et nous conduisent vers une guerre mondiale.

Les manifestants de Kiev, appelés à descendre dans les rues par les ONG de Washington, n’ont pas réalisé que leur stupidité a mis le monde sur la voie de l’apocalypse.

 

Article original en anglais: Obama Issues Threats To Russia And NATO, publié le 7 avril 2014

Traduction : Mondialisation.ca

Source de la photo: echelledejacob

Les emphases sont d'IN

 

http://www.internationalnews.fr/article-obama-menace-la-russie-et-l-otan-par-paul-craig-roberts-par-dr-paul-craig-roberts-123405163.html

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 07:00

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15 avril 2014

 

Les États-Unis ne sont plus les maîtres du monde, assurant sa sécurité et imposant leur loi. Par conséquent, chaque État est désormais contraint d’assurer lui-même sa sécurité, comme à l’époque de la Guerre froide. Bien que les situations géopolitiques soient nettement différentes, les dépenses militaires sont semblables.

 
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© Sipri

Tandis que la stratégie des États-Unis et de l’Otan, avec la crise ukrainienne, provoque un affrontement Ouest-Est qui ramène l’Europe à une situation, par certains aspects, analogue à celle de la Guerre froide, les données publiées hier par le Sipri confirment que la dépense militaire mondiale (calculée net d’inflation pour la comparaison dans le temps) est revenue aux niveaux de la Guerre froide : après avoir chuté entre 1991 et 1998, elle est remontée à un niveau supérieur à celui de la dernière période de l’affrontement Ouest-Est. Les données, concernant 2013, montrent qu’on dépense dans le monde, dans un objectif militaire, 3,3 millions de dollars par minute, 198 millions de dollars par heure, quasiment 4,8 milliards de dollars par jour. Ce qui équivaut à 1747 milliards de dollars en une année.

 

La dépense militaire mondiale est en réalité encore plus élevée que celle calculée par le Sipri quand il fait la somme des budgets de la Défense des différents États : il s’y ajoute en fait diverses dépenses de caractère militaire, incluses dans d’autres chapitres des budgets nationaux. Aux États-Unis, la dépense pour les armes nucléaires (23 milliards de dollars annuels) est inscrite non pas au budget du département de la Défense, mais à celui du département de l’Énergie ; celle des militaires à la retraite (environ 170 milliards annuels), à celui du département des Anciens combattants ; les dépenses pour les aides militaires et économiques à des alliés stratégiquement importants (environ 50 milliards annuels) sont inscrites aux budgets du département d’État et de quelques autres.

 

Dans le budget fédéral 97 milliards annuels sont alloués pour un « Fonds unifié de la Défense, du département d’État et de l’Usaid » destiné aux opérations outre-mer (Overseas contingency operations). 40 autres milliards annuels sont dépensés pour le département de la Sécurité de la patrie. Et il y a enfin la dépense des services secrets, dont l’unique chiffre « non-classifié » (1,6 milliards annuels) n’est que la pointe de l’iceberg. En ajoutant ceux-ci et les autres postes de dépense au budget officiel du Pentagone (640 milliards en 2013), la dépense militaire étasunienne grimpe à quasiment 1000 milliards de dollars annuels. Ce qui signifie qu’environ un dollar sur quatre, dans le budget fédéral, est dépensé dans un objectif militaire.

 

Si l’on ne s’en tenait même qu’au chiffre de 640 milliards de dollars fourni par le Sipri, les États-Unis restent nettement en tête dans le classement des 15 pays ayant la plus grosse dépense militaire du monde. Suivent à distance, comme en 2012, la Chine et la Russie avec une dépense estimée respectivement à 188 et 88 milliards de dollars en 2013. L’ordre change par contre notablement dans la partie restante du classement. L’Arabie Saoudite passe, par rapport à 2012, du septième au quatrième rang. Suivent la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne (qui avance du neuvième au septième rang), le Japon, l’Inde, la Corée du Sud, l’Italie (avec une dépense estimée à 32,7 milliards de dollars en 2013), le Brésil, l’Australie, la Turquie, les Émirats Arabes Unis. Ces 15 pays totalisent 80 % de la dépense militaire mondiale.

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Les données du Sipri mettent en évidence de fortes augmentations dans les budgets militaires de divers autres pays, surtout ceux où les États-Unis exercent leur influence. En Europe orientale, le budget militaire de l’Ukraine a grossi de 16 % par rapport à 2012. En Afrique, le Ghana a augmenté en une année son budget de 129 %, l’Angola de 36 %, le Congo (Rép. dém.) de 34 %. Au Proche-Orient, les budgets militaires en Irak et au Bahreïn ont augmenté d’environ 27 %. En Asie, celui de l’Afghanistan a grossi de 77 % par rapport à 2012, celui des Philippines de 17 %. En Amérique du Sud, les budgets militaires du Paraguay et du Honduras ont augmenté en une année respectivement de 33 % et 22 %.

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© Sipri

La dépense militaire alimente une nouvelle course aux armements qui, conduite par les plus grandes puissances occidentales, a un effet de traction à l’échelle mondiale. Il ne s’agit pas que des F-35, sur lesquels se concentre aujourd’hui l’attention des médias, mais de plusieurs autres systèmes d’arme tout aussi coûteux mais peu connus. Il y a six mois a été lancé aux États-Unis le super porte-avions Gerald Ford (premier d’une série), le navire de guerre le plus coûteux jamais construit : 14 milliards de dollars. Grâce à de nouvelles catapultes, ses 75 avions (dont le coût doit être ajouté à celui du navire) pourront effectuer 25 % d’attaques de plus que ceux actuellement embarqués sur les actuels porte-avions de la classe Nimitz. Et le 4 juillet prochain sera lancé en Angleterre le super porte-avions HMS Queen Elizabeth de 65 000t (le triple de l’actuelle classe Invincible), auquel fera suite une unité jumelle, pour une dépense de 12 milliards de dollars, plus celle des avions embarqués : les F-35, qui pourront être amenés du hangar sur le pont d’envol en 60 secondes. Ces porte-avions, annonce la Royal Navy, pourront ainsi « depuis la mer projeter la puissance aérienne à tout moment et dans tous les endroits du monde où ce sera nécessaire ».

L’empire frappe encore.

Apostille de la traductrice

Le lecteur curieux rapportera les chiffres de la dépense 2013 de chacun des 15 premiers pays du classement établi par le Sipri (même sans les corrections indiquées par l’auteur) à leur nombre d’habitants ; pour comparer par exemple la dépense militaire par tête entre la Chine (1, 347 milliards d’habitants environ) et l’Arabie Saoudite (presque 30 millions), ou le Bahreïn (1,231 millions officiels, après les massacres des manifestations de leur « printemps » 2011).
La logique voudrait qu’on compare ensuite la dépense militaire par habitant aux dépenses annoncées pour l’éducation, la santé, bref tous les postes entrant dans ce qu’on appelle l’indice de développement humain. Y compris celui des pays qualifiés de « dictatures » comme Cuba et la Syrie, malgré les embargos qui y sévissent, par les soins du premier de la classe, depuis respectivement une cinquantaine et plus d’une dizaine d’années.

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

 

Photo: Sans langue de bois

 

http://www.internationalnews.fr/article-la-depense-militaire-revient-a-la-guerre-froide-par-manlio-dinucci-123364865.html

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 14:08

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16 avril 2014+

 

Des missiles anti-tanks ont été tirés contre l’armée arabe syrienne au cours des deux dernières semaines par Harakat Hazm, un groupe islamiste créé par l’Otan en janvier 2014

 

Il semble que plusieurs centaines de BGM-71 TOW aient été livrés depuis la Turquie à ces mercenaires, dans le cadre de la guerre secrète commandée par Washington.

 

Alors que les experts ont d’abord supposé que ces matériels avaient été livrés par le Qatar, il semble aujourd’hui qu’ils l’aient été par l’Arabie saoudite au nom des États-Unis.

 

En février 2012, les takfiristes de l’Émirat islamique de Baba Amr disposaient de missiles Milan de fabrication franco-allemande et d’un encadrement d’officiers français [1].

 

 

 

American Anti-Tank Weapons Appear in Syrian Rebel Hands”, par Charles Lister, Huffington Post, 9 avril 2014. Et “Rebel videos show first U.S.-made rockets in Syria”, par Peter Apps, Reuters, 15 avril 2014.

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 04:14

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WSWS 10 avril 2014
Par Chris Marsden

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a accusé mardi la Russie d'être derrière les manifestations séparatistes en Ukraine orientale et a dit que Moscou devait «publiquement désavouer les activités des séparatistes, des saboteurs et des provocateurs» s'il ne veut pas «subir des conséquences plus graves».

 

Témoignant devant les membres de la commission du Sénat sur les relations étrangères, Kerry a déclaré, «Tout simplement, ce que nous voyons de la part de la Russie est une tentative illégale et illégitime de déstabiliser un État souverain et de forcer une crise avec des agents payés qui interviennent au-delà d'une frontière internationale.»

 

L'objectif, a-t-il dit, serait de créer un prétexte pour d'autres incursions russes en territoire ukrainien.

 

Si la diatribe hypocrite de Kerry n'était pas au service d'objectifs aussi dangereux, elle serait risible – étant donné que l'Ukraine est maintenant dirigée par une régime installé par Washington qui a admis y avoir investi 5 milliards de dollars. Mais Kerry cherche à créer un prétexte pour lancer une attaque contre la Russie.

 

Kerry a téléphoné au ministre des Affaires étrangères russe Sergei Lavrov pour organiser des négociations entre de hauts responsables de la Russie, des États-Unis, de l'Ukraine et de l'Union européenne (UE) prétendument pour calmer les tensions. Mais en réalité, Washington continue ses actions militaires à la fois en Ukraine et autour de celle-ci.

 

Derek Chollet, sous-secrétaire à la Défense chargé des affaires de sécurité internationale, a déclaré mardi à la commission de la Chambre des représentants sur les services armés que le destroyer USS Tuxtun allait demeurer plus longtemps en mer Noire et qu'il serait rejoint par un autre navire dans une semaine.

 

«Bien que ne cherchons pas une confrontation militaire avec la Russie», a-t-il dit, l'annexion «illégale» de la Crimée le mois dernier et les «menaces militaires» continues contre l'Ukraine et d'autres États voisins risquent de pousser les États-Unis «à réexaminer le déploiement de leurs forces en Europe», a indiqué le Washington Post.

 

Mardi, Moscou a accusé les États-Unis d'envoyer des mercenaires pour mater les manifestants des villes d'Ukraine orientale de Kharkiv, Donetsk et Luhansk qui exigent la tenue d'un référendum pour rejoindre la Russie.

 

Une déclaration du ministère des Affaires étrangères russe a indiqué que l'Ukraine entend supprimer les troubles avec «des forces internes resserrées et des unités de la Garde nationale avec la participation de combattants du groupe armé illégal Secteur droit», en coopération avec «150 experts américains de l'organisation militaire privée “Greystone”» déguisés en soldats réguliers.

 

«Nous appelons à la fin immédiate de tous préparatifs militaires qui menacent de déclencher une guerre civile», affirme ce communiqué.

 

Lundi, le président par intérim de l'Ukraine, Oleksander Turchynov, et le premier ministre Arseniy Yatsenyuk ont tous deux accusé la Russie d'organiser les manifestations en préparation à l'annexion par la force du territoire ukrainien. Turchynov a accusé «les groupes séparatistes coordonnés par les services spéciaux russes» pour des actions qui, d'après lui, prouvent que «les ennemis de l'Ukraine tentent de jouer le même scénario qu'en Crimée», et Yatsenyuk a dit que la Russie tente de diviser l'Ukraine et d'en transformer une partie en «un territoire d'esclavage sous dictature russe».

 

À Paris, le secrétaire générale de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a prévenu la Russie que si elle devait «intervenir encore plus en Ukraine, ce serait une erreur historique».

 

Le régime pro-occidental en Ukraine a réagi brutalement aux manifestations pro-Russes. Dans une opération qualifiée d'«antiterroriste», la police a arrêté mardi à Kharkiv 70 manifestants qui avaient envahi le bâtiment régional du gouvernement. Le ministre de l'Intérieur Arsen Avakov a écrit sur Facebook, «Une opération antiterroriste a été lancée. Le centre de la ville est bloqué ainsi que les stations de métro. Ne vous inquiétez pas, une fois que nous aurons fini, nous les ouvrirons.»

 

Le ministère de l'Intérieur a déclaré que ceux qui sont détenus sont accusés d'«activités illégales liées au séparatisme, d'organisation de troubles de masse, de dommages à la santé humaine» ainsi que d'infractions à d'autres lois. Turchynov a menacé que ceux qui ont envahi le bâtiment – précisément la tactique employée par les «manifestants» à Kiev durant le coup d'État qui a mis le régime actuel au pouvoir – seront traités comme des «terroristes et des criminels» et poursuivis devant les tribunaux avec toute la rigueur de la loi.

 

La veille au soir, la police a utilisé des lances à incendie, des grenades incapacitantes et des gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants du bâtiment. Ceux-ci ont répliqué par des cocktails Molotov qui ont mis le feu au premier étage du bâtiment.

 

Victoria Siumar, la directrice adjointe de la sécurité nationale ukrainienne, avait déclaré plus tôt lundi que les forces spéciales avaient repris le contrôle du bâtiment SBU des services de sécurité d'État à Donetsk. Ceux qui ont été arrêtés au cours de l'opération ont été emmenés dans des centres de détention de la police dans les villes de Poltava et Zaporijya et sont accusés de séparatisme, de violence et de participation à des manifestations de masse, a-t-elle indiqué.

 

Donetsk est la ville natale de l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch, déposé par le coup d'État soutenu par les États-Unis en février. Les manifestants qui ont occupé le bâtiment public appelaient à un référendum sur une sécession d'avec l'Ukraine qui aurait lieu le 11 mai – une demande qui a aussi été faite à Luhansk.

 

Des négociations ont été rapportées entre les manifestants de Donetsk et un oligarque local, Rinat Akhmetov, l'homme le plus riche d'Ukraine, qui contrôle presque la moitié des industries sidérurgiques, minières et thermoélectriques d'Ukraine. Lui-aussi a menacé les manifestants de répression, mais il a appelé à ce que les régions d'Ukraine aient plus d'autonomie.


Le gouvernement a déclaré que les «radicaux» gardaient 60 personnes en otage dans les quartiers généraux de la division des services de sécurité de Luhansk.

 

Pendant ce temps au parlement, les partis au pouvoir ont fait passer une loi qui sanctionnera toute personne qui soutiendrait une séparation d'avec l'Ukraine. Cette loi qui interdit aux groupes et aux individus d'appeler au séparatisme a été passée par 230 voix sur 450 parlementaires au total. Tous les membres du Parti communiste, qui soutenait le Parti des régions de Ianoukovitch, se sont abstenus de voter.

 

Durant les préparatifs du vote, Vitali Klitschko, chef du parti Alliance ukrainienne pour les réformes démocratiques, a déclaré que l'Ukraine était maintenant confrontée à «une vraie guerre» en raison des événements de Kharkiv et Donetsk.

 

Le chef du Parti communiste (PC) Petro Symonenko a été attaqué physiquement par des membres du parti d'extrême droite Svoboda quand il a répliqué à Klitschko. Parlant des manifestants pro-Russes en Ukraine orientale, il a suggéré que c'étaient les nationalistes qui avaient créé un précédent pour l'invasion des bâtiments publics au cours de leurs manifestations contre Ianoukovitch. «Vous faites tout aujourd'hui pour intimider les gens. Vous arrêtez les gens, commencez à vous battre contre des gens qui ont un point de vue différent», a-t-il dit.

 

Confirmant cela, deux députés de Svoboda se sont emparés de lui et ont tenté de l'éloigner du pupitre. Une rixe a alors éclatée entre les parlementaires PC et ceux de divers autres partis.

 

Mardi, Lavrov a dit, «Nous sommes prêts à envisager un cadre multilatéral, dans lequel les camps européen, américain, russe et ukrainien seraient représentés.» Mais il a ajouté que la rédaction de la nouvelle constitution ukrainienne avait besoin d'être présentée avant la réunion pour permettre la représentation des régions ukrainiennes.

 

Il a déclaré aux journalistes: «Je ne pense pas que les oligarques qui ont été nommés gouverneurs des régions représenteront suffisamment le sud et l'est de l'Ukraine.»

 

Lundi dans le Guardian, Lavrov a incité au dialogue sur l'Ukraine et a dénoncé les États-Unis et l'UE pour avoir refusé de coopérer et préféré la confrontation. Pour lui, la Russie a «soutenu la volonté de Kiev de consultations urgentes entre l'Ukraine, la Russie et l'UE pour discuter de l'harmonisation du processus d'intégration», a-t-il affirmé, mais cela a été refusé en raison de «la ligne improductive et dangereuse que l'UE et les États-Unis ont adoptée depuis longtemps».

 

Il a ajouté qu'«un soutien massif a été apporté aux mouvements politiques favorables à l'influence occidentale» pour «s'emparer du pouvoir à Kiev […] avec la participation directe des ministres et d'autres représentants des États-Unis et des pays de l'UE».

 

Lavrov a insisté sur le fait que la Russie est favorable à «un système de sécurité égale et indivisible dans la région euro-atlantique», mais les États occidentaux ont à la place «mené des vagues successives d'expansion de l'OTAN, avancé l'infrastructure militaire de l'alliance vers l'est et commencé à déployer des systèmes de défense antimissile».

(Article original paru le 9 avril 2014)

 

Source de la Photo

 

http://www.internationalnews.fr/article-ukraine-les-etats-unis-menacent-de-reexaminer-le-deploiement-de-leurs-forces-123348312.html

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 15:03

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27 mars 2014

 

Le principal objectif de la visite du président Obama en Europe –déclare Susan Rice, conseillère pour la sécurité nationale- est de “faire pression pour l’unité de l’Occident » face à l’ « invasion russe de la Crimée ».

 

Le premier pas sera le renforcement ultérieur de l’OTAN. L’alliance militaire qui, sous commandement étasunien, a englobé en 1999-2009 tous les pays de l’ex Pacte de Varsovie, trois de l’ex URSS et deux ex républiques de la Yougoslavie (détruite par l’OTAN avec la guerre) ; qui a déplacé ses bases et ses forces militaires, y compris celles à capacité nucléaire, en les adossant de plus en plus à la Russie, en les armant d’un « bouclier anti-missiles », instrument non pas de défense mais d’offensive ; qui a pénétré en Ukraine, en organisant le coup d’Etat de Kiev et en poussant ainsi la Crimée à se séparer et à s’unir à la Russie.

 

« Le cadre géopolitique change », annonce le secrétaire général de l’OTAN : « Les alliés doivent renforcer leurs liens économiques et militaires face à l’agression militaire russe contre l’Ukraine ». On envisage donc non seulement un renforcement militaire de l’OTAN pour qu’elle accroisse « la rapidité opérationnelle et l’efficience dans le combat », mais en même temps une « OTAN économique », par « l’accord de libre échange USA-Ue » fonctionnel au système géopolitique occidental dominé par les Etats-Unis.

 

Une OTAN qui, rappelle Washington, « restera une alliance nucléaire ». Il est significatif que la visite d’Obama en Europe se soit ouverte avec le troisième Sommet sur la sécurité nucléaire. Une création d’Obama (non par hasard Prix Nobel de la paix), pour « mettre en condition de sécurité le matériel nucléaire et prévenir ainsi le terrorisme nucléaire ».

 

Cette noble intention est poursuivie par les Etats-Unis, qui ont environ 8000 têtes nucléaires, dont 2150 prêtes au lancement, auxquelles s’ajoutent les 500 françaises et britanniques, portant ainsi un total pour l’OTAN à plus de 2600 têtes prêtes au lancement, face à environ 1800 russes. Ce potentiel est à présent  augmenté par la fourniture du Japon aux USA de plus de 300kgs de plutonium et d’une grosse quantité d’uranium enrichi adaptés à la fabrication d’armes nucléaires, auxquels s’ajoutent 20 autres kilos venant d’Italie.

 

Participe aussi au sommet sur la « sécurité nucléaire » Israël –l’unique puissance nucléaire du Moyen-Orient (non adhérent au Traité de non-prolifération)- qui possède jusqu’à 300 têtes et produit suffisamment de plutonium pour fabriquer chaque année 10-15 bombes du type de celle de Nagasaki. Le président Obama a contribué en particulier à la « sécurité nucléaire » de l’Europe, en ordonnant qu’environ 200 bombes B-61 stockées en Allemagne, Italie, Belgique, Hollande et Turquie (en violation du Traité de non-prolifération), soient remplacées par de nouvelles bombes nucléaires B61-12 à guidage de précision, projetées en particulier par les chasseurs F-35, y compris celles anti-bunker pouvant détruire les centres de commandement dans une first strike nucléaire.

 

La Stratégie de Washington a un duplice but. D’une part redimensionner la Russie, qui a relancé sa politique extérieure (cf. le rôle joué en Syrie) et s’est rapprochée de la Chine, créant une alliance potentielle en mesure de s’opposer à la superpuissance étasunienne. D’autre part, alimenter en Europe un état de tension qui permette aux Etats-Unis de garder par l’intermédiaire de l’OTAN leur leadership sur les alliés, considérés selon une échelle de valeurs différente : avec le gouvernement allemand Washington traite pour la partition de zones d’influence, avec celui italien (« parmi nos plus chers amis au monde ») il se limite à quelques tapes sur l’épaule en sachant qu’il peut obtenir ce qu’il veut…

 

En même temps Obama fait pression sur les alliés européens pour qu’ils réduisent les importations de gaz et de pétrole russes. Objectif non aisé.

 

L’Union européenne dépend pour environ un tiers des fournitures énergétiques russes: Allemagne et Italie pour 30%, Suède et Roumanie pour 45%, Finlande et République tchèque pour 75%, Pologne et Lituanie pour plus de 90%.

 

L’administration Obama, écrit le New York Times, poursuit une « stratégie agressive » qui vise à réduire les fournitures énergétiques russes à l’Europe : elle prévoit que ExxonMobil et d’autres compagnies étasuniennes fournissent des quantités croissantes de gaz à l’Europe, en exploitant les gisements moyen-orientaux, africains et autres, y compris les étasuniens dont la production a augmenté en permettant aux USA d’exporter du gaz liquéfié.

 

C’est dans ce cadre qu’intervient la « guerre des gazoducs » : l’objectif étasunien est de bloquer le Nord Stream, qui apporte en Ue le gaz russe à travers la Mer Baltique, et d’empêcher la réalisation du South Stream, qui l’apporterait en Europe à travers la Mer Noire.

 

Les deux contournent l’Ukraine, à travers laquelle passe aujourd’hui le gros du gaz russe, et ils sont réalisés par des consortiums conduits par Gazprom dont font partie des compagnies européennes. Paolo Scaroni, numéro un d’Eni (Société des hydrocarbures italiens), a prévenu le gouvernement italien que, si le projet South Stream était bloqué, l’Italie perdrait de riches contrats, comme l’appel d’offres de 2 milliards d’euros que Saipem[1] a gagné pour la construction du tronçon sous-marin. Il faut cependant compter avec les pressions étasuniennes.

 

Le président Obama se dédie aussi à des œuvres charitables. Avec le pape François il parlera demain de leur «engagement commun dans le combat contre la pauvreté et l’inégalité croissante».

 

Lui qui pendant son administration a fait monter le taux de pauvreté aux USA de 12 à 15% (plus de 46 millions de pauvres) et celui de la pauvreté infantile de 18 à 22%, pendant que les super riches (0,01% de la population) ont quadruplé leurs revenus. Obama « remerciera le Pape aussi pour ses appels pour la paix ». Lui, le président d’un Etat dont la dépense en armes et en guerres équivaut à environ la moitié de celle mondiale.


 Manlio Dinucci et Tommaso Di Francesco

 

Edition de mercredi 26 mars 2014 de il manifesto 

Article original : Il pacco atlantico, il manifesto, le 26 mars 2014.

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 



[1] Un des leaders mondiaux dans la recherche et les forages pétroliers et dans les réseaux de gaz ; voir l’historique dans la société Eni : http://fr.wikipedia.org/wiki/Saipem.

 

Les emphases sont d'IN

 

http://www.internationalnews.fr/article-l-alliance-atlantique-le-veritable-agenda-d-obama-123121990.html

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 06:34
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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 06:45

Internationalnews

 

La trêve olympique, moment « idéal » pour déstabiliser un pays ?

 La déstabilisation de pays en y créant le chaos, via le sponsoring « d’opposants » aux gouvernements, formation de ces derniers dans des centres spécialisés, création de rébellions armées pour provoquer des putschs et destituer des chefs d’Etat et gouvernements légitimes,… Tout cela ne date pas d’hier. Bien que certaines de ces tactiques évoluent, si l’on peut dire ainsi, d’autres éléments se retrouvent eux dans la constante.

 

Août 2008. Ouverture des Jeux Olympiques d’été de Pékin. Le monde entier a les yeux rivés sur le principal événement sportif planétaire, organisé pour la première fois par l’empire du Milieu. Un événement durant lequel traditionnellement, tous les conflits au niveau global doivent être mis de côté, c’est ce qu’on appelle la trêve olympique.


Pourtant et en cette période de paix, de joie et de respect mutuel, la paix sera justement rompue. Dans la nuit du 7 au 8 août 2008 (le 8 ayant été le jour d’ouverture des JO de Pékin), les forces armées géorgiennes attaquent la République d’Ossétie du Sud et par la même occasion les forces de maintien de la paix russes et de la CEI chargées d’assurer la paix et de faire éviter les affrontements. Une attaque préparée d’avance et dans laquelle les USA joueront le premier rôle. Sans oublier les autres pays ayant participé à l’armement massif du régime criminel de Saakachvili, dont la Grande-Bretagne et Israël.


En effet, les Etats-Unis ont non seulement armé et formé l’armée géorgienne, mais des formateurs-soldats étasuniens participeront même à l’assaut de Tskhinval, la capitale d’Ossétie du Sud. Cette brève attaque fera tout de même 1600 victimes au sein de la population civile ossète (1600 sur un total d’environ 30 000 habitants que compte la ville). Brève car la Russie interviendra et sauvera le peuple ossète d’un véritable génocide massif. C’était donc en 2008.


Février 2014. Jeux olympiques d’hiver de Sotchi. Un événement organisé avec brio et que l’on a déjà traité précédemment. Une victoire de la Russie sur tous les plans, aussi bien organisationnel que sportif.

 

Sauf que pendant ce temps, des forces malsaines pousseront définitivement l’Ukraine voisine dans le chaos. Une « révolution » selon les Occidentaux. Un coup d’Etat armé de tout ce qu’il y a de plus pur en réalité. Un putsch qui voit l’avènement de forces extrémistes dans cette « nouvelle Ukraine ». Tout ce qu’il y a de plus « démocratique » selon les élites politiques occidentales. Le problème, c’est que ces « élites » jouent avec le feu, dans le vrai sens du terme.


Pas tellement vis-à-vis d’eux-mêmes, mais surtout à l’égard des peuples qu’ils prétendent représenter. L’alliance avec les extrémistes wahhabites et salafistes en Syrie, dont bon nombre sont citoyens des pays de l’UE, qui rentreront demain (c’est déjà fait en grande partie pour ceux restés en vie) dans les pays de leurs citoyennetés respectives, représente une véritable bombe à retardement pour les populations des pays en question.

 

Et à l’instar de la Syrie, en Ukraine, ceux que le Département d’Etat étasunien a massivement soutenus, en l’occurrence les groupes néo-nazis qui aujourd’hui contrôlent les rues d’une partie importante de l’Ukraine, représenteront demain eux aussi un vrai danger pour l’Europe. Cette Europe oublie trop souvent que le nazisme à une époque était justement venu par la violence des rues.

 

Et les néo-nazis ukrainiens sont aujourd’hui tout aussi déterminés à prendre contrôle du pouvoir en Ukraine que l’étaient les nazis allemands avant que cela ne devienne le cas. D’ailleurs, le leader du tristement célèbre Praviy Sektor, Dmitri Iaroch, a désormais affirmé ouvertement son intention de se porter candidat à « l’élection » présidentielle en Ukraine. Le noyau dur fasciste de la « révolution pro-occidentale » aujourd’hui montre-t-il clairement ses visées pour demain ? Fort malheureusement pour l’Ukraine, oui.


Certains diront que les extrémistes existent partout. C’est vrai. Mais lorsqu’on arrive à la situation où ils font la loi, où ils affirment dorénavant représenter les « forces de sécurité » de tout un pays et où ils déclarent ouvertement leur désir de prendre officiellement le pouvoir, il y a de quoi à avoir peur.

 

En Russie, où fort heureusement les organisations extrémistes ultra-nationalistes sont depuis déjà un certain temps dans l’illégalité, il serait impossible de voir un leader néo-nazi de skinheads racistes et xénophobes faire partie d’une « coalition » de pouvoir. Simplement impossible. Si tel était le cas, tout Russe censé passerait soit dans la résistance, soit quitterait le pays.


Maintenant, pour revenir à la relation Russie - Occident politique, les USA jouent leurs cartes géopolitiques, et l’Europe en paie les frais.

 

Et la Russie dans tout cela ? Elle ne compte nullement se laisser marcher sur les pieds. C’est aussi simple que cela. Et ceux qui pensaient que la victoire diplomatique en Syrie n’était qu’un mirage d’un monde nouveau, qui pensaient aussi que l'Amérique latine redeviendrait leur arrière-cour, que le retour de la Russie n’était qu’un mythe, se sont terriblement trompés une fois encore.


Comme on le disait au tout début, certaines tactiques des USA & satellites changent et évoluent. D’autres restent les mêmes. Sauf qu’à notre niveau, on observe, on analyse et on prend note.

 

Et déstabiliser des pays et nations en période de paix et de trêve olympique en dit long sur l’aspect moral des instigateurs.

 

Quoiqu’il en soit, à toute tentative malsaine et néfaste se trouvera toujours une réponse digne et efficace.

 

Que les faiseurs de troubles en prennent désormais bien note…


Les emphases sont d'IN 

 

http://www.internationalnews.fr/article-la-treve-olympique-moment-ideal-pour-destabiliser-un-pays--123004937.html

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 14:36

Internationalnews

 

Mondialisation 14 mars 2014

 

Derrière l’Ukraine, c’est la Russie et Poutine qui sont attaqués dans une guerre de confrontation menée par l’Occident


  Par Sam La Touch

 

Nous pouvons user contre Poutine des mêmes méthodes que contre Ianoukovitch Bernard Henri Lévy

 

Le coup d’état mené par les forces atlantistes [1] et israéliennes [2] en Ukraine ne consistait pas uniquement à ravir ce pays pour le placer sous la bannière de l’OTAN dans le giron européen mais visait directement les intérêts géopolitique,militaire et économique russes dans une guerre plus globale à grande échelle. La Russie est devenue le verrou à abattre pour la puissance militaro-industrielle et financière de l’Ouest.

 

En effet le verrou que constitue la Fédration de Russie dirigée par Vladimir Poutine empêche les Etats-Unis, Israël et leurs supplétifs européens de l’emporter en Syrie et de porter le coup fatal à l’Iran protégé par Poutine. La stratégie atlantiste est donc d’aller provoquer délibérémment les russes à leur frontière ukrainienne pour leur faire payer leur affront au Proche-Orient et au Moyen-Orient et de les affaiblir pour le siècle à venir...

 

Ouvertement,il y a une alliance nouvelle entre atlantistes, européens, israéliens et néo-nazis ukrainiens pour affaiblir le géant russe qui est en train de se hisser à la hauteur de l’Empire de par son influence dans la région eurasienne. La Russie est le nouvel ennemi à abattre rappelant les alliances pour le moins surprenantes qui ont précédé la seconde guerre mondiale.

 

On le sait à présent, le Grand capital s’il a toujours toléré le nazisme, le fascisme et les dictatures qu’il a sécrété abondamment, a toujours été hostile au bolchévisme ou bien aux nationalismes protectionnistes entravant sérieusement son influence et son accès aux parts de marché.

 

Si beaucoup signalent que Poutine a agit avec doigté et a su préserver la Crimée d’un coup d’état atlantiste [3-4] visant à s’emparer de cette région pour entraver la main-mise russe sur la mer noire. La Russie semble acculée à sa frontière ouest.

 

L’Ukraine est au bord du séparatisme, mais son nouveau gouvernement issu d’une révolte néonazie sponsorisée par les atlantistes [5-7] organise la plus grande répression à l’est du pays: enlèvements et assassinats sont passés sous silence et de nombreuses figures politiques pro-russes sont mises à mal [8].

 

Enfin aux dernières nouvelles, l’or ukrainien aurait été envoyé aux USA [9] pour achever le pillage de l’Ukraine désormais en proie aux prédateurs occidentaux du FMI et de la Banque mondiale [8]. Or, Poutine, si il a pu consolider sa main-mise sur la Crimée est en train de voir son voisin ukrainien lui échapper et constituer une nouvelle menace à sa frontière avec le déploiement de soldats et de mercenaires états-uniens dans le sud de l’Ukraine [10-12] ainsi que de navires dans la mer Noire [13] et sans doute ultérieurement de missiles à la frontière russe. Poutine a joué les accords bilatéraux entre la Russie et l’Ukraine au sujet de la Crimée pour redéployer les troupes russes en Crimée mais sa stratégie discrète et non agressive risque vite de vaciller face aux incursions armées étrangères et néonazis dans l’est et le sud de l’Ukraine.


Le semblant de sanctions politiques et économiques de la part de l’Europe a eu son premier effet psychologique : la bourse russe a dévissé de 10% la semaine dernière faisant perdre à l’économie russe des milliards de dollars assortis d’une dépréciation du Rouble [14]. De plus, les oligarques russes ont mis l’essentiel de leurs avoirs en Europe et aux USA fragilisant l’économie russe. Poutine va devoir compter sur un soutien sans faille de la population et de l’armée.

 

La phrase de l’agent-”philosophe” atlantiste et impérialiste, BHL, prend à présent tout son sens: “Nous pouvons user contre Poutine des mêmes méthodes que contre Ianoukovitch”[15].

 

Poutine a essayé de calmer le jeu en demandant à traiter “d’égal à égal” avec l’Ouest mais ni les USA, ni l”UE ne veulent calmer la situation : une stratégie qui prend les russes à la gorge et qui risque de déboucher sur une guerre terrible ou c’est bien la capitulation totale du régime russe de Poutine qui est recherché. Si Poutine joue la carte du gaz pour menacer l’Europe, cette arme est à “double tranchant” [16], il a du faire baisser le prix du gaz pour la Grèce [17] tandis que l’UE pourrait se tourner vers d’autres fournisseurs et se lancer dans le gaz de schiste à tout va après avoir été confrontée à une crise sérieuse faisant le jeu des concurrents étatsuniens [16, 18].

 

La situation semble beaucoup plus problématique pour les Russes qu’elle n’y paraît au premier plan [19-23] et du résultat de cette confrontation se jouera sans doute l’avenir d’une grande partie du monde et des équilibres géopolitiques.

 

Pour les USA et Israël et leurs influences dans le monde cela sera sans doute quitte ou double, mais ce sera surtout pour la Russie et l’UE que le prix de cette confrontation pourrait être terrible, celle-ci n’est pas sans rappeler l’aube d’une nouvelle guerre mondiale qui pourrait se jouer d’abord en Europe entre d’une part la Russie et les pays atlantistes avec au premier plan l’Allemagne qui elle aussi pourrait perdre beaucoup de cette confrontation (22, 24-26) sans compter l’Ukraine qui pourrait se retrouver complètement délabrée dans une situation à la Haïtienne ou bien à la Syrienne.

 

Dans cette stratégie de la tension croissante, le jeu criminel atlantiste est de pousser la Russie à la faute. Contrairement à certains, on ose même pas songer au recours à l’arme atomique [27].

Sam La Touch

Références :

1. Russia TodayUn candidat démocrate à la présidentielle accuse les Etats-Unis d’avoir provoqué la crise

2. Global Research Ukraine: Israeli Special Forces Unit under Neo-Nazi Command Involved in Maidan Riots

3. MoonofAlabama Comprendre le mouvement contre-insurrectionnel en Crimée et ses connexions avec la situation en Syrie

4. Zebrastation Ukraine. Rapatriés de la banlieue de Damas via la Turquie , des djihadistes Tatars dans les rues de Kiev

5. Z CommunicationLes médias états-uniens n’ont pas couvert les révélations faites par Urmas Paet à Catherine Ashton au sujet de l’identité des tireurs d’élite de la place Maidan

5bis. Qui étaient les snipers de la place Maidan ? (Vidéos)

6. Courrier International L’ineptie des Occidentaux pousse l’Ukraine vers le chaos
7. Ukraine: les combattants de Kiev formés en Lituanie et en Pologne ont été financés par les USA (RIA Novosti)

8. Paul Craig Le pillage de l’Ukraine par les USA et l’UE a commencé
9. Newswire Les réserves d’or ukrainiennes ont été chargées dans un avion à l’aéroport de Borispol de Kiev pour être envoyées au pays de l’Oncle Sam

10. Réseau Voltaire. Des mercenaires US déployés au Sud de l’Ukraine

11. Eutimes US Sends Warships To Crimea, Hundreds Of NATO Troops Land In Western Ukraine

12. Irib/BFM Des Marine US débarquent à Kiev et Poutine ordonne des manoeuvres à la frontière avec l’Ukraine

13. Le Parisien Ukraine : l’US Navy dépêche un navire de guerre en Mer Noire

14. Blog Finance. La Russie financièrement mise à mal par la crise en Ukraine (Blog Finance)

15. BHL :“Nous pouvons user contre Poutine des mêmes méthodes que contre Ianoukovitch”

16. Le Monde Ukraine : le gaz russe, arme à double tranchant
17. Blog Finance Gazprom : la Grèce obtient une baisse de tarif de 15 % sur le prix du gaz russe

18. Blog Finance Ukraine : rivalité Russie / Etats-Unis pour aides financières … et marché du gaz européen ?

19. WSWS La crise en Ukraine et les conséquences de la dissolution de l’Union soviétique

20. BAR Hillary Clinton et autres barbares, à la porte de la Russie
21. WSWS Les médias allemands font campagne pour la guerre en Ukraine

22. WSWS Le gouvernement français applaudit le coup d’état en Ukraine

23. Le Financial Times invite à utiliser la crise Ukrainienne pour renverser Poutine

24. Ukraine. Laurent Fabius évoque le coup d’Etat monté avec l’Allemagne et la Pologne

25. Horizon et débat Stratfor, le « cabinet fantôme de la CIA », au sujet de l’Ukraine : faire reculer la Russie et se tourner vers l’Allemagne

26. WSWSConférence de Munich: L’Allemagne et les USA poussent à des politiques agressives

27. Solidarité et Progrès Marchand de peur : La City pousse à l’affrontement nucléaire avec la Russie

 

Les emphases sont d'IN


Titre original: Derrière l’Ukraine, c’est la Russie et Poutine qui sont attaqués dans une guerre de confrontation menée par l’Occident

 

Source de la photo: Al manar

 

http://www.internationalnews.fr/article-derriere-l-ukraine-c-est-la-russie-et-poutine-qui-sont-attaques-dans-une-guerre-de-confrontation-men-122963330.html

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 12:43

Internationalnews


 

CounterPunch March 10, 2014

by JEFF MACKLER

The recent Ukrainian Maidan (Independence Square) mobilizations are a grotesque caricature of the mass protests of workers and youth in Egypt that led to the demise of the U.S.-backed dictator, Hosni Mubarak.


At the recent Kiev “mass mobilizations” of 250,000 that drove Ukrainian President Viktor Yanukovych out of the country to seek refuge in Russia, the best organized forces were those of the fascist, anti-Semitic, hyper-nationalist groupings—most prominently, the Svoboda (“Freedom”) Party, which traces its roots to the pro-Nazi Social-National Party of World War II.

 

These armed, club-wielding, and often Molotov-cocktail bomb-throwing beasts had been let loose by the rump Fatherland Party “opposition” Ukrainian parliamentary oligarchs. And this was accomplished with the complicity, if not overt support, of U.S. officials, who likely seized on the charge (now highly suspect) that Yanukovych had employed snipers to attack and murder 89 demonstrators and wound 100 others on Feb. 20 as the perfect moment to shift the debate over a European Union vs. Russian “trade agreement” toward a violent mobilization for Yanukovych’s removal.

 

A now confirmed taped phone call between the Estonian Foreign Minister Urmas Paet and European Union Foreign Affairs Minister Catherine Ashton, originally reported by a Russian press agency and then in the British Guardian and other newspapers, reveals Paet’s view that forces among the Maidan protesters had orchestrated the deadly sniper fire on Feb. 20. Paet stated in the taped conversation that “the same snipers [were] killing people from both sides. … There is now stronger and stronger understanding that behind the snipers, it was not Yanukovych, but it was somebody from the new coalition.” The call took place after the Estonian foreign minister had visited Kiev on Feb. 25, at the height of the Maidan protests. The Estonian government later denied that Paet “was giving an assessment of the opposition’s involvement in the violence.”

 

There is little doubt, however, that U.S. officials have applied pressure on the Estonians to “reinterpret” the tape.


While the full truth may never be revealed, it is unquestionable that U.S. imperialism has never rejected using manufactured “smoking guns” to achieve reactionary ends. Need we refer to Saddam Hussein’s “weapons of mass destruction” and the Vietnam-era “Tonkin Bay incident,” both of which were consciously manufactured by the U.S. government to justify the mass murder of the people of Iraq and Vietnam—in the latter case 4 million Vietnamese? Even today, reports by independent investigators question U.S. intelligence allegations that Syrian government missiles carrying deadly sarin gas killed hundreds of civilians.*

 

This rump Ukrainian government, convened without the presence of Yanukovych or his Party of the Regions, cleared the streets of the official police and military in order to give free rein to the extreme right. The tiny handful of revolutionary socialists who were present, intent on trying to present a working-class and socialist alternative to Ukrainian and Russian capitalism to workers who had legitimate grievances against government corruption, violence, and the selling of Ukraine to the highest bidder, included a few Ukrainian members of the Fourth International. They and other socialists were run off the streets, their flyers torn to shreds.

 

Evidence of the reactionary nature of the new Ukrainian regime appears in a March 5 on-line British Channel 4 news account: “The man facing down Putin’s aggression as secretary of the Ukrainian National Security and Defence Council is Andriy Parubiy. He oversees national security for the nation, having previously served as security commandant during the anti-government protests in Kiev.” Channel 4 identifies Parubiy as a member of Svoboda and a founder of its pro-Nazi predecessor, the Social National Party. Moreover, “overseeing the armed forces alongside Parubiy as the Deputy Secretary of National Security is Dmytro Yarosh, the leader of the Right Sector—a group of hardline nationalist streetfighters, who previously boasted they were ready for armed struggle to free Ukraine.”

 

Other Svoboda leaders in the top echelons of the new government include Deputy Prime Minister Oleksandr Sych, Ecology Minister Andriy Mokhnyk, Agriculture Minister Ihor Shvaika, and acting Prosecutor General Oleh Makhnitsky.

 

Top U.S. officials visit Kiev


U.S. Republican Party firebrand and former presidential candidate John McCain had paid a previous visit to the Maidan, sharing the stage with Svoboda’s anti-Semitic leader Oleg Tyahnybok. McCain tried to rouse the crowd with cries of “democracy” and promises of “freedom and independence”—American style. But “democracy” was to be granted only after the looting government of oligarchs had approved the austerity terms that came with the European Union’s (EU) proposed “bailout” package, called the “Association Agreement.”

 

U.S. Assistant Secretary of State for Europe Victoria Nuland also participated in the protests—to pass out cookies, no less—in a well-orchestrated imperial stage-crafting effort to present the United States as a nation with the most benevolent and generous of intentions. She had previously boasted about U.S. funding of the “democratic opposition” to the tune of $5 billion over the past 10 years, not to mention the creation of some 40,000 NGOs to spread the “democracy” of U.S. imperialism.

 

Nuland has since become famous for her off-the-cuff “Fuck the EU” statement, which has been circulated by bloggers around the world. A Russian surveillance team caught her red-handed in denouncing the European Union negotiating team for its deal with former President Yanukovych. Nuland’s Russian-acquired exchange with U.S. Ambassador to Ukraine Geoffrey Pyatt called for the U.S., rather than the EU, to determine who would compose the new Ukrainian government. Yanukovych’s agreement with EU top officials from Germany, France and Poland, his third reversal regarding who would plunder and subject his country to imperial control, had him appointing top opposition leaders to major government posts. Nuland disagreed with key appointments, indicating that “Yats” was to be the U.S. choice. Indeed, “Yats,” or Arseniy P. Yatsenyuk, is today’s Ukrainan Prime Minister. Nuland preferred figures who had shown themselves to be loyal to Western interests and to IMF-type austerity.

 

If there is a “war” in Ukraine today, it is to determine which of the imperialist Western powers will have priority “rights” in absorbing this nation of 46 million people into its orbit to become yet another sub-colony of imperialism, along with the other nine nations that two decades ago constituted the former Soviet Union and today are largely incorporated in Europe’s capitalist economy and military alliance, NATO. With the U.S.-instigated coup, Russian capitalism has been effectively marginalized as a player in the Ukraine.

 

Nuland’s apology for her poor choice of words was not accompanied by any apology for U.S. moves to dominate the future neoliberal exploitation of  Ukraine, as opposed to handing over this right to longstanding U.S. competitors—not to mention to the wannabe imperialist Russian President Vladimir Putin and his billionaire oligarch regime. He and his predecessors gave birth to the Russian oligarchy some 20-plus years ago when the USSR’s wealth and resources were stolen, with U.S. complicity, by the tiny layer of former Stalinist bureaucrats who now preside over capitalist Russia, today a minor player in the world imperialist configuration.

 

Assistant Secretary Nuland directed her ire not against Russia but rather Germany, France, and Poland—who brokered the deal as to the future composition of the Ukrainian government and the distribution of that nation’s industrial strength and rich and fertile agricultural resources. This was an unacceptable arrangement in the eyes of imperial America.

 

The irrefutably recorded discussions between Nuland and Pyatt revealed their choice of United Nations “glue,” said Nuland, to cement any Ukraine deal. In that scenario, the U.S.-handpicked and subservient UN Secretary General Ban Ki-moon would be called in to negotiate” the nation’s future, rather than a more pro-EU assortment of capitalist plunderers.

 

On March 4, U.S. Secretary of State John Kerry visited Kiev in a further attempt to shoulder aside EU competitors in a deal. Kerry offered $1 billion in loan guarantees to the Ukrainian coup-makers and promised to send in a host of U.S. “technical experts” to help re-align the country’s national bank and finance ministry.

 

In today’s game of re-dividing and re-colonizing the world, the Russians are bit players as compared to the U.S. imperialists and their not-too-happy lesser competitors in the EU, ever scrambling to maintain their perceived share of the booty extracted from their former colonies and new ones to be assimilated across Eastern Europe. At the level of military power, Russia’s less than a handful of bases outside its borders pales before the 1100 maintained by the U.S. around the world and another 1000 or so stationed in the U.S.

 

Today’s Russian billionaires are puny compared to the multi-trillionaire U.S. bankers who looted the U.S. Treasury (the term was “government bailout”) to the tune of some $30 trillion. This was accomplished with the absolute complicity of the subservient Obama administration, which is little more than the governmental mask or façade of America’s real ruling class. In the United States, according to Oxfam International, the wealthiest one percent has captured 95 percent of post-financial-crisis growth since 2009, while the bottom 90 percent has become poorer.

 

Yanukovych and his government’s original intention to resolve its virtual bankruptcy via the EU austerity plan momentarily gave way to Russian President Putin’s counter-offer of $15 billion in bail-out loans to the Ukrainian oligarchs—mostly former Stalinist bureaucrats themselves—which are peanuts in comparison to the $51 billion the Russians spent on the Sochi Olympic spectacle. The latter, aimed at glorifying Russia’s pretended emergence as a great power (it came in first in the medal total in Sochi!), was a trifle as compared to what U.S. and Western imperialism had to offer to buy Ukraine’s near bankrupt government and its workers and resources. The Russians’ subsequent offer to reduce the price of oil and gas by 55 percent to the heavily oil-dependent Ukraine was nearly instantly countered by EU pledges to substitute Polish coal and other fossil fuels.

 

The coup regime has also agreed to a deal with Chevron Corporation for large-scale shale-gas fracking operations in western Ukraine. The Yanukovich government, before its ignominious demise, had previously signed production-sharing agreements with Shell and Chevron. The U.S. Energy Information Administration reports that Ukraine has Europe’s fourth largest shale-gas reserves.

 

EU-IMF economic agenda for Ukraine


The original EU offer to Ukraine (the one that Yanukovych temporarily rejected on Nov. 21) had certainly come with strings attached. These debilitating conditions were outlined by Marilyn Vogt-Downey, a revolutionary socialist with a long career as an analyst of Ukrainian and Russian politics, in a Feb. 27 CounterPunch article entitled, “An Imperialist Invasion Without an Imperialist Army: Whither Ukraine?” Her assessment rings with a truth that has rarely entered the discussion.

 

Vogt-Downey suggested that Ukrainian President Viktor Yanukovych might have “easily calmed the rebellion in Independence Square in Ukraine’s capital Kiev early on if he had simply told the crowds the truth about what the Association Agreement with the European Union would mean to their lives and futures.” She pointed out that the “Free Trade section alone—removing tariff barriers and export duties—would convert Ukraine into one big “free trade zone,” where the anti-environment, anti-labor, and pro-business laws would prevail. … It would create the economic devastation of the type that NAFTA has created in Mexico.

 

Vogt-Downey said that Yanukovych might then have “gone on to outline what the pending IMF ‘financial aid package’ would do to further worsen their lives. ” She cited the Feb. 23 New York Times report on Yanukovych’s flight, which summarized what the “EU option” would mean. “The economy will remain the greatest problem facing the country,” The Times reported, and then went on: “The International Monetary Fund remains a potential source of financing to replace the $15 billion that Russia had made available before the protests. But that comes with an insistence on austerity and economic changes that will inflict considerable pain.”

 

Marilyn Vogt-Downey continued: “Considerable pain, indeed!! The IMF loans will require in Ukraine, as they do everywhere, that the government undertake broad-scale privatization of resources and basic public services, cut government spending on education, health care, pensions, housing, and benefits for the needy, as well as laws that hinder the accumulation and free movement of capitalist profits. And that’s just for starters. All this will further lower the wages and standard of living of the mass of the population of Ukraine, which are already lower than the European average.”

 

Vogt-Downey pointed out that Ukrainian acceptance of the Association Agreement with the EU and the IMF aid package would remove any semblance of independence for the country. She listed the following points to back up her thesis:

“1. It stipulates that Ukraine cannot accept any financial support from Russia.

“2. It would make impossible any Ukrainian economic planning that did not follow the guidelines established by the IMF and other imperialist lending agencies.

 

“3. Because of the nature of the IMF-imposed economic agenda, Ukraine would find it very difficult to ever escape the debt cycle. The IMF mandates, for example that capitalist profits be only minimally taxed, the government provide generous financial support and tax breaks for capitalist ventures, public services be privatized, and restrictions on transfer of capitalist profits abroad be minimal. As a result, it would be difficult, if not impossible, for any Ukrainian government to raise funds for basic institutions people need to live a quality life.”

 

“However,” Vogt-Downey continued, “Yanukovych could not say such things. It is not just that he is not a man of integrity. The problem is that during his time in power, he—like all the Ukrainian rulers since Ukraine became independent with the collapse of the USSR in 1992—had already been pursuing measures similar to those the IMF would impose. These include measures such as privatizing public resources, cutting public spending, cutting subsidies for major industries—leading to stagnation, non-payment of wages, and benefit cuts—and imposing market mechanisms.” And while the standard of living has fallen for the majority of the population, “politicians and their cronies have managed to considerably enrich themselves and acquire vast fortunes from resources that should belong to the Ukrainian working people.”

Russian troops enter Crimea


Despite the onerous conditions that it imposed, Yanukovych’s deal with the EU was initially approved by the parliament but quickly unraveled when the fascist-led and undoubtedly U.S.-instigated protests caused Yanukovych to flee, in his own words, for his life. In a matter of hours, Ukraine’s rump parliament changed course, adopted some 21 of the most reactionary and chauvinist laws imaginable, and effectively agreed to the terms imposed by the Western powers. The super-nationalist regime now in power even eliminated the Russian language as one of the country’s official languages, disregarding the fact that half of all Ukrainians speak Russian as their primary language.

 

Putin’s response was to send Russian soldiers to the Crimea, a semi-autonomous region of Ukraine where Russia maintains its Black Sea fleet via a lease that expires in 2045. The corporate media initially sounded the alarm, along with the new Ukrainian regime’s proclaiming that Russia has issued a “declaration of war.”

 

But the real war in Ukraine is over. U.S. imperialism and its subservient EU allies have won, at least for the time being—that is, until the Ukrainian working masses absorb the lessons of imperialist exploitation and organize independently of their capitalist oppressors everywhere, in the West and in the East. Indeed, the terribly poor Ukrainian people have already tasted the effects of Western “aid.” Eighty percent of all Foreign Direct Investment in that country has been from the West, with little or no tangible results for the Ukrainian people and billions in profits, as always, for the corporate investors and financial speculators.

 

Clearly, Putin is alarmed at the prospect of having a slavishly pro-EU and American regime established on Russia’s border. The Western powers are salivating at the possibility of establishing oil-drilling rights on Russia’s Arctic frontier, and perhaps eventually in Russia itself. But his momentary display of “power” by sending in some 16,000 soldiers to the Crimea, according to the new Ukrainian regime, is his version of imperial stagecraft, more akin to his Olympic victory than a military threat to Ukraine. Not a single shot has been fired to date. Putin is fully capable of compromising with Western imperialism in a deal that would require him to withdraw the troops in the not too distant future. Indeed, as of March 4, Putin was already in negotiations with Secretary of State John Kerry. In truth, the future of the people of the Crimea will be determined by their own independent and revolutionary mobilization as opposed to reliance on any capitalist power, West or East.

 

Putin had no problem voting for the UN’s “humanitarian” resolution that paved the way for the NATO/U.S. devastation of Libya and its subsequent sequestration of Libyan oil. We hear no Russian objections to the recent U.S. declaration to send an army of 5000 U.S. troops to Libya, with that nation now reduced to warring and out-of-control fundamentalist militias.

 

After a few rhetorical threats, the Obama administration made clear that it had no intention of going to war with Russia—a largely defanged and pathetic world power, although one with a nuclear arsenal. The worst that the Obama administration could threaten were possible economic sanctions or staging a boycott of the upcoming G-8 conference in Sochi.

 

Legacy of Great Russian chauvinism


Whatever threat Russia poses to the people of the Ukraine reflects its legacy of plunder and repression, beginning with the pre-1917 Tsarist era. This was interrupted with magnificent results immediately following the 1917 Russian Revolution, which guaranteed not only the right of self-determination to all of Russia’s former colonies but the right to independence and succession. The leadership of Lenin and Trotsky during this historic period brought enlightenment, solidarity, and equality between the Russian and Ukrainian peoples. But this was abruptly ended with the coming to power of Stalin and his counter-revolutionary bureaucratic regime.

 

Since that time, the Ukrainian people have once again been subjected to the brutal tyranny of Great Russian chauvinism, including after the break-up of the former USSR. The very same Stalinist core of largely Soviet-era bureaucrats-cum-oligarchs that dominated the Ukraine then still prevails today. They have continued the Stalinist policy of subjugating the Ukraine, today in the name of capitalism and aimed at the enrichment of the few at the expense of the many. This is central to understanding the receptivity to pro-Western propaganda of Ukrainians who have suffered greatly under both the grotesque caricature of socialism that Stalinism always represented and the present capitalism brought in by these same bureaucrats.

 

The absence of a mass revolutionary socialist alternative in Ukraine, as well as in the Middle East and worldwide, weighs heavily on the world’s working masses, who have proved capable of rising up in the tens of millions time and again against the most powerful of tyrants and dictators, only to suffer setbacks and defeats because an authoritative, deeply rooted, and revolutionary mass party of all the oppressed and exploited has yet to be constructed. This is the critical task for revolutionary-minded activists everywhere.

 

Vogt-Downey pointed out in CounterPunch that “what is unfolding right now in Ukraine is not a revolution but imperialist consolidation of the capitalist counterrevolution by imperialist finance capital and the army of international capitalist investors who seek unfettered opportunities to milk every ounce of profit they can from the Ukrainian working class and the resources in their territory.”

 

For the moment, U.S. imperialism, the central player in a crisis-ridden world economy in decay, has undoubtedly scored a significant victory in the Ukraine, again at the expense of the working masses. Opposition to U.S. imperialism in all its manifestations must be a top priority of any successful antiwar movement.

 

Ukraine demonstrates in bold relief that oppression and exploitation can be achieved in more ways than overt military intervention. Privatized death squads and drone warfare around the globe, surveillance of the world’s people and the corporate media’s manufacture—Orwellian style—of a pseudo-democracy in America that masks mass murder, racism, and plunder everywhere are also in today’s imperialist arsenal. The imperial beast takes many forms, all aimed at advancing, by any means necessary, the interests of the ruling-class minority.

 

 Jeff Mackler is the National Secretary of Socialist Action: jmackler@lmi.net  socialistaction.org

*A Jan. 15 McClatchy news report states, “A team of security and arms experts, meeting this week in Washington to discuss the matter, has concluded that the range of the rocket that delivered sarin in the largest attack that night was too short for the device to have been fired from the Syrian government positions where the Obama administration insists they originated.”


In the report, titled “Possible Implications of Faulty U.S. Technical Intelligence,” Richard Lloyd, a former United Nations weapons inspector, and Theodore Postol, a professor of science, technology, and national security policy at the Massachusetts Institute of Technology, argue that the question about the rocket’s range indicates a major weakness in the case for military action initially pressed by Obama administration officials.

 

Photo: extraite de l'article

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 13:28

Internationalnews

12 mars 2014

Mondialisation 11 mars 2014

 

 

Quand ça devient compliqué et confus, quand vous êtes submergé par trop d’informations différentes chaque jour, trop d’explications, dont certaines contradictoires… essayez de remettre le tout dans une sorte de contexte en prenant du recul, pour procéder à une analyse plus large, à plus long terme.


Les États-Unis s’efforcent de dominer le monde, d’exercer une hégémonie partout où ils le peuvent, c’est leur principale occupation depuis plus d’un siècle, c’est ce qu’ils font. Les États-Unis, l’OTAN et l’Union européenne forment le Saint-Triumvirat.

 

Le Saint-Triumvirat a des filiales, principalement le Fonds Monétaire International, la Banque mondiale, l’Organisation Mondiale du Commerce, la Cour Pénale Internationale… qui contribuent à faire rentrer dans le rang tous les gouvernements qui n’ont pas obtenu la bénédiction du Saint-Triumvirat : le FMI, la Banque mondiale et l’OMC imposent le fondamentalisme du marché, tandis que les dirigeants étrangers qui agissent de manière trop indépendante sont menacés d’être remis à la CPI pour de lourdes peines, tandis que les États -Unis imposent des sanctions aux gouvernements et leurs dirigeants comme seul peut le faire le Roi des Sanctions, avec une absence totale de tout sens d’hypocrisie ou d’ironie.



Et qui menace la domination des États-Unis ? Qui peut contester l’hégémonie du Saint-Triumvirat ? Seules la Russie et la Chine le pourraient, si elles étaient aussi impérialistes que les puissances occidentales. (Non, l’Union Soviétique n’était pas impérialiste, c’était de l’auto-défense, l’Europe de l’Est était une autoroute utilisée à deux reprises par l’Occident pour l’envahir ; des dizaines de millions de Russes ont été tués ou blessés.)


Depuis la fin de la guerre froide, les Etats-Unis encerclent la Russie, en construisant une base militaire après l’autre, cherchant sans relâche à en construire de nouvelles, y compris en Ukraine ; un site de missiles après l’autre, avec Moscou à portée de tir ; l’OTAN s’est emparé d’une ancienne république soviétique après l’autre. La Maison Blanche et les grands médias US aveugles, nous assurent que ces opérations n’ont rien à voir avec la Russie.

 

Et ils disent la même chose à la Russie, sans pour autant atténuer le scepticisme de Moscou . « Regardez », a déclaré il y a quelques années le président russe, Vladimir Poutine, en parlant de l’OTAN, « est-ce une organisation militaire ? Oui, c’est une organisation militaire . … Est-ce qu’elle s’approche de nos frontières ? Oui, elle s’approche de nos frontières. Pourquoi ? »

 

Le Saint-Triumvirat aimerait arracher l’Ukraine de l’influence de Moscou, expulser la flotte russe de la mer Noire, et établir une présence militaire américaine et/ou de l’OTAN à la frontière russe. (Au cas où vous vous demanderiez encore ce qui a bien pu provoquer la réaction militaire russe.) L’adhésion de Kiev à l’UE suivrait de près, après quoi le pays pourrait connaître les joies du néo- conservatisme et bénéficier du paquet-cadeau de tous les avantages de la privatisation-déréglementation-austérité et rejoindre le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne comme le nouvel enfant pauvre de la famille ; mais aucun prix à payer n’est trop élevé lorsqu’il s’agit de faire partie de la glorieuse Europe et de l’Occident !


Source de la photo: reseauinternational.net


Les insurgés ukrainiens et leurs soutiens des puissances occidentales – puissances qui ne se soucient guère de savoir qui étaient leurs alliés ukrainiens lors du coup d’état contre le président Viktor Ianoukovitch le mois dernier … des voyous qui ont mis feu de la tête aux pieds à des policiers… de toutes les nuances de l’extrême-droite, y compris des militants islamistes tchétchènes … un député du Parti Svoboda d’extrême-droite, qui fait partie du nouveau gouvernement, et qui menace de reconstruire les armes nucléaires de l’Ukraine en trois à six mois… des snipers qui tirent sur les manifestants et qui n’étaient apparemment pas ce qu’ils semblaient être… – une conversation téléphonique interceptée entre Urmas Paet, le ministre estonien des affaires étrangères, et le chef de la politique étrangère de l’UE Catherine Ashton, révèle Paet qui dit : « Il est maintenant de plus en plus clair que derrière les tireurs d’élite, ce n’était pas Ianoukovitch , mais quelqu’un de la nouvelle coalition. » – … les manifestants néo-nazis à Kiev qui ont ouvertement dénoncé les Juifs, hissant un drapeau pour célébrer Stepan Bandera, le nationaliste ukrainien infâme qui a collaboré avec les nazis allemands pendant la Seconde Guerre mondiale et dont les milices ont participé à des atrocités contre les Juifs et les Polonais.


Le quotidien israélien Haaretz a rapporté le 24 Février que le rabbin ukrainien Moshe Reuven Azman a conseillé « aux Juifs de Kiev de quitter la ville et même le pays . » Edward Dolinsky, dirigeant d’un collectif d’organisations juives d’Ukraine, a décrit la situation des Juifs d’Ukraine comme « catastrophique » et demandé l’aide d’Israël.


Dans l’ensemble, un gang douteux d’alliés pour une cause douteuse ; qui rappelleles voyous de l’Armée de libération du Kosovo que Washington a mis au pouvoir lors d’un autre changement de régime et maintenu au pouvoir depuis 1999.


La désormais célèbre conversation téléphonique enregistrée entre le haut fonctionnaire du département d’Etat états-unien Victoria Nuland et l’ambassadeur US en Ukraine, dans laquelle ils discutent de qui parmi les Ukrainiens seraient ou non du goût de Washington dans un nouveau gouvernement, est une illustration de cette mentalité de changement de régime. Le choix de Nuland, Arseniy Yatseniuk, est devenu Premier ministre par intérim.


Le National Endowment for Democracy, organisme créé par l’administration Reagan en 1983 pour promouvoir l’action politique et la guerre psychologique contre les états en désamour avec la politique étrangère des États-Unis, est la principale arme civile de Washington pour effectuer un changement de régime. Le site internet de la NED répertorie 65 projets qu’elle a soutenus financièrement ces dernières années en Ukraine.

 

Les descriptions que la NED donne à ces projets ne révèlent pas que, généralement, leurs programmes diffusent une philosophie de base selon laquelle les travailleurs et autres citoyens sont mieux servis par un système de libre entreprise, de coopération de classe, de négociation collective, d’intervention minimale du gouvernement dans l’économie et une opposition au socialisme sous toutes ses formes. L’économie de marché est assimilée à la démocratie, à la réforme et à la croissance ; le bien-fondé des investissements étrangers dans leur économie est mis en évidence.


L’idée était que la NED ferait plus ou moins ouvertement ce que la CIA faisait secrètement depuis des décennies dans l’espoir d’éliminer la stigmatisation associée aux activités secrètes de la CIA. Allen Weinstein, qui a participé à la rédaction de la législation établissant la NED, a déclaré en 1991 : « Beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui se faisait secrètement il y a 25 ans par la CIA. »


La NED reçoit la quasi-totalité de son financement du gouvernement US (5 milliards de dollars au total depuis 1991), mais aime se présenter comme une ONG (organisation non gouvernementale ), car cela lui permet de maintenir une certaine crédibilité à l’étranger qu’une agence officielle du gouvernement des États-Unis ne pourrait pas avoir. Mais ONG n’est pas la bonne définition. La NED est une OG. Son intervention de longue date en Ukraine est aussi supra-légale que le déploiement militaire russe. Le journaliste Robert Parry fait remarquer que :

Pour la NED et les néo-conservateurs américains, la légitimité électorale de Viktor Ianoukovitch a duré aussi longtemps qu’il a accepté les exigences européennes pour de nouveaux « accords commerciaux » et de sévères « réformes » économiques exigées par le Fonds monétaire international. Lorsque Ianoukovitch négociait ces pactes, il recevait des louanges, mais quand il a jugé le prix trop élevé pour l’Ukraine et a opté pour un accord plus généreux avec la Russie, il est immédiatement devenu une cible pour un « changement de régime ».

Posons-nous donc la même question que M. Poutine : « pourquoi ? » Pourquoi la NED finance-t-elle 65 projets dans un pays étranger ? Pourquoi les fonctionnaires de Washington préparaient-ils un remplaçant au président Ianoukovitch, légalement et démocratiquement élu en 2010, qui, devant les protestations, a proposé d’avancer la date des élections où il aurait pu être démocratiquement démis de ses fonctions – au lieu d’être chassé par une foule ? Ianoukovitch a fait des concessions répétées et importantes, y compris en amnistiant des prisonniers et en offrant, le 25 Janvier, de nommer deux de ses adversaires aux postes de Premier ministre et vice-Premier ministre. En vain. Les meneurs des manifestations, et ceux qui étaient derrière, voulaient leur putsch.


Carl Gershman , président de la NED, a écrit en septembre dernier que « l’Ukraine est le plus grand prix ». L’homme sait de quoi il parle. Il a présidé la NED depuis ses débuts, et a supervisé la révolution des roses en Géorgie (2003), la Révolution orange en Ukraine (2004), la Révolution de Cèdre au Liban (2005), la Révolution des Tulipes au Kirghizistan (2005) , la révolution verte en Iran (2009), et maintenant l’Ukraine de nouveau. C’est comme si la guerre froide n’avait jamais pris fin.


Comme en Syrie, les gentils manifestants pacifistes...  Source


L’animosité effrénée actuelle des médias US envers Poutine reflète aussi une pratique ancienne. Les États-Unis sont tellement habitués à des dirigeants qui se taisent et s’abstiennent de formuler des critiques appropriées sur la criminalité de la politique de Washington, que lorsqu’un Vladimir Poutine arrive et exprime une condamnation même relativement modérée, il se voit étiqueté Ennemi Public Numéro 1 et ses propos sont en conséquence ridiculisés ou ignorés.


Le 2 Mars, le secrétaire d’Etat US John Kerry a condamné « l’acte incroyable d’agression » de la Russie en Ukraine (Crimée) et menacé de sanctions économiques. « Au 21ème siècle, on ne se comporte pas comme au 19ème siècle en envahissant un autre pays sous un prétexte inventé de toutes pièces. »


L’Irak, c’était au 21e siècle. Le sénateur John Kerry a voté en faveur. Une hypocrisie de cette ampleur doit être saluée.


POST-SCRIPTUM : le Premier ministre par intérim de l’Ukraine a annoncé le 7 Mars qu’il avait invité le Conseil de l’OTAN à tenir une réunion à Kiev sur les développements récents dans le pays.

« J’ai invité le Conseil de l’Atlantique Nord à visiter Kiev et y tenir une réunion », a déclaré Arsène Iatseniouk lors d’une visite à Bruxelles, où il a rencontré le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen et des fonctionnaires de l’UE. « Nous pensons que cela renforcera notre coopération. »


L’amour entre les nations

par Viktor Dedaj, Paris, France


La réaction de Washington, ou plutôt l’absence de réaction, a confirmé l’authenticité d’une conversation téléphonique entre la sous-secrétaire d’Etat, Victoria Nuland, et l’ambassadeur US en Ukraine, Geoffrey Pyatt, diffusée sur Youtube le 6 Février. Dans cette conversation, publiée par une source anonyme russe, Nuland et Pyatt discutent de l’installation d’un nouveau gouvernement pro-américain qui intégrera l’opposition fasciste qui avait pris la tête de manifestations de rue contre le président ukrainien Viktor Ianoukovitch.

 

Même si la campagne de Washington pour un changement de régime avait été coordonnée avec l’Union européenne, dans la conversation téléphonique avec Pyatt, Nuland attaque l’UE pour son manque d’agressivité, et déclare à un moment donné, « Fuck the UE » (« Que l’UE aille se faire foutre »). La même source nous a fourni le texte d’une conversation ultérieure entre l’UE et les États-Unis.

UE : Mais… mais… je croyais que tu m’aimais ?!?

USA : (en soupirant) Ca y’est, tu recommences…

UE : J’ai tout laissé tomber pour toi ! La démocratie, la régulation des marchés, les entreprises d’état, la protection sociale, le contrôle de la monnaie, une politique indépendante…

USA : (en allumant une clope) Pffff… je ne t’ai pas forcée…

UE : J’aurais pu être une grande star de la scène internationale, tu sais ?

USA : ouais, ouais, et bla, et bla…

UE : Le monde entier n’attendait que moi ! Maintenant, c’est cette raclure d’Amérique latine qui se dandine partout, avec son progressisme à deux balles.

USA : Ah celle-là… on peut dire que j’en ai profité… Mais c’est fini (pour le moment). Maintenant, c’est toi ma bitch…

UE : (en reniflant) C’est vrai ? Sérieux ?

USA : Mais oui, tu es ma petite bitch. Allez, viens là.

UE : Tu ne vas pas me frapper ?

USA : Mais qu’est-ce que tu racontes ?

UE : L’Amérique latine, elle dit que tu es violent, arrogant ; que tu n’as pas d’amis, seulement des intérêts…

USA : Elle est folle, laisse tomber. Allez, viens ma petite bitch…

UE : Oh, Sam… Sam… tu me fais tourner la tête.

Une nouvelle question sur la Syrie

Il y a eu de nombreux reportages sur les bombardements de zones civiles par le gouvernement syrien, des rapports sur de nombreux morts, et des photos et vidéos de bâtiments fortement endommagés. Les sources que j’ai trouvées, lorsqu’elles sont mentionnées, proviennent presque toujours du camp « rebelle », c’est à dire de ceux qui s’opposent au gouvernement syrien. Dans toutes ces histoires, avez-vous déjà vu une photo ou une vidéo d’un avion larguant des bombes ? Ou des bombes en l’air ? Je ne dis pas que les bombardements n’ont pas eu lieu. Je me demande pourquoi il n’y a pas de preuves concrètes.

(…)

Au pays où le bonheur est garanti par la Déclaration d’Indépendance

Le président Obama et de nombreuses autres personnalités politiques et médiatiques ont de nouveau fait du salaire minimum un sujet de débat houleux. Il est donc temps pour moi de répéter quelque chose que j’ai écrit en 2007 :


« Vous pensez qu’une augmentation du salaire minimum est une bonne idée ? »

« Détrompez-vous ».


Voilà le message d’une publicité plein-page parue dans de grands quotidiens au mois de Janvier. Le message fut approuvé par les éminents suspects habituels :


« La raison pour laquelle je m’oppose au salaire minimum est qu’il détruit des emplois, chose que, je pense, est indiscutable. » – Alan Greenspan , ancien président de la Réserve fédérale

« Le taux élevé de chômage chez les adolescents, et en particulier les adolescents noirs, est à la fois un scandale et une grave source de troubles sociaux. C’est pourtant en grande partie dû aux lois sur le salaire minimum. » – Milton Friedman, économiste lauréat du prix Nobel


Eh bien, si l’augmentation du salaire minimum peut produire de telles conséquences négatives, pour des gens aussi éclairés et humanistes que nous, il ne reste plus qu’une chose à faire : baisser le salaire minimum. Nous aurons ainsi moins de chômage, moins de troubles sociaux. Même encore, si nous baissons le salaire minimum jusqu’à zéro, en particulier pour les noirs pauvres … imaginez ! Plus de chômage … du tout ! Pratiquement aucun trouble social ! En fait – j’ose à peine le dire – et si nous supprimions carrément les salaires ?


« Le conservateur moderne est engagé dans un des exercices philosophiques les plus anciens de l’homme : chercher une justification morale supérieure pour l’égoïsme ». – John Kenneth Galbraith

William Blum

http://williamblum.org/

Article original en anglais : Ukraine and America’s Strive for World Domination, publié le 8 mars 2014

Traduction par VD pour le Grand Soir 

  1. Guardian Weekly (London), June 27, 2001
  2. RT television (RT.com, Moscow/Washington, DC), March 1, 2014
  3. Deputy Mikhail Golovko, RT, March 1, 2014
  4. RT, March 5, 2014, “The EU’s Ukraine policy and moral bankruptcy” ; the phone conversation is believed to have taken place February 26.
  5. NED 2012 Annual Report
  6. Washington Post, September 22, 1991
  7. Victoria Nuland, speaking at the National Press Club, Washington, DC, December 13, 2013
  8. Washington Post, September 26, 2013
  9. Face the Nation”, CBS, March 2, 2014

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http://www.internationalnews.fr/article-ukraine-les-usa-et-la-domination-du-monde-a-tout-prix-par-william-blum-122927805.html

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