5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 03:00

GRAIN , Avril 2009

Original: A food system that kills Swine flu is meat industry's latest plague

Le Mexique assiste à une répétition infernale de l’histoire de la grippe aviaire asiatique, mais à une échelle encore plus tragique. Une fois de plus, la réponse officielle arrive trop tard et entachée de mensonges. Une fois de plus, l’industrie mondiale de la viande est au centre de l’histoire, s’obstinant à nier toute responsabilité, alors que le poids de l’évidence concernant son rôle ne cesse de s’accroître. Cinq ans après le début de la crise de grippe aviaire H5N1 et après cinq ans aussi d’une stratégie mondiale contre les pandémies de grippe coordonnée par l’Organisation mondiale de la santé (l’OMS ou WHO) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), le monde chancelle sous les coups d’un nouveau désastre, la grippe porcine. La stratégie mondiale a échoué et doit être remplacée par un nouveau système de santé publique qui puisse inspirer confiance au public.


2  
Ce que nous savons de la situation au Mexique, c’est que, officiellement, plus de 150 personnes sont mortes d’une nouvelle souche de grippe porcine qui est en fait un cocktail génétique de plusieurs souches de virus de grippe : grippe porcine, grippe aviaire et grippe humaine. Celle-ci a évolué en une forme qui se transmet facilement d’humain à humain et qui peut tuer des gens en parfaite santé. Nous ne savons pas exactement où ont eu lieu cette recombinaison et cette évolution, mais il semble évident qu’il faut chercher du côté des élevages industriels mexicains et américains.
[1]

Cela fait des années que les experts avertissent que le développement des grandes fermes d’élevage industriel en Amérique du Nord ont créé un foyer idéal pour que puissent émerger et se répandre de nouvelles souches de grippe extrêmement virulentes. « Parce que les élevages fortement concentrés ont tendance à rassembler d’importants groupes d’animaux sur une surface réduite, ils facilitent la transmission et le mélange des virus », expliquaient des scientifiques de l’agence nationale des instituts de santé publique américaine (NIH). [2]   Trois ans plus tôt, Science Magazine avait sonné l’alarme en montrant que la taille croissante des élevages industriels  et l’usage répandu des vaccins qui y est fait accéléraient le rythme d’évolution de la grippe porcine. [3]

C’est la même chose avec la grippe aviaire : l’espace surpeuplé et les conditions insalubres  qui règnent dans ces élevages permettent au virus de se recombiner et de prendre de nouvelles formes très aisément. Quand on en est à ce stade, la  centralisation inhérente à l’industrie garantit que la maladie est disséminée partout, par l’intermédiaire des matières fécales, de la nourriture animale, de l’eau ou même des bottes des ouvriers.
[4] Et pourtant, si l’on en croit les centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), «  il n’existe pas de système national officiel de surveillance pour déterminer quels sont les virus les plus répandus dans la population porcine américaine.” [5] La situation est la même au Mexique.

Les communautés à l’épicentre


Ce que nous savons encore à propos de l’épidémie de grippe porcine mexicaine est que la communauté de La Gloria dans l’état de Veracruz a désespérément essayé d’obtenir une réaction des autorités face à l’étrange maladie respiratoire qui les a sévèrement affectés ces derniers mois. Les résidents sont absolument convaincus que leur maladie est liée à la pollution provoquée par la grande ferme porcine récemment installée dans leur communauté par Granja Carroll, une filiale de la société américaine Smithfield Foods, le plus grand producteur de porc mondial.


Après les innombrables essais de la communauté pour obtenir l’aide des autorités – essais qui ont mené certains leaders locaux en prison et provoqué des menaces de mort contre ceux qui osaient critiquer l’élevage de Smithfield – les autorités sanitaires locales ont finalement décidé de faire une enquête vers la fin de 2008. Les tests ont révélé que plus de 60% de cette communauté de 3 000 personnes souffraient d’une maladie respiratoire, mais le nom de la maladie n’a pas été officiellement confirmé. Smithfield nie toute connection avec ses activités.

C’est seulement le 27 avril 2009, quelques jours après l’annonce officielle par le gouvernement fédéral de l’épidémie de grippe porcine, que l’information est sortie dans la presse, révélant que le premier cas de grippe porcine diagnostiqué dans le pays avait été le 2 avril 2009 celui d’un petit garçon de 4 ans appartenant à la communauté de La Gloria. Le ministre de la Santé du Mexique déclare que l’échantillon prélevé sur l’enfant est le seul parmi les échantillons prélevés sur la communauté qui ait été retenu par les autorités mexicaines et envoyé pour être testé en laboratoire. Ce test a ensuite confirmé qu’il s’agissait bien de grippe porcine.
[6]   Tout cela malgré le fait qu’une société américaine privée d’évaluation des risques, Veratect, avait, au début du mois d’avril 2009, avisé les responsables régionaux de l’OMS de l’occurrence de la maladie respiratoire grave qui sévissait à La Gloria. [7]


3


Le 4 avril 2009, le quotidien mexicain La Jornada a publié un article sur la lutte de la communauté de La Gloria, avec la photo d’un jeune garçon qui tient une pancarte avec le dessin d’un cochon barré d’une croix et la légende  « Attention, danger : Carrolls Farm » écrite en espagnol. [8]


Pour ce qui est des pandémies de grippe en général, nous savons que la proximité d’élevages intensifs de porcs et d’élevages de volailles augmente les risques de recombinaison virale et l’émergence de nouvelles souches virulentes de grippe. En Indonésie par exemple, on sait que les porcs vivant près d’un élevage de volailles ont des taux importants d’infection au H5N1, la variante mortelle de la grippe aviaire.
[9] Des scientifiques du NIH avertissent que « l’augmentation  du nombre d’installations porcines voisines d’installations aviaires pourrait faciliter l’évolution de la prochaine pandémie." [10]


On n’en a guère entendu parler,  mais la région avoisinante de La Gloria compte de nombreuses élevages de volailles intensifs. Récemment, en septembre 2008, une épidémie de grippe aviaire a éclaté parmi les volailles de la région. A l’époque, les autorités vétérinaires ont assuré le public qu’il s’agissait seulement d’une souche peu pathogène qui n’affecte que les oiseaux de basse-cour. Mais grâce à la divulgation faite par Marco Antonio Núñez, le président de la Commission pour l’environnement de l’état de Veracruz, nous savons désormais qu’il y a eu une autre épidémie de grippe aviaire à environ 50 km de La Gloria, dans un élevage industriel appartenant à Granjas Bachoco, la plus grande entreprise de volailles du Mexique. Cette épidémie n’a pas été révélée parce qu’on craignait les conséquences que cela pourrait provoquer pour les exportations mexicaines.
[11]

Il faut noter ici que l’un des ingrédients courants de l’alimentation animale industrielle est ce qu’on appelle les «  déchets de volaille », c’est-à-dire un mélange de tout ce qu’on peut trouver sur le sol des élevages intensifs : matières fécales, plumes, litière, etc.

Peut-on concevoir situation plus idéale pour l’émergence d’un virus grippal pandémique qu’une région rurale pauvre, pleine d’élevages industriels appartenant à des sociétés transnationales qui n’ont rien à faire du bien-être de la population locale ? Les résidents de La Gloria essaient depuis des années de lutter contre la ferme Smithfield. Ils ont, des mois durant, tenté d’amener les autorités à agir face à l’étrange maladie qui les frappait. On les a ignorés. Le radar  du système mondial de surveillance des maladies émergentes de l’OMS n’a pas enregistré le moindre signal. Pas plus que les épidémies de grippe aviaire de Veracruz n’ont déclenché de réaction du système mondial d’alerte précoce pour les maladies de l’OIE. Ce n’est que grâce à sources privées et de façon désordonnée que la vérité a pu éclater. [12] Et c’est ce qu’on appelle la surveillance mondiale !


La mauvaise foi des grandes sociétés


Ce n’est pas la première fois, et ce n’est sans doute pas la dernière, que les agro-industriels dissimulent des épisodes de maladies infectieuses, mettant ainsi des vies en péril. C’est la nature même de leurs activités. En Roumanie il y a quelques années, Smithfield a interdit aux autorités locales d’entrer dans ses élevages porcins, après les plaintes des résidents à propos de l’odeur pestilentielle provenant des centaines de charognes de porcs laissées à pourrir pendant plusieurs jours. « Nos médecins n’ont pas eu accès aux fermes de la [société] américaine pour pouvoir effectuer leurs inspections de routine », a déclaré Csaba Daroczi, directeur-adjoint des services vétérinaires et d’hygiène de Timisoara. « Chaque fois qu’ils ont essayé, ils ont été repoussés par les gardiens. Smithfield propose que nous signions un accord qui nous obligerait à les prévenir trois jours à l’avance avant toute inspection.”
[13] L’information a fini par émerger que Smithfield avait étouffé l’information sur un épisode majeur de grippe porcine classique ayant sévi dans ses fermes en Roumanie. [14


4 


En Indonésie, où les gens meurent encore de la grippe aviaire et d’où de nombreux experts pensent que viendra  le prochain virus pandémique, les autorités ne peuvent toujours pas entrer sans permission dans les grands élevages industriels. [15] Au Mexique, les autorités ont repoussé les demandes d’enquête sur La Granja Carroll et accusé les résidents de La Gloria de propager l’infection parce qu’ils « utilisent des remèdes de grand-mère, plutôt que d’aller dans les centres de soins pour soigner leur grippe.” [16]


Les élevages industriels sont de véritables bombes à retardement pour les épidémies mondiales. Et pourtant, il n’existe toujours pas de programmes qui permettent d’y faire face, ni même de programmes indépendants de surveillance des maladies. Personne parmi les gens haut placés ne semble s’en soucier et ce n’est sans doute pas un hasard que ces fermes soient souvent situées parmi les communautés les plus pauvres, qui paient très cher pour faire entendre la vérité. Pis encore, nous dépendons tellement de ce système aux limites de l’explosion pour une bonne part de notre alimentation que la tâche principale des agences gouvernementales de sécurité alimentaire semble être désormais de calmer les peurs et de s’assurer que les gens continuent à manger. Smithfield est déjà au bord de la faillite et était la semaine dernière en train de négocier sa reprise avec la plus grosse entreprise d’agroalimentaire de Chine, COFCO.
[17]

Entre temps, l’industrie pharmaceutique fait fortune avec la crise.

Le gouvernement des Etats-Unis a déjà fait une exception d’urgence dans son système d’autorisation pour permettre de traiter les malades de la grippe avec des antiviraux comme Tamiflu et Relaxin plus largement que cela n’était prévu. Excellente nouvelle pour Roche, Gilead et Glaxo Smithkline qui détiennent le monopole sur ces médicaments. Mais chose encore plus importante, une nuée de petits producteurs de vaccins comme Biocryst et Novavax voient la valeur de leurs actions crever le plafond.
[18] Novavax essaie de convaincre à la fois le CDC et le gouvernement mexicain qu’il est capable de fournir un vaccin contre la grippe porcine dans un délai de 12 semaines, si les règlements encadrant les tests restent souples.


C’est
un changement profond qu’il nous faut


Il est évident que le système mondial de résolution des problèmes de santé provoqués par l’industrie alimentaire  transnationale marche sur la tête : Le système de surveillance est fichu, les services vétérinaires et ceux de santé publique qui sont en première ligne cafouillent et l’autorité est passée au secteur privé qui a tout intérêt à maintenir le statu quo. En attendant, on recommande aux gens de rester chez eux et de croiser les doigts en attendant le Tamiflu ou un nouveau vaccin éventuel auquel ils n’auront peut-être même pas accès. La situation n’est pas tolérable. Il faut bouleverser les choses. Et agir dès aujourd’hui.


Pour ce qui est de l’épidémie de grippe porcine au Mexique, le changement peut être immédiat : il pourrait consister en une enquête transparente, exhaustive et indépendante sur les élevages de volailles dans l’état de Veracruz, dans le pays tout entier et dans toute l’Amérique du Nord. Le peuple mexicain doit connaître la source du problème afin de pouvoir prendre les mesures adéquates pour couper l’épidémie à la racine et s’assurer que le problème ne se reproduise plus.

 

 Au niveau international, l’expansion des élevages industriels doit cesser et faire machine arrière. Ces fermes sont des foyers de pandémies et continueront à l’être tant qu’elles existeront. Il ne sert probablement à rien de réclamer un changement complet de la stratégie mondiale menée par l’OMS. En effet, l’expérience de la grippe aviaire montre que ni l’OMS ni l’OIE, ni la plupart des gouvernements ne sont disposés à être fermes avec l’agriculture industrielle. Une fois de plus, ce sont les citoyens qui vont devoir réagir et se protéger eux-mêmes. Partout dans le monde, des milliers de communautés luttent contre les élevages industriels. Ce sont ces communautés qui sont en première ligne de la prévention contre la pandémie. Ce dont nous avons besoin à présent, c’est de transformer ces luttes locales contre les élevages industriels en un vaste mouvement mondial pour abolir ce système d’élevage.


Mais le désastre de la grippe porcine au Mexique révèle également un problème de santé publique plus vaste : Les menaces pour la sécurité des consommateurs qui font partie intégrante de notre système alimentaire industriel sont exacerbées par une tendance générale à privatiser complètement les soins de santé, ce qui a réduit à néant la capacité des systèmes publics à apporter des réponses adéquates en cas de crise, et par des politiques encourageant les migrations vers des mégalopoles où les politiques de santé publique et d’assainissement sont déplorables. (L’épidémie de grippe porcine a frappé Mexico, une métropole de plus de 20 millions d’habitants, précisément au moment où le gouvernement a coupé l’approvisionnement en eau d’une bonne partie de la population, en particulier les quartiers les plus pauvres.)

Le fait que la surveillance des épidémies soit confiée à des cabinets-conseils privés, que les gouvernements et les agences des Nations Unies puissent garder le silence et ne pas divulguer l’information, que nous soyons obligés de dépendre d’une poignées d’entreprises pharmaceutiques  pour soulager nos souffrances, avec des produits certes brevetés mais seulement à moitié testés, devraient nous indiquer que rien ne va plus. Ce n’est pas seulement de nourriture que nous avons besoin, mais de systèmes de santé publique qui aient un véritable agenda public et soient responsables devant le public.


Lectures complémentaires :


Luis Hernández Navarro, Smithfield: un negocio muy marrano, La Jornada , 5 de mayo de 2009,
http://www.jornada.unam.mx/2009/05/05/?section=politica&article=031a1pol

Enrique Méndez y Andrés Morales, Por 14 años La Gloria ha vivido con miedo por la contaminación de Granjas Carroll, 2 mayo 2009, http://www.jornada.unam.mx/2009/05/02/?section=politica&article=009n1pol

BBC, Egypt presses ahead with pig cull, 2 May 2009, http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/8030611.stm

Debora MacKenzie, Pork industry is blurring the science of swine flu, 30 April 2009, http://www.newscientist.com/blogs/shortsharpscience/2009/04/why-the-pork-industry-hates-th.html

Laura Carlsen, Mexico’s Swine Flu and the Globalization of Disease, Americas MexicoBlog, 29 April 2009, http://americasmexico.blogspot.com/2009/04/mexicos-swine-flu-and-globalization-of.html

Iván Restrepo, Granjas Carroll, protegida de las autoridades, La Jornada , 13 de Abril de 2009 http://www.jornada.unam.mx/2009/04/13/?section=politica&article=020a2pol

Silvia Ribeiro, "Epidemia de lucro," La Jornada, 28 April 2009: http://www.jornada.unam.mx/2009/04/28/?section=opinion&article=020a1pol

Tom Philpott, Symptom: swine flu. Diagnosis: industrial agriculture? GRIST , 28 April 2009, http://www.grist.org/article/2009-04-28-more-smithfield-swine/

Mike Davis, The swine flu crisis lays bare the meat industry's monstrous power, The Guardian, 27 April 2009: http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2009/apr/27/swine-flu-mexico-health

R G Wallace, "The Agro-Industrial Roots of Swine Flu H1N1," 26 April 2009
http://farmingpathogens.wordpress.com/2009/04/26/the-agro-industrial-roots-of-swine-flu-h1n1/

Edward Hammond, Indonesia fights to change WHO rules on flu vaccines, Seedling, April 2009: http://www.grain.org/seedling/?id=593

Iván Restrepo, Granjas Carroll, sin control ambiental, La Jornada, 24 de Abril de 2006 http://www.jornada.unam.mx/2006/04/24/?section=opinion&article=026a2pol

 

GRAIN, "Bird flu in eastern India: another senseless slaughter", Against the grain, February 2008, http://www.grain.org/articles/?id=35 (Disponible bientôt en français)

GRAIN, "Germ warfare - Livestock disease, public health and the military–industrial complex", Seedling, January 2008, http://www.grain.org/seedling/?id=533 (Disponible bientôt en français)

GRAIN, "Viral times - The politics of emerging global animal diseases", Seedling, January 2008, http://www.grain.org/seedling/?id=532 (Disponible bientôt en français)

GRAIN, "La grippe aviaire: une aubaine pour 'Big Chicken'", A contre-courant, mars 2007, http://www.grain.org/articles/?id=24 (aussi disponible en Bahasa Indonesia)

GRAIN, "Grippe aviaire: une réponse mondiale imposée d'en haut", A contre-courant, avril 2006, http://www.grain.org/articles/?id=15

GRAIN, "Qui est le dindon de la farce ?", Les rapports de GRAIN, février 2006, http://www.grain.org/briefings/?id=195


Références

1. L’industrie du porc mexicaine, comme son équivalent américain, ne veut pas qu’on appelle la maladie “grippe porcine”, sous prétexte que celle-ci n’est pas transmise par les porcs, mais directement de personne à personne. (Leur préoccupation majeure est bien sûr le marché du porc qui est en train de s’écrouler à cause de l'image négative qui lui est associée) Certains responsables mexicains, comme le Gouverneur de Veracruz, disent aux gens que le virus est venu de Chine, quoiqu’il n’y ait aucune évidence qui soutienne cette thèse.

2. Mary J. Gilchrist, Christina Greko, David B. Wallinga, George W. Beran, David G. Riley and Peter S. Thorne, "The Potential Role of CAFOs in Infectious Disease Epidemics and Antibiotic Resistance," Journal of Environmental Health Perspectives, 14 November 2006.

3. Bernice Wuethrich, "Chasing the Fickle Swine Flu", Science, Vol. 299, 2003

4. Pro-poor Livestock Policy Initiative, "Industrial Livestock Production and Global Health Risks," FAO, 2007: http://www.fao.org/ag/againfo/ programmes/en/pplpi/docarc/pb_hpaiindustrialrisks.html

5. CDC, April 21, 2009 / 58 (Dispatch);1-3: http://www.cdc.gov/mmwr/preview/mmwrhtml/mm58d0421a1.htm

6. Andrés T. Morales, "Cerco sanitario en Perote, tras muerte en marzo de bebé por gripe porcina," La Jornada, 28 April 2009:  http://www.jornada.unam.mx/2009/04/28/?section=politica&article=012n2pol ; Tracy Wilkinson and Cecilia Sánchez, "Mexico tries to focus on source of infection," Los Angeles Times, April 28, 2009.

7. Dudley Althaus, "World’s queries have no answers," Houston Chronicle, 27 April 2009.

8. Andrés Timoteo, “Alerta epidemiológica en Perote por brote de males respiratorios,” La Jornada, 4 April 2009.

9. David Cyranoski, "Bird flu spreads among Java's pigs," Nature 435, 26 May 2005.

10. Mary J. Gilchrist, Christina Greko, David B. Wallinga, George W. Beran, David G. Riley and Peter S. Thorne, "The Potential Role of CAFOs in Infectious Disease Epidemics and Antibiotic Resistance," Journal of Environmental Health Perspectives, 14 November 2006.

11. Piden cerco sanitario ante epidemia, SPI/ElGolfo.Info, 24 April 2009: http://www.elgolfo.info/web/lo-mas-nuevo/37017-piden-cerco-sanitario-ante-epidemia-.html

12. Tom Philpott first broadcast the possible connection between the swine flu outbreak and the Smithfield operation in Veracruz from his US-based blog on 25 April 2009: http://www.grist.org/article/2009-04-25-swine-flu-smithfield/

13. Mirel Bran: “Swine Plague: Romania Criticizes American Group’s Attitude”, Le Monde, 15 August
2007, translated by Leslie Thatcher (Truthout).

14. GRAIN, "Viral times - The politics of emerging global animal diseases", Seedling, January 2008

15. See “Box 2. Bird flu in Indonesia and Vietnam” (by GRAIN) in Edward Hammond, “Indonesia fights to change WHO rules on flu vaccines,” Seedling, April 2009: http://www.grain.org/seedling/?id=593

16. "Afectados por extraña enfermedad, 60% de pobladores de La Gloria," La Jornada 27 April 2009: http://www.lajornadasanluis.com.mx/2009/04/27/pol15.php

17. “Is Smithfield on the market?”, Farming UK, 26 April 2009.

18. "Smaller drug firms gaining from swine flu," Reuters, 27 April 2009: http://www.reuters.com/article/pressReleasesMolt/idUSTRE53Q5P620090427

http://www.grain.org/articles/?id=48

Avis de non-responsabilité : Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que l'auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d'IN.

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 05:22
Why the bills in Congress must be stopped.

The bills in Congress (HB 814, HR 875, SB 425?) look innocuous to the public and are cast as "food safety" but they mention two things (and thus make regulations buried elsewhere, operative) which will destroy the competition to industrial agriculture and/or take over control of all farms and thus of the US food supply: "tracing" which triggers this:
http://www.organicconsumers.org/artic... "best farming practices" which triggers a series of regulations that industrialize farming - allowing the government (indistinguishable from industry) to impose * what feed to give the animals (the GMO feed they sell), * what medical regimen (the drugs they sell), and * what spray and where and when (the pesticides they sell). These "best" practices would prevent farmers from raising animals on farms where crops are also grown and a series of things that are equally absurd to anyone who knows the least thing about farming or wishes to farm themselves and have chickens and vegetables, or a horse and fruit trees or ducks and grow corn to feed them or ...

The implications for organic farming and all independent farming are clear.

This, however, is quite legal and growing:

http://www.sierraclub.org/factoryfarm...

Meanwhile the largest chicken CAFO in the US is being planned for Ohio.

A small sample of how the regulations in just HB 814 will control any farmer into futility and oblivion and are horrifically misapplied to people who are producing good food on clean farms away from CAFOs and their contaminated water supplies and manure, away from GMOs, pesticides, antibiotics, steroids, heavy metals and the rest:
http://www.opednews.com/articles/Mons...

The "sources of seed contamination" regulations (presented by the FDA at a meeting Monsanto hosted) have already made seed cleaning equipment (essential for collecting organic seed) for any seed eaten as food (all raw seed, seed for sprouting, seeds for oil, seed for animal feed) illegal this year - unless farmers install a million to a million and a half dollar building ... per line of seeds. Flax seed, an essential element in a natural health regimen, is now almost entirely in corporate hands now. In realizing that Big PHARM is linked to Big PHARMA which is doing all it can to crush natural health alternatives, controlling flax seed or eliminating its production is valuable.

Also on that list are seed storage facilities which can be made illegal as well, and could require seed bankers to meet similar impossible to afford government "food safety" standards. A million or five million dollar building - or whatever figure puts it it out of reach for small seed bankers who are protecting our biodiversity - will mean no more organic seeds. This ensures Monsanto's monopoly and fits with the long list of other disturbing things they are doing.
http://www.opednews.com/articles/The-...

Here is some information on how "food safety" is being used.
http://www.opednews.com/articles/FOOD...

Here is a way of understanding how important pure food is and how misled we have been. "Safety" is more truly about masking industrial contamination and are being destructively misapplied to normal farming. Upton Sinclair's book, the Jungle, did not implicate small meat processors but the giant slaughterhouses and yet were applied to everyone. Recent FDA regulations (HACCP) wiped out 72 local processors in Kansas alone though they had never had an e-coli problem) and allowed much greater centralization of the industrial side and an actual reduction in inspections.
http://www.opednews.com/articles/PAST...

Here is an overview of a very corrupt system, our government acting on behalf of industry to wipe out our own farmers.
http://www.dailykos.com/story/2009/2/...
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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 21:11

La reproduction des articles est libre et encouragée, à la condition de citer l'auteur et la source, avec un lien actif, et de ne pas isoler la bibliographie du texte

Joëlle Pénochet pour InternationalNews

Le 26 avril prochain sera une journée de solidarité avec tous les fermiers du monde victimes du diktat des multinationales agroalimentaires qui les dépossèdent de leur patrimoine, brevettent
les semences qu’elles leur ont volées et leur imposent autoritairement les cultures OGM. Elle sera dédiée tout particulièrement aux agriculteurs d’Iraq et d’Afghanistan, et des autres pays dévastés par des guerres d’agression et l’occupation de troupes étrangères. Ce sera l’occasion de sensibiliser le public aux dangers des aliments génétiquement modifiés et à la dictature des grands semenciers (principalement Monsanto) dont le but ultime est le contrôle total de la chaîne alimentaire. C’est aussi une journée de résistance contre des pratiques criminelles qui menacent l’avenir de la planète.

.iraq_farmer_soldier.jpgFermier Irakien - Source:palestinechronicle.com
Le 26 avril, date anniversaire de la directive scélérate Bremer qui a dépossédé les Iraquiens de leur patrimoine agricole

 

 

Le jour du 26 avril a été choisi parce que l’ordonnance 81 signée il y a cinq ans, le 26 avril 2004, par l’administrateur provisoire de l’Iraq Paul Bremer a placé le pays sous le joug économique total de l’Occupant en obligeant le pays à réformer drastiquement son économie sur le modèle économique néo-libéral américain. Ceci en violation de la Constitution irakienne et des conventions de la Haye et de Genève qui stipulent que l’occupant doit respecter la juridiction du pays occupé. Il s’agit d’une véritable déclaration de guerre contre les fermiers des pays occupés.

 

Cette ordonnance, rédigée de façon très perverse, a institué de fait une obligation pour les fermiers irakiens d’acheter chaque année une licence et des semences transgéniques aux multinationales semencières  américaines - alors que la juridiction irakienne interdisait toute privatisation des ressources biologiques.

 

Elle a livré le pays en pâture aux nécro-entreprises géantes qui contrôlent le commerce mondial des graines, comme Monsanto, Syngenta et Dow Chemicals. Comble de l’ironie, c’est au cœur de la Mésopotamie (l’actuel Iraq) qu’a été inventée l’agriculture voici plus de dix mille ans !

 

L’ordonnance 81 a donné aux sociétés étrangères un droit de propriété intellectuelle (semblable à ceux que Washington a introduit dans les règles de l’OMC) qui leur concède pendant vingt ans le monopole sur la production, la reproduction, la vente, l’exportation, l’importation et le stockage de toutes les semences génétiquement modifiées et les variétés de plantes «similaires».

 

Au cœur de l’ordonnance, la règle de « Protection des variétés des plantes » (PVP), qui ne traite pas de conservation de la biodiversité, mais de la protection des intérêts commerciaux des transnationales semencières (qui, en vertu des ordonnances Bremer, sont exonérées d’impôts, ne sont pas obligées de réinvestir dans le pays et possèdent le droit de rapatrier tous leurs profits). Pour être qualifiées, les plantes doivent être « nouvelles, distinctes, uniformes et stables », des critères que les plantes traditionnelles ne peuvent pas remplir.

 

L’article 14 de cette loi interdit aux agriculteurs de réutiliser les semences de ces variétés transgéniques protégées ! Les agriculteurs « coupables » d’avoir semé des graines non achetées, ou dont le champ aurait été contaminé accidentellement, encourent de fortes amendes, voire des peines d’emprisonnement, la destruction de leurs récoltes, de leurs outils et de leurs installation !

 

Monsanto a fait un hold-up sur les semences millénaires des pays qu’elle envahit pour les modifier génétiquement, les breveter et les revendre aux agriculteurs désormais contraints de payer pour pouvoir les cultiver !

 

 

Les semences, en tant que premier maillon de la chaîne alimentaire, représentent un enjeu économique et politique fondamental, et une arme de domination redoutable. Vandana Shiva (Inde), directrice de  la « Fondation de recherche pour la science, les technologies et les ressources naturelles », qui défend l'agriculture paysanne, a justement fait remarquer que « La directive 81 ressemble à d’autres lois dans le monde », à la différence que « l’Iraq est un pays en guerre et occupé » , car « partout dans le monde les multinationales veulent déposséder les agriculteurs de leurs semences ». Cette directive est criminelle « car elle touche le cœur de l’agriculture et concerne l’humanité entière ». D’autant qu’« en période de guerre, la sauvegarde des semences est plus importante que jamais ».  (1)


 af.jpg


 Afghanistan : de la nourriture (importée) et des bombes

 

 

L’Afghanistan avait subi le même sort que l’Iraq dès 2002. Il y a trente ans, le pays était un exportateur net de nourriture. Après l’agression de 2001, les USA avaient proclamé qu’ils rendraient le pays de nouveau auto-suffisant en 2007. Aujourd’hui cet objectif est plus éloigné que jamais, les populations dépendant de l’importation de nourriture et de l’assistance étrangère à plus de 80%1. Au lieu d’aider les Afghans à récupérer leurs pratiques agricoles ancestrales, les USA, par le biais des « centres d’alimentation » achèvent de détruire totalement le système agricole, déjà dévasté par une guerre sans fin.(2) Le riche patrimoine afghan est ignoré au profit de plantes importées.

 

L’USAID (States Agency for International Development), la puissante agence fédérale américaine chargée de « développement économique » (sic) et de « l’assistance humanitaire » dans le monde, connue pour ses opérations secrètes d’infiltration et de déstabilisation, est chargée de faire la promotion active de l'agriculture génétiquement modifiée.

 

Andrew Natsios, administrateur, avait annoncé en 2002 que son agence devrait rester au moins une décennie en Afghanistan pour faciliter l’installation de compagnies privées dans le cadre de la « reconstruction ».  Il a déclaré : "l'un des seuls moyens pour nous d'être capables de nourrir le monde en voie de développement et de restaurer le système agricole dans le tiers monde est l'utilisation d'OGM". Ainsi, en 2006, L’USAID s’est engagée à prêter 80 millions de dollars sur trois ans à 60 000 personnes vivant dans les zones rurales pour permettre aux paysans  ans d’acheter du matériel agricole et des semences « licites »… Parmi ces semences, du soja – totalement étranger à la culture locale -, censé combattre la malnutrition. L’USAID a financé le programme de Nutrition et d’Education internationale( Nutrition and Education International  - NEI), mis au point par Neslé, pour apprendre aux Afghans à planter et à manger les haricots de soja !

 

Par ailleurs, la Banque mondiale, acteur central de cette reconstruction depuis 2001, vise à consolider le rôle du secteur privé dans tous les domaines, en particulier celui des géants des semences transgéniques.

 

En septembre 2005, sous la pression de la FAO et de l’Union européenne (3), le « ministère » de l’agriculture afghan, qui prétendait protéger le droit des fermiers à conserver leurs graines, adopta une loi qui confiait leur monopole aux semenciers.


 52018324-10-a.jpg
Iraq


En plus de subir les bombardements et les exactions quotidiennes des occupants, les fermiers iraquiens et afghans, devenus des serfs, sont désormais condamnés à produire des plantes artificielles, destinées en grande partie à l’exportation mondiale ou aux troupes d’occupation, au seul bénéfice de Monsanto et consorts. Ceci alors même que les populations locales meurent de faim (ces deux pays figurent maintenant parmi les plus pauvres au monde (4). C’est pourquoi de plus en plus de fermiers désespérés ont abandonné la culture des céréales en faveur de celle de l’opium.

 

Au départ, les nécro-entreprises et les gouvernements fantoches d’Iraq et d’Afghanistan, de même que le gouvernement indien, ont distribué quasi gratuitement, à  la façon de dealers de drogue dure, mais à une échelle beaucoup plus dramatique, les « nouvelles semences » aux fermiers, afin de mieux les précipiter dans un système infernal dont ils ne pourront plus sortir.

 

paysans-20Inde-suicide.jpgSource: jakouiller.com
L’invasion des semences OGM en Inde a provoqué une épidémie de suicides

 

Le terrorisme alimentaire a conduit au suicide des dizaines de milliers paysans du Tiers Monde, ruinés par l’achat annuel de semences transgéniques et des pesticides, herbicides et fongicides très toxiques qui leur sont nécessairement associés. Ainsi, 150 000 fermiers indiens se sont suicidés entre 1997 et 2005, soit une augmentation de 52 % du taux  pendant cette période. Plus de mille paysans se suicident chaque mois, selon le ministère de l’agriculture.

 

En effet, les producteurs de coton sont devenus dépendants de semences OGM, qu’ils doivent acheter très cher (4,5 fois et demi le prix des semences traditionnelles - mais de nombreuses semences étaient jadis gratuites, récupérées d’une année sur l’autre) ainsi que les produits associés. Cette situation les contraint à s’endetter lourdement (la moitié des paysans indiens sont sur-endettés). L’état - qui faisait la promotion du coton BT de Monsanto - les y avait incité en instituant un crédit spécial. Lorsque ce crédit est coupé, les fermiers, désespérés et ruinés, se suicident - le plus souvent avec des pesticides de Monsanto. Pour acheter les semences miracles, ils ont souvent vendu tout ce qu’ils possédaient, leurs animaux de ferme et même leurs bijoux de famille.

  Monsanto_graines_dettes-cca3f.jpg

En outre, l’introduction des OGM, de même que l’agriculture intensive d’exportation, détruit la biodiversité. Sur les 100.000 variétés de riz que possédait l’Inde, il n’en reste aujourd’hui qu’une cinquantaine. La diversité des variétés de semences est le fruit du travail des paysans qui ont reproduit, sélectionné et ressemé les espèces adaptées aux besoins des hommes depuis 10 000 ans. Enfin, les cultures OGM ont un rendement moindre, tout en exigeant plus de pesticides.

Source: Legrandsoir.info


Les chimères issues des nécro-technologies représentent de très grands dangers sur les plans environnemental, sanitaire, économique et éthique. Elles entraînent une pollution environnementale aussi irréversible que celle qui est provoquée par l’uranium appauvri. Par ailleurs, elles peuvent être utilisées dans le cadre de guerres biologiques ou bactériologiques silencieuses.
 

Pour contrôler les populations, les tenants du Nouvel Ordre Mondial doivent les maintenir dans la sous-alimentation, la pauvreté et l’ignorance. Les brevets, particulièrement ceux qui portent sur des semences génétiquement modifiées, constituent l’une de leurs principales armes pour asservir l’une après l’autre les peuples du monde entier.

 

Il est temps pour tous les peuples de se rebeller, de refuser les diktats des multinationales et de l’impérialisme US et les OGM, de récupérer leur patrimoine propre et de se consacrer à des cultures vivrières sans pesticides et herbicides.

  palmeraiesenIraq-s-1.jpg

Comme l’a dit Vandana Shiva au sujet de l’Iraq à l’occasion de cette journée internationale, ce patrimoine des semences n’est pas seulement celui d’un pays, mais celui de l’humanité toute entière. C'est pourquoi il est du devoir de chacun de défendre l’héritage de nos ancêtres, en utilisant l’arme non-violente de la désobéissance civile.  


Faisons du 26 avril une grande journée d’information et de résistance !


 
  

Joëlle Pénochet

 

NB : Nous avons repris ici des passages d’un article précédent (2008), Monsanto à Babylone:

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8062

 

 3-fermiers-dans-un-champ-de-ble.jpg

Van Gogh

Notes :

 

(1) Dr Vandana Shiva to IRAQI Farmers & Women (mars 2009)

http://www.youtube.com/watch?v=I-B1yU278zk

 

 

(2) En 2006 par exemple, 55 000 tonnes de produits ont été exportés et 818 000 tonnes importés.

 

(3) Cf. http://www.grain.org/briefings_files/agrecon2009.pdf

 

(4) D’après l’indice du développement humain de l’ONU, l’Afghanistan se classe au 174e rang sur 178 pays. L’espérance de vie y est de 43 ans, la mortalité infantile de 25% et la mortalité maternelle de 16 pour 1000.

 Radish-20Seeds-purcellmountainfarms.jpg

 

Plus de renseignements sur cette journée :

 

http://internationalnews.over-blog.com/article-30335408.html

 

 

Sources :

 

Information détaillée sur le statut de l’agriculture en Afghanistan et en Iraq : The soils of war, The real agenda behind agricultural reconstruction in Afghanistan and Iraq, Grain

 http://www.grain.org/briefings/?id=217

 

The soils of war par GRAIN

http://www.grain.org/briefings_files/agrecon2009.pdf

 

Latha JISHNU: Order 81 and the plunder of farming, Business Standard, New Delhi, April 1, 2009

http://www.business-standard.com/india/news/latha-jishnu-order-81the-plunderfarming/353518/

 

Iraq's New Patent Law: A Declaration of War Against Farmers Focus on the Global South and GRAIN 15oct04 :
http://www.mindfully.org/Farm/2004/Iraq-Patent-Law-CPA15oct04.htm

 

Andrew Bosworth, Ph.D: Mutant Seeds for Mesopotamia  Palestinechronicle, 15 octobre 2008: http://www.palestinechronicle.com/view_article_details.php?id=14270

 

Natsios announces Economis Governance for Afghanistan, 25 juillet 2002

http://www.america.gov/st/washfile-english/2002/July/20020725175702cevans@pd.state.gov0.8919794.html#ixzz0Cvai8nPe&B

 

L'ordonnance n° 81:

http://www.mindfully.org/Farm/2004/Iraq-Plant-Variety-Law26apr04.htm http://www.trade.gov/static/iraq_memo81.pdf

 

Le texte de la loi sur les semences en Afghanistan

http://www.grain.org/brl_files/Afghanistan-seed-law-2006.pdf

 

Christopher D. Cook, Plowing for Profits U.S. Agribusiness Eyes Iraq’s Fledgling Markets, In These Times 15 mars 2005 : http://www.inthesetimes.com/article/2009/
http://www.mindfully.org/GE/2005/Iraq-US-Agribusiness-Profit15mar05.html

Iraq's Crop Patent Law A Threat To Food Security By GM Free Cymru, CounterCurrents, 3 mars 2005
http://www.countercurrents.org/iraq-cymru030305.htm

Patrick Cockburn, Desesperate Iraqi Farmers Turn to Opium, CounterPunch, 24 janvier 2008: http://www.counterpunch.org/patrick01242008.html

 

La reconstruction en Afghanistan passe par les OGM http://internationalnews.over-blog.com/article-19665082.html

 

Windfalls of War: US contractors in Afghanistan & Iraq, The Center For Public Integrity:

http://www.publicintegrity.org/projects/entry/297/bio.aspx?act=pro&ddlC=8

 

Focus on the Global South and GRAIN, Against the grain, “Iraq’s new patent law: A declaration of war against farmers”, October 2004 http://www.grain.org/articles/?id=6

 

Robert Looney, Neoliberalism in a Conflict State: The Viability of Economic Shock Therapy in Iraq, Strategic Insights, Vol. III, No. 6, June 2004

http://www.ccc.nps.navy.mil/si/2004/jun/looneyJun04.asp

 

USAID Provincial Reconstruction Teams

http://afghanistan.usaid.gov/en/Page.PRT.aspx

Code of conduct on seeds for Afghanistan reached FAO, Kaboul, 30 mai 2002: http://www.fao.org/english/newsroom/news/2002/5280-en.html

Private Seed Enterprise opens in Bamyan”, Afghanmania, 21 août 2006 http://www.afghanmania.com/en/news/0,news,4928,00.html

http://www.izdihar-iraq.com/resources/papers_pdfs/potential_food_processing_iraq_web6.pdf

Vandana Shiva on Biodiversity, seed banks and suicide

http://www.youtube.com/watch?v=QIJrpSrpJss&hl=fr

 

Dr Vandana Shiva on Patents by Monsanto

http://www.youtube.com/watch?v=Ah-ZeN_ghro&feature=related

Monsanto will own all seed http://www.youtube.com/watch?v=xtJDZmwh5Bc&feature=re

Major new study shows that modified soya produces 10 per cent less food than its conventional equivalent  http://www.independent.co.uk/environment/green-living/exposed-the-great-gm-crops-myth-812179.html Independent UK, 20 avril 2008.


Michel Chossudovky: Sowing the Seeds of Famine in Ethiopia, GlobalResearch, 10 septembre 2001:
www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=366,.

William Engdhal:
WTO, GMO and Total Spectrum Dominance , GlobalResearch ,29 mars 2006.
Le pillage «libéral» de l'Irak, GlobalResearch, 14 novembre 2005.
Iraq and Washington Seeds of Democracy, GlobalResearch
http://www.engdahl.oilgeopolitics.net/GMO/Iraq_and_seeds_of_democracy/iraq_and_seeds_of_democracy.HTM

Ghali Hassan:
Iraq’s New Constitution, GlobalResearch, 17août 2005.
Biopiracy and GMOs: The Fate of Iraq's Agriculture, GlobalResearch, 12 décembre 2005.

Stephen Lendman:
Unleashing GMO Seeds: "Food is Power"

Reviewing F. William Engdahl's Seeds of Destruction, Part 3. 19 janvier 2008, GlobalResearch, 7 janvier 2008 :

Agribusiness Giants seek to gain Worldwide Control over our Food Supply

Arun Shrivastava, GlobalResearch, 14 novembre 2006 :
Suicides en masse de fermiers indiens : ce qui se profile à l’horizon
 

seeds_2.jpg
Un livre :

F. William Engdhal: Seeds of Destruction, The Hidden Agenda of Genetic Manipulation.


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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 20:49

LeGrandSoir.info

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 16:17

Internationalnews

SOS-Biodiversité

par Kalisso


Pourquoi les abeilles disparaissent-elles ? Et avec elles des dizaines d’insectes pollinisateurs qui ont un rôle crucial sur la fécondation de nombreuses plantes ou arbres. Outre les effets des insecticides déversés à tonneaux par les agriculteurs, les scientifiques soulignent les impacts de la révolution agricole qui a eu lieu en Europe depuis 1960 . Faisons le point sur la place laissée par l’homme aux “fleurs des champs” : elle a régressée de 67 % en 30 ans.

Les fleurs des champs ou des arbres sont le garde-manger des insectes butineurs

Mais qu’il soit un papillon ou une abeille, que vient-il récolter dans la fleur ? Les plantes nectarifères secrètent au niveau leur fleur un nectar , substance qui possède un pouvoir d’attraction sur les insectes ou certains oiseaux (oiseaux-mouches). Les plantes pollinifères , elles, produisent du pollen . Certaines espèces de plantes ne produisent que du nectar (par exemple la luzerne) ; d’autres par contre ne produisent que du pollen (le coquelicot). Enfin, de nombreuses espèces végétales sont à la fois nectarifères et pollinifères (l’érable). Enfin, on appelle plantes mellifères celles qui produisent des substances récoltées par les abeilles domestiques pour être transformées en miel.

Beaucoup de plantes sont mellifères, mais seulement une partie peut être butinée par les
abeilles domestiques du fait de leur morphologie (encombrement du corps, longueur de trompe…). Nombreuses de ces plantes consommées par les insectes pollinisateurs sont considérées comme “mauvaises herbes” des champs et des jardins (3), et traqués comme telles.


Les insectes sont responsables de 80 % de la fécondation des plantes à fleur, dont 9,5% de la valeur de l’ensemble de la production alimentaire mondiale !


Les plantes, fixées au sol par leurs racines, ne disposent pas de moyens de locomotion pour partir à la recherche de leur partenaire de reproduction. Elles utilisent plusieurs stratégies pour transporter le pollen de leurs étamines vers le pistil d’une autre plante : certaines se servent du vent , d’autres des oiseaux, et enfin les plus nombreuses utilisent les insectes, qui sont responsables à 80% de cette pollinisation. Les abeilles sont les plus efficaces, ainsi que toute la famille des hyménoptères (abeilles mellifères, bourdons, abeilles solitaires, mais aussi les fourmis par exemple), mais d’autres insectes servent aussi comme les diptères (mouches) et les papillons, voire certains coléoptères.

L’insecte butineur, en venant s’alimenter sur la plante, permet sa fécondation en provoquant involontairement sa
pollinisation . Une étude de chercheurs français, de l’INRA et du CNRS , a permis de chiffrer la valeur de l’activité pollinisatrice des insectes à 153 milliards d’euros en 2005 pour les principales cultures dont l’homme se nourrit. Ce chiffre représente 9,5% de la valeur de l’ensemble de la production alimentaire mondiale.


Les plantes pollinifères et nectarifères n’ont plus leur place dans le paysage rural




Si les insectes pollinisateurs disparaissent..c’est tout simplement à cause de la disparition de leurs plantes nourricières, avec la généralisation de l’agriculture “moderne”. On connaît, au moins pour partie, les causes de régression des abeilles sauvages, en particulier celles des bourdons dans le Nord de la France(1). Ce sont :


  • la transformation des paysages
    qui a suivi les modifications des pratiques culturales, pastorales et forestières : monoculture, mise en culture d’anciennes prairies permanentes ou de terrains humides après leur drainage, remembrement entrainant la disparition des haies et des talus, monoculture céréalière

  • la régression extrême des cultures fourragères traditionnelles, lesquelles ont quasi disparues et en particulier les cultures protéagineuses (Luzerne, Sainfoin, Trèfle incarnat…) au profit de nouvelles espèces : Ray-grass, Maïs, …etc ,

  • la diminution des prairies naturelles, pâturées ou coupées pour leur foin , au profit de prairies semées qui sont récolté en ensilage avec leur floraison

  • le désherbage systématique – le Bleuet, Centaurea cyanus, et les chardons, Cirsium spp. et Carduus spp. ne doivent pas « salir » les cultures – en particulier les grandes cultures qui ne fournissent presque plus aucune ressource aux bourdons ;

  • la fumure azotée des prairies permanentes (entraînant la quasi-disparition des dicotylées à fleurs).

Toutes ses causes ont entrainé une régression du “menu” des insectes pollinisateurs : les plantes à pollen et à nectar. Mauvaises herbes pour les uns, sources de miel pour les autres, beaucoup d’ adventices sont donc bonnes ou mauvaises selon le côté du miroir avec lesquelles on les regarde. Mais une chose est certaine : elles sont en constante régression et aujourd’hui, ce sont les bords des champs qui accueillent les reliques des populations adventices en déclin.

Les "mauvaises herbes" tentent de survivre dans les bordures des parcelles
 

 

A partir de relevés de la flore adventice (les « mauvaises herbes ») réalisés à trente ans d’intervalle, les chercheurs de l’INRA de Dijon ont analysé l’évolution des espèces recensées à l’intérieur des parcelles cultivées (réseau Biovigilance Flore). Selon l’étude(2), en 30 ans, l
e nombre moyen d’espèces par parcelle cultivée (richesse spécifique) a chuté de 44% alors que le nombre moyen de mauvaises herbes par m2 (densité) a, quant à lui, diminué de 67%.

Les parcelles sont donc globalement beaucoup plus « propres » de nos jours. La composition des communautés adventices s’est également fortement modifiée. Sur les 188 espèces recensées lors de la première campagne, 67 ont disparu contre seulement 34 nouvelles espèces recensées en 2005-2006. Depuis les années 1970, un tiers de ces espèces disparues des parcelles cultivées ne se trouve plus que dans les bords des champs, qui abritent dorénavant plus d’espèces végétales que l’intérieur des parcelles.

Cette répartition touche aussi bien les espèces rares à valeur patrimoniale que les espèces les plus communes. Ce déclin est d’autant plus préoccupant qu’il affecte des espèces reconnues pour leur rôle bénéfique dans le paysage agricole. Le fonctionnement des agro-systèmes pourrait en être affecté en privant certains oiseaux granivores ou insectes phytophages de sources de nourriture (pollen, nectar, graines…) ou d’habitat qu’elles procurent. D’ores et déjà, les chercheurs ont observé une disparition plus marquée des espèces pollinisées par les insectes. Les chercheurs de l’INRA de Dijon débutent des études complémentaires sur les relations entre les adventices et certains insectes, notamment les carabes dont certains sont prédateurs de graines des mauvaises herbes.


De l’agriculture durable au jardin sauvage, des solutions existent


D’où l’importance de développer le jardinage et l’agriculture biologiques ou l’ agriculture durable , les jachères fleuries, les cultures de tréfle ou de luzerne, la conservation de prairies non fauchées avant la floraison, les traitements chimiques évités en période critiques… Les parcs naturels et les réserves de faune et de flore sont également un bon moyen de préservation, avec les corridors biologiques qui permettent de garantir un continuum biologique dans le paysage. En milieu urbain(4), priorité aux espaces verts non-traités et aux jardins sauvages , avec autours des agglomérations l’aménagement de ceintures vertes . Les solutions existent donc, et on en retrouve une bonne part dans les décisions du Grenelle de l’environnement.

Au boulot, donc !


Sources :

(1) “Jachères apicoles et jachères fleuries : la biodiversité au menu de quelles abeilles ? un article du Courrier de l’environnement (INRA 2007) qui critique la démarche “jachère apicole” en soulignant qu’elle ne vise a priori qu’à la sauvegarde des abeilles domestiques et pas des nombreux autres les insectes pollinisateurs dont les abeilles sauvages en grand péril.
(2)
Les bords de champs cultivés, ultime refuge des mauvaises herbes ? sur le site de l’INRA, réseau Vigilance Flore. 18/12/2008
(3) “Mauvaises herbes et apiculture
par Paul SCHWEITZER
(4) Les abeilles trouvent refuge en ville in La croix 28/04/2008
(5)
Des fleurs offertes aux abeilles en milieu agricole” in Réussir Céréales Grandes Cultures Novembre 2007


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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 14:07

 

Alex Tiller - March 26, 2009

I’ve been noticing an increasing uproar in the blogosphere and the agricultural news community about H.R. 875, the Food Safety Modernization Act of 2009. Introduced by Democratic Representative Rosa DeLauro, a Congresswoman with indirect family ties to agricultural giant Monsanto, the bill drastically revamps and overhauls the food safety mechanisms by which the Federal government attempts to guarantee the purity and safety of the food Americans consume.

Although my default position is to be somewhat skeptical of these mass semi-panics, in this case there seems to be some meat to the complaints. Many of the elements of the bill as it stands seem to put the Federal government in a position of tremendous power over even the smallest of agricultural producers – literally, the gentleman next door growing a row of organic tomatoes – and requiring them to do business pretty much the way that the giant agricultural companies do business. Now, the big ag companies take a lot of unfair hits sometimes, but we can all agree that not everybody wants to run their farm that way. That’s why there are thousands of organic farms, and plenty of old-fashioned smallholders who do things their own way. Everybody wants food safety – but very few people want the weekend hunter, the hobby gardener, and the small organic operation treated like cogs in the food machine.


What’s more, and troubling to anyone with a memory of the history of government expansions of power, the bill puts all this authority in the hands, not of the FDA (which has handled food safety at the national level for more than a century) but in an ill-defined and shadowy ‘food czar’ working out of the White House. You don’t have to be a frothing partisan to be reluctant to put any President so directly in charge of the food supply of the country. It’s my view that, while there may be ideas of value in this bill (although in my reading thus far I haven’t found any), the bill as it stands would be a terrible idea, one that does nothing to enhance food safety but instead
makes it impossible for small producers to compete with the big companies, often imposing what amounts to de facto bans on organic produce or naturally-gathered food and game.


As of now, H.R. 875 is in committee, meaning that the members of the House Committees on Energy and Commerce, and the House Committee on Agriculture, are reviewing the bill and listening (theoretically) to citizen and lobbyist input. The word on the Hill is that companies like Monsanto are all for the bill – although the bill would inconvenience Big Ag, large companies are much better able to absorb the burden of regulation than smaller companies, and thus are often advocates of having lots of regulation simply because they know they can shoulder the load and their smaller (annoying) competitors cannot. The good news is that most bills never make it out of committee, and with H.R. 875 having to pass through two committees before getting out onto the House floor, the odds are probably fairly good that the bill will never become law. (especially if we as ag professionals take action)


To ensure that this terrible bill does not become the law of the land, it is vital for ordinary Americans, most especially including farmers and food producers contact their Congressional representatives and let them know that we do not want to see another Federal bureaucracy springing up and telling honest American entrepreneurs, growers, and food producers how to manage their enterprises. There are three ways you can help:


  1. Sign my online petition, which will be delivered to Congress to let them know that the people demand that our farm economy not become the plaything of a few major corporations. Visit
    www.LeaveMyFoodAlone.org (no, it’s not some political activist groups site; it’s a simple petition website I put up.)
  2. Let your friends and family know about this bill and convince them to help stop it.  Email them a link to www.LeaveMyFoodAlone.org so they can sign the petition too, or direct them to this blog. 
  3. Write to your Congressional representative to let them know that you do not want this bill to pass. This will be especially effective if your representative is on the two relevant House committees. Be civil and polite, and avoid conspiracy theories and wild language – just let your representative know that you oppose this bill and want to see food safety laws that protect the rights of hunters, gardeners, organic farmers, and other small producers. Below you will find a sample letter that you can use as a guide, and resources to help you find your Representative.

I suggest you do all three.

SAMPLE LETTER TO YOUR CONGRESSMAN

Dear Congress[wo]man XXX:

 

I strongly urge you to vote against this bill in its present form, and to vote against any food safety or agriculture bill which does not make strong provisions for the continued operation of America’s family farms, organic farms, home gardeners, wild game collectors, and others who produce the food that keeps America strong.

Sincerely,

YOUR NAME

As a constituent, I am writing to inform you of my strong opposition to H.R. 875, the so-called Food Safety Modernization Act. Like most Americans, I believe our nation’s food supply must be safe, and that the government has an appropriate role to play in ensuring that our citizens have nutritious and safe food to eat. However, the proposed bill is a true outrage to the liberties which Americans have enjoyed for more than two centuries.

You can find your Representative’s contact information by using this form. Space prohibits listing all the appropriate committee members – there are more than a hundred of them – but you can find the Energy and Commerce committee membership listing here, and the Agriculture committee membership listing here. Contact information for each member of Congress is provided at their individual links. Remember, every constituent contact will weigh heavily when your member of Congress decides how to vote! If you don’t have time to write, give them a call, or drop them an e-mail, sign the petition at www.LeaveMyFoodAlone.org. Do it now.  Sign the Petition to stop HR 875.

http://blog.alextiller.com/BlogRetrieve.aspx?BlogID=2729&PostID=58102

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 13:33
Mars 2007 Envoyé spécial
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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 17:55

April 26, 2009 - International Seeds Day

A day of solidarity with farmers in countries devastated by War - and GMOs - , in particular Iraq and Afghanistan


Source: kitchengardeners.org

Organizations, activists and people from various professional and linguistic backgrounds will observe April 26 as International Seeds Day (ISD) advocating for patent-free seeds, organic food and farmers' rights. ISD will be an educational day for the public to learn about genetically modified food and its health hazardous effects and the agribusiness of major US and European companies and their monopoly over the agriculture in Africa and Asia with emphasis on India, Iraq and Afghanistan. It will be a day of solidarity with farmers in countries devastated by war (Afghanistan, Iraq & others) and of resistance.

Join us to endorse and publicize April 26 as International Seeds Day and/or organize an event on April 26.


Why April 26?

Order 81 was signed on April 26, 2004 by Paul Bremer, the administrator of the Coalition Provisional Authority (CPA) in Iraq to control Iraq's agriculture. The Order was a declaration of war against farmers. Article 14 of this law states "Farmers shall be prohibited from re-using seeds of protected varieties," Order 81 mends Iraq's original law No. 65 on patents, created in 1970. The most significant part of Order 81 is the subject of 'Plant Variety Protection' (PVP), which ensures not the protection of biodiversity, but rather the protection of the commercial interests of USA and European major seed corporations. In order to qualify for PVP, seeds have to be 'new, distinct, uniform and stable'. Therefore, the sort of seeds being encouraged to grow by corporations such as World Wide Wheat Company (WWWC), Monsanto and others will be those registered under PVP.
-














palestinechronicle.com

To go Further:
http://www.grain.org/briefings_files/agrecon2009.pdf

http://www.realityofaid.org

FACTSHEET: How does food aid work?

http://www.alertnet.org/thefacts/reliefresources/11268811061.htm 
Interview with Dr. Vandana Shiva dedicated to Iraqis
http://www.youtube.com/watch?v=I-B1yU278zk



Full text of Order 81

http://www.trade.gov/static/iraq_memo81.pdf
-
Detailed information on the status of agriculture in Afghanistan and Iraq
http://www.grain.org/briefings/?id=217




Agricultural reconstruction in Afghanistan and Iraq: The real agenda
Monsanto à babylone, par joëlle pénochet
http://www.business-standard.com/india/news/latha-jishnu-order-81the-plunderfarming/353518/

Partial List of Events

1. USA: Phone Campaign to Iraqi farmers, farm owners, agriculture experts and women in Iraq to educate about terminator seeds, Order 81 and seed keeping and resistance by the volunteers at INEAS
Institute of Near Eastern & African Studies (INEAS), Cambridge, MASS

http://www.INEAS.org

INEAS@aol.com - INEAS_1994@yahoo.com



2. Iceland: "Awareness for April 26th International Seeds Day"
 charlotte.o.ferrier@gmail.com (354) 857-0945

3. USA: "GMO Teach-In"
 Isaura Andaluz at c4puertas@yahoo.com 505-620-5692





Endorsers:

 

Institute of Near Eastern & African Studies (INEAS), http://www.INEAS.org, (MA, USA)

Navdanya, http://www.navdanya.org, (New Delhi, India)

Institute of Science in Society, http://www.i-sis.org.uk, (London, UK)

Brussells Tribunal, BRussells Tribunal, (Brussells, Belgium)

Grain International,  http://www.grain.org, (Bercelona, Spain)

The Green Party of the United States, http://www.gp.org, (DC, USA)

GMO Free New Mexico, www.gmofreenm.com, (New Mexico, USA)
Slow Food Rio Grande, www.slowfoodriogrande.org, (New Mexico, USA)

GMO-FREE Maui, http://www.gmofreemaui.org, (Maui, Hawaii)

Iraq Solidarity Association, http://www.iraksolidaritet.se

Dr. Vandana Shiva, http://www.navdanya.org, (New Delhi, India)

Wafaa' Al-Natheema

Brian John,

Andrew Bosworth, Ph.D.,

Dirk Adriaensens,  SOS Iraq,  (Brussells, Belgium)

Dr. Maha Alsakban, http://www.nwciraq.org, (Diwaniya, Iraq)

Dr. Souad Naji, BRussells Tribunal, (Baghdad, Iraq)

Yasir Allawi, http://www.dental-tribune.com, (Dubai,UAE)
Garda Ghista, www.worldproutassembly.org, (Kentucky, USA)
Amy Mall, http://www.twinenfp.org, (Chicago, USA)
www.INEAS.org, (MA, USA) Ph.D., http://www.gmfreecymru.org, (Wales, UK) www.biotechempire.com, (Okinawa, Japan)

Anouk Petzoldt & Charlotte Ferrier, http://umhverfi.hi.is, (Reykjavík, Iceland)

Oscar-Mauricio Uscategui, http://seedsiceland.org, (Reykjavík, Iceland)

Paola Pisi, http://www.uruknet.info,  (Rome, Italy)

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 05:08



À la suite du génie génétique, la nanotechnologie représente la dernière tentative de la haute technologie de s’infiltrer dans nos réserves de vivres. De grands scientifiques ont prévenu que la nanotechnologie, la manipulation de la matière à l'échelle atomique et moléculaire, introduit de nouveaux risques graves pour la santé humaine et l’environnement. Pourtant, sans débat public, contrôle ni réglementation, des aliments non étiquetés, fabriqués en utilisant la nanotechnologie, commencent à apparaître sur les rayons de nos supermarchés.

 

Aux quatre coins du monde, l’intérêt augmente pour l’alimentation, la santé et l'environnement. Où sont fabriqués les produits, comment, pourquoi, par qui, viennent-ils de loin, combien de temps ont-ils été stockés etc. ?  Des mouvements pour la nourriture bio et locale ont surgi comme une réponse instinctive et concrète à l’usage croissant des produits chimiques dans la production alimentaire et à l'aliénation montante des industriels de l'agro-alimentaire envers les systèmes agricoles globalisés. Les gens choisissent de manger des aliments biologiques parce qu'ils se soucient de la santé de leur famille et du bon état de l'environnement. L'agriculture biologique permet aussi aux gens d’entretenir une agriculture respectueuse de l'environnement et des techniques bien choisies plutôt que les produits chimiques intensifs de l’agriculture industrielle.

 

Le soutien en faveur de l'agriculture biologique a aussi grandi en réaction directe aux efforts des géants de la biotechnologie pour modifier génétiquement nos cultures vivrières. Les agriculteurs et les acheteurs de nourriture du monde entier ont été, et continuent d’être, rendus furieux par l'introduction du génie génétique dans les cultures vivrières. Pour beaucoup, la conclusion inévitable est que, alors que les compagnies de biotechnologie bénéficient de l'entrée des aliments génétiquement modifiés dans la chaîne alimentaire, les consommateurs, les agriculteurs et l'environnement supportent tous les risques.

 

Aujourd’hui, la nanotechnologie introduit une nouvelle vague de menaces dans notre alimentation. La nanotechnologie est de la haute technologie, un procédé atomique opposé à l'agriculture biologique, dont la valeur, grâce à ses propriétés de fraîcheur et aux aliments complets non raffinés, procure la santé naturelle. En outre, la nanotechnologie transforme la ferme en extension automatisée d’usine de production de haute technologie, utilisant des produits brevetés qui concentreront inévitablement le contrôle des entreprises. Elle introduit aussi de nouveaux risques graves pour la santé humaine et l'environnement.

 

Introduction à la nanotechnologie : C'est quoi, pourquoi est-ce différent ?

 

La nanotechnologie est une puissante technique nouvelle de démontage et de reconstruction de la nature au niveau atomique et moléculaire. Elle incarne le rêve selon lequel les scientifiques peuvent refaire le monde au niveau de l’atome, en utilisant la manipulation au niveau atomique pour transformer et construire une vaste gamme de nouveaux matériaux, dispositifs, organismes vivants et systèmes techniques.

 

La nanotechnologie et la nanoscience impliquent l'étude des phénomènes et des matériaux, et la manipulation des structures, dispositifs et systèmes qui existent à l'échelle nanométrique, inférieure à la taille de 100 nanomètres (nm). Pour replacer 100nm dans son contexte : un brin d'ADN fait 2,5nm de large, une molécule de protéine fait 5nm, un globule rouge 7.000nm et l’épaisseur d’un cheveu humain fait 80.000nm.

 

Les propriétés des nanoparticules ne sont pas régies par les mêmes lois physiques que celles des particules plus grosses, mais par la mécanique quantique. Les propriétés physiques et chimiques des nanoparticules, par exemple la couleur, la solubilité, la solidité, la réactivité chimique et la toxicité, peuvent donc être assez différentes de celles des particules plus grosses de même substance.

 

Les propriétés altérées des nanoparticules ont rendu possibles de nombreux nouveaux produits et applications rentables. Des nanoparticules conçues sont utilisées dans littéralement des centaines de produits déjà disponibles sur les rayons des supermarchés, notamment des écrans solaires transparents, des cosmétiques diffractant la lumière, des hydratants à pénétration renforcée, des colorants et parfums répulsifs pour tissus, des revêtements repoussant la saleté, des peintures de longue durée et des vernis de meubles, et même certains produits alimentaires.

 

Le Asia Pacific Economic Cooperation (APEC) Center for Technology Foresight a prédit que la nanotechnologie révolutionnera tous les aspects de notre économie et de la société, avec de grands bouleversements sociaux

 

Comment sera utilisée la nanotechnologie pour la production et la transformation alimentaire ?

 

 

Les analystes de l'industrie et les promoteurs prévoient que la nanotechnologie servira à transformer la nourriture au niveau de l’atome : « Grâce à la nanotechnologie, l'alimentation de demain sera conçue en manipulant les molécules et les atomes. La nourriture sera enveloppée dans des emballages de sécurité « intelligents, » qui pourront détecter les détériorations ou les contaminants nocifs. Les produits du futur amélioreront et ajusteront leur couleur, saveur, teneur en éléments nutritifs pour s’accommoder au goût ou aux besoins de santé de chaque consommateur. Et dans l'agriculture, la nanotechnologie promet de réduire le recours aux pesticides, d’améliorer les plantes et les animaux d'élevage, et de créer de nouveaux produits nano-bio-industriels, comme le déclare le dernier rapport de l’ sur l'usage de la nanotechnologie dans l'alimentation et l'agriculture (disponible sur www.nanotechproject.org). US Project on Emerging Nanotechnology

 

L’industrie alimentaire et agricole a investi des milliards de dollars dans la recherche en nanotechnologie, avec, déjà sur le marché un nombre inconnu de nanoproduits alimentaires non étiquetés. En absence de toute obligation d'étiquetage des produits partout dans le monde, il est aujourd’hui impossible de dire combien de produits alimentaires commerciaux contiennent des nanoingrédients. Le Helmut Kaiser Consultancy Group, un analyste en faveur de la nanotechnologie, suggère qu'il existe maintenant plus de 300 nanoproduits alimentaires disponibles sur le marché mondial. Il estime que le marché mondial de la nanonourriture valait 5,3 milliards de dollars en 2005, et passera à 20,4 milliards de dollars en 2010. Il prédit que la nanotechnologie sera utilisés dans 40% de l'industrie alimentaire d'ici à 2015.

 

Il existe quatre domaines de recherche clefs dans la nanotechnologie alimentaire :

- nanomodification des semences, engrais et pesticides

- « renforcement » et modification de la nourriture

- nourriture interactive « intelligente »

- emballage et suivi alimentaire « intelligents »

 

 

Nanomodification des semences, engrais et pesticides

 

Ses promoteurs disent que la nanotechnologie servira à automatiser davantage le secteur de l'agro-alimentaire moderne. Tous les intrants, semences, engrais, pesticides et main-d'œuvre, seront de plus en plus modifiés par la technologie. La nanotechnologie supplantera le génie génétique agricole dans l'étape suivante de l'ingénierie atomique. L’ingénierie atomique pourrait permettre de réorganiser l'ADN des graines en vue d'obtenir des plantes aux propriétés différentes, notamment la couleur, la saison de pousse, le rendement etc. Des engrais et pesticides hautement efficaces, conçus au niveau atomique, seront utilisés pour subvenir aux besoins de la croissance des plantes. Des nanocapteurs rendront possible la croissance de la plante en surveillant de loin son PH, la présence de nutriments, l'humidité, les parasites ou les maladies, réduisant sensiblement le besoin de main-d'œuvre agricole. Dans son rapport qui fait école, Down on the Farm, (disponible sur www.etcgroup.org ), l'organisme concerné, Action Group on Erosion, Technology and Concentration (ETC), prévient : dans un avenir façonné par la nanotechnologie, « la ferme sera une vaste zone de bioproduction qui pourra être contrôlée et gérée à partir d'un ordinateur portable, et la nourriture sera élaborée avec soin par des concepteurs à partir de substances qui apporteront efficacement les nutriments à l'organisme. »

 

 

« Renforcement » et modification de la nourriture

 

Les compagnies de nanotechnologie travaillent à renforcer les aliments transformés avec des éléments nutritifs nanoencapsulés, à améliorer leur apparence et goût grâce à des couleurs mises au point par nanotechnologie, à retirer ou neutraliser les matières grasses et sucres contenus par nanomodification, et à améliorer leur « consistance en bouche ». Le « renforcement » de la nourriture servira à accentuer les revendications nutritionnelles pouvant être faites sur les produits alimentaires transformés, par exemple l'inclusion de nanocapsules « bénéfiques médicalement » permettront bientôt aux cookies avec des éclats de chocolat d’être commercialisés comme promoteurs de santé ou décalaminants pour les artères. La nanotechnologie permettra aussi à la malbouffe, comme la crème glacée et le chocolat, d’être modifiée pour réduire leur quantité de lipides. Cela pourrait se faire soit en remplaçant certains sucres et graisses par d'autres substances, soit en utilisant des nanoparticules qui empêchent le corps de digérer ou d'absorber ces composants de la nourriture. De cette manière, la nanoindustrie pourrait commercialiser de la MacBouffe renforcée en vitamines et en fibres, dont les matières grasses et les sucres sont neutralisés, et faire leur promotion pour la santé et la perte de poids.

 

 

Nourriture interactive « intelligente »

 

Des entreprises comme Kraft et Nestlé sont en train de concevoir des aliments « intelligents » qui interagiront avec les consommateurs pour « personnaliser » la nourriture, changer sa couleur, saveur ou éléments nutritifs à la demande. Kraft développe une boisson claire de sans goût qui contient des centaines de nanocapsules de saveurs latentes. Un four à micro-ondes domestique pourrait servir à déclencher la libération de la couleur, saveur, concentration et texture au choix de la personne. Des aliments «intelligents» pourraient aussi s’apercevoir qu’un individu est allergique à un composant alimentaire et neutraliser ce dernier. Ou, alternativement, l'emballage « intelligent » pourrait libérer une dose d'éléments nutritifs supplémentaire pour ceux qu'il reconnaît comme ayant des besoins nutritionnels particuliers, par exemple des molécules de calcium pour les personnes souffrant d'ostéoporose.

 

 

Emballage et suivi alimentaire « intelligents »

 

La nanotechnologie étendra considérablement la durée de vie de la nourriture. Mars Inc. a déjà un brevet pour un nano emballage invisible et comestible qui enveloppe les aliments, empêchant les échanges gazeux et l’humidité. L’emballage « intelligent » (contenant des nano capteurs et des activateurs antimicrobiens) est en cours d'élaboration. Il sera capable de détecter la détérioration des aliments et libérera des nano-anti-microbes pour prolonger la durée de vie de la nourriture, permettant aux supermarchés de garder les aliments pendant encore plus longtemps avant leur vente. Les nanocapteurs, intégrés dans les produits alimentaires, des puces minuscules invisibles à l'œil humain, serviraient aussi de code barre électronique. Ils émettraient un signal qui permettrait à l'alimentation, notamment aux produits alimentaires frais, d’être suivie du champ à l'usine, au supermarché et au-delà.

 

 

Quelles sont les principales préoccupations concernant la nanotechnologie alimentaire et agricole ?

 

Les préoccupations relatives à l'usage de la nanotechnologie dans l'agriculture et la production alimentaire se rapportent à la poursuite de l'automatisation et à l'aliénation de la production alimentaire, aux nouveaux risques de toxicité grave pour l'homme et l'environnement, et à la perte de la vie privée, car la nanosurveillance suit chaque étape de la chaîne alimentaire. Le manquement des gouvernements à adopter des lois de protection publique et environnementale contre les risques de la nanotechnologie est un grave sujet d’inquiétude.

 

La nanotechnologie dans l'agriculture se fonde sur les prémisses que nous pouvons améliorer l'efficacité et la productivité des semences au niveau atomique, développer des intrants chimiques encore plus efficaces, utiliser la haute technologie pour permettre la surveillance électronique de l’état de la ferme à la place des gens, et pousser davantage l’automatisation des intrants pour la croissance des plantes. Les applications de nanotechnologie dans la transformation des produits alimentaires supposent que les humains peuvent « améliorer » le goût, la texture, l'aspect, le contenu nutritionnel et la longévité de la nourriture en la manipulant à l'échelle atomique. On a même avancé que la nourriture qui en résultera sera « plus sûre. »

 

Ces hypothèses sont fondées sur la conviction erronée que l'homme peut refaire le monde naturel au niveau atomique, et obtenir un meilleur résultat. Ça suppose pouvoir prévoir les conséquences de nos actions, même quand nous avons affaire à des processus ou forces hautement imprévisibles, comme la mécanique quantique. Malheureusement, l'histoire nous dit que nous ne sommes tout simplement pas très bons dans la prévision des conséquences des systèmes complexes, comme en témoignent les catastrophes qui ont résulté de l'introduction de contrôles biologiques tels que le Cane Toad, un grand crapaud toxique, ou les lapins et les renards pour le sport. L'histoire est jonchée d’exemples similaires d'énormes problèmes sanitaires et environnementaux, qui découlent de l'incapacité de réagir aux signes d'alerte précoces sur des matières perçues auparavant comme « étonnantes», du genre CFC, DDT ou amiante. Cela suggère que nous devrions prendre très au sérieux les signes d'alerte précoces associés à la toxicité des nanoparticules.

 

La peu importante mais grandissante documentation toxicologique suggère que les nanoparticules soient plus réactives, plus mobiles, et plus susceptibles de toxicité pour l’homme et l’environnement que les particules plus grosses. La recherche scientifique préliminaire a montré que nombre de types de nanoparticules peuvent provoquer l’augmentation du stress oxydatif, pouvant entraîner la formation de radicaux libres, dont peuvent résulter le cancer, la mutation de l'ADN et même la mort de cellules. Des fullerènes, ou nanoparticules de carbone, ont été trouvées à l’origine de lésions cérébrales chez la perche à grande bouche, une espèce admise par les organismes de régulation comme modèle pour définir les effets éco toxicologiques.

 

Dans son rapport de 2004, la Société Royale du Royaume-Uni a reconnu les graves risques de la nano toxicité, et a conseillé que « les ingrédients sous forme de nanoparticules devraient faire l'objet d'une évaluation d’innocuité de la part d’un organisme scientifique consultatif avant d'être autorisés dans les produits. » Malgré ce conseil, deux ans après le rapport de la Société Royale, il n'existe encore aucune loi réglementant l'usage des nanomatériaux dans les produits de consommation, afin d'assurer qu'ils ne fasse aucun tort au public qui les utilise, aux employés qui les produisent, ou dans l’environnement où sont libérés les déchets des nanoproduits.

 

Le recours à la nanosurveillance dans les emballages alimentaires créera aussi de nouveaux soucis pour la vie privée. Puisque l'usage du nano suivi augmentera dans le secteur alimentaire, il gagnera la capacité de suivre le mouvement des denrées alimentaires depuis le champ, à l'usine, du supermarché jusqu’à votre assiette. Cela soulèvera de nouveaux graves problèmes de vie privée pour lesquelles nous sommes mal préparés.

 

D’une manière alarmante, en dépit de la délivrance dans les supermarchés et dans l'environnement de nano produits agricoles et alimentaires, les gouvernements du monde entier n'ont pas encore présenté de réglementation pour gérer les risques de la nanotechnologie.

 

 

Lutte pour l’avenir alimentaire sain - Quelles sont les alternatives à la nanotechnologie ?

 

À quoi ressemblera notre nourriture et la technologie futures ? Nous sommes dans une bataille épique pour le contrôle de notre approvisionnement alimentaire. Corporatif ou propriété communautaire, global ou local, petit contre géant, transformé contre salubre. Ce sont les paradigmes que nous devons choisir. Un principal moyen de promouvoir la santé, l'agriculture holistique, est à favoriser avec nos choix d'achats. Les aliments certifiés biologiques offrent une meilleure santé, un meilleur environnement et une direction pour soutenir un avenir sans nanoaliments. Avec les produits de soins personnels, achetez bio ou dans une société qui déclare ne pas recourir à la nanotechnologie.

 

Il existe de nombreuses façons de créer un avenir alimentaire sain. Allez aux provisions au marché de la ferme ou achetez une caisse de régime directement à l’agriculteur, achetez dans les magasins bio ou au rayon biologique du supermarché. Envisagez de vous impliquer dans un jardin communautaire, ou commencez votre propre jardin. Commencez la cuisine bio dès l’école. Lirez l’étiquette des produits, impliquez-vous et intéressez-vous. Parlez à vos amis et famille des problèmes alimentaires qui comptent le plus pour vous. Faites savoir aux compagnies, grâce à leurs 1.800 lignes de commentaires, que vous êtes préoccupé par le recours à la nanotechnologie dans leurs produits. Dites à votre député que vous souhaitez voir étiqueter les produits contenant des ingrédients de nano ingénierie pour vous permettre d’avoir un choix d'achat bien renseigné.

 

Il est excitant de voir la politique alimentaire débattue par nos grands médias et nos institutions de recherche et d'enseignement. Cependant, bien qu'il y ait déjà disponibles dans nos supermarchés des produits alimentaires non étiquetés contenant des ingrédients de nanoingénierie, la nanotechnologie commence à peine à éveiller un peu l'attention. Il n'existe aucune réglementation en place pour protéger la santé et l'environnement, et presque aucun argent corporatif ou public n’est dépensé pour regarder les conséquences à long terme de la manipulation au niveau atomique de nos produits alimentaires. La ressemblance avec l'introduction du génie génétique plus le danger du fait qu'il n'y a aucune surveillance réglementaire donne la chair de poule.

 

Nous devons tous être actifs politiquement avec la nanotechnologie, comme nous l'avons été avec le génie génétique. Il est essentiel d’obtenir le décret d’un moratoire sur l'usage de la nanotechnologie jusqu'à la mise en place d’un système de réglementation pour protéger la santé humaine et environnementale, et tant que nous n'aurons pas une véritable participation publique dans les décisions concernant l'introduction de la nanotechnologie. Nous devons aussi nous assurer que nos gouvernements placent les sous durement gagné par le contribuable dans le soutien de la filière biologique.

 

Ensemble, nous pouvons créer une alimentation future saine, qui profite à notre communauté, et non pas aux entreprises.

Traduction : Pétrus Lombard

 

Georgia Miller, coordonnatrice du Nanotechnology Project des Amis de la Terre, et Scott Kinnear, membre du conseil d'administration des agriculteurs biologiques de l'Australie et propriétaire de Organic Wholefoods.

Mondialisation.ca, Le 5 novembre 2008
 
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10824
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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 21:54

Internationalnews


The soils of war By GRAIN

 

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People worldwide acknowledge the sixth anniversary of the Iraq War on March 19/20. But many don’t know of another war taken place in Iraq. It is the war against Iraqi farmers and the future of agriculture.

April 26 marks the fith anniversary of the issuing and signing of Order 81 by Paul Bremer, the administrator of the
Coalition Provisional Authority (CPA) who was appointed in 2003.



 

 


Order 81 gives full right to american agrobusiness corporation such as Monsanto to control the future of Iraqi seeds and agriculture, prohibits  Iraqi farmers from reusing their traditional seeds and forces them to buy seeds and Agricultural material from USA companies.
  

In this Briefing, we look at how the US’s agricultural reconstruction work in Afghanistan and Iraq not only gives easy entry to US agribusiness and pushes neoliberal policies, something that has always been a primary function of US development assistance, but is also an intrinsic part of the US military campaign in these countries and the surrounding regions. Seen together with the growing clout that the US and its corporate allies exercise over donor agencies and global bodies – such as the World Bank, the UN Food and Agriculture Organisation (FAO) and Consultative Group on International Agricultural Research (CGIAR) centres, which influence the food and farm policies adopted by the recipient countries – this is an alarming development. These are not unique cases born from unusual circumstances, but constitute a likely template for US activities overseas, as it continues to expand its “war on terror” and pursue US corporate interests.


Asia has seen its fair share of disasters in recent years, both man-made and natural – floods, cyclones, tsunamis, earthquakes, war. After each calamity, efforts are made to put the pieces back together. But “aid” from outside often comes with a political or even a military agenda that aims much more to refashion countries to satisfy powerful interests than actually to rebuild the affected communities. Humanitarian aid is regularly conditional on the adoption of neoliberal policies, and, perhaps more troubling, there has been a recent trend in the case of war to interweave this aid, classified as “reconstruction”, closely with the military machinery of the invading powers. In Afghanistan, where US President Obama is sending an additional 17,000 US troops, and Iraq, the testing grounds for this militarised aid, the distinction between the US’s civilian and military activities has been completely, and deliberately, blurred.


Afghanistan: food and bombs


When the US began its campaign of bombing Afghanistan in 2001, one of its first targets was the Soviet-built Shindand airfield in the west of the country, near the border with Iran. A year later, the US took control of the airfield, one of the largest in the country, amid accusations that it intended to use the site as a possible base for operations against Iran. Today the area around Shindand remains a scene of intense warfare between US/NATO and Taliban forces, with civilians caught in the middle.


On 21 August 2008, US planes taking off from the Shindand airfield bombarded a village in Shindand District, killing at least 88 innocent civilians. When protesters later took to the streets of the regional city of Azizabad, the Afghan National Army opened fire on the crowd, leaving several people wounded. The protest had erupted after officials from the central government came with food aid for the affected families. “They destroyed our houses, killed dozens of people and they still send us wheat?” said Hamidullah, a local resident who took part in the protests. [1]


In the war in Afghanistan, bombs and food are a package deal. At the very airfield from which the US planes launched their deadly attack, US forces had established an agricultural training centre just months before. “The agricultural centre has many positive effects for both the troops and the local population,” says a leader with the US Special Forces civil affairs team. “This allows us to build a rapport with the villagers through education and employment; therefore, they are given a reason to think twice about allowing the anti-Afghan forces to step in and influence their lives in a negative way. The presence of this agricultural centre is a security measure in and of itself.” [2] Its explicit objective is to give a positive spin to the US occupation.

The US officials say that the centre will eventually build up agricultural production for export in the area and wean local farmers away from producing poppies – a crop that still provides more security and income to farmers than the millions of dollars in foreign aid, so little of which trickles down to them. The centre is equipped with laboratories, classrooms, several fish ponds with hatcheries, vineyards and orchards. A weather station and drip irrigation system are planned. All of it is run by the US military.


Box 1: The Agricultural Advisers


Since 2003, 25 USDA-funded Provincial Reconstruction Teams (PRTs) have been deployed to train Afghans in farming techniques. The following number of USDA agricultural advisers has been working with the PRTs:

 

No. of advisers

No. of months deployed

2003

3

6

2004

10

6

2005

10

6

2006

8

9

2007

8

9

2008

13

13

Source: USDA’s Foreign Agricultural Service


To the south-east, USAID contracted the US firm Chemonics Inc. to build an agriculture centre outside Lashkar Gah, a city in the province of Helmand, another area of intense conflict with the Taliban. Chemonics is an international firm that specialises in private sector development and agriculture, and operates under the slogan “to catalyse agribusiness”. [3] It was founded in Washington in 1975, and since then USAID has been its major client. [4] According to its president, Richard Dreiman: “We at Chemonics are proud to be part of Afghanistan’s agricultural and agribusiness renaissance.” [5] Chemonics says that the location originally chosen for the agriculture centre, in a farming area, was rejected; they were instead “instructed” for “strategic military and security considerations” to establish it at the Lashkar Gah airfield, which is under the control of the UK military. [6] It is clear that the line between the military and aid objectives has been blurred – and purposely so.


Thirty years ago, when Afghanistan was a net exporter of food, Helmand was the country’s breadbasket. The US proclaimed after the invasion that by 2007 it would once again make the country self-sufficient in food. Today in 2009 that goal is as distant as ever, with Afghans still dependent on food imports and foreign assistance. This is largely because the war has continued, devastating the country’s agriculture. Rather than genuinely helping Afghans to recover their old farming skills, the agriculture centres provide a veneer of agricultural reconstruction to a military mission that is destroying Afghanistan’s food systems. They are an attempt to legitimise the military bases of an occupying power.


The Provincial Reconstruction Teams (PRTs) that the UK and US deploy in the Afghan countryside with increasing frequency serve a similar purpose to the agriculture centres. A PRT typically consists of 60–250 military personnel, a USAID field officer and a US State Department political officer. USAID says that there are about 25 PRTs currently operating in Afghanistan. According to USAID:


“PRTs in Afghanistan are key instruments through which the international community delivers assistance at the provincial and district level. As a result of their provincial focus and civilian and military resources, PRTs have a unique mandate to improve security, support good governance, and enhance provincial development. The combination of international civilian and military resources also allows the PRT to have wide latitude to implement their mandate.... PRTs seek to establish an environment that is secure and stable enough for the operation of international and Afghan civilian agencies to provide development support. Due to their unique composition, PRTs are also able to deliver development and support to less secure areas. USAID’s programs attempt to work with PRTs to deliver services in less secure or underserved areas of Afghanistan.” [7]

Box 2: Ramping up US companies in Afghanistan


In 2003, USAID launched a project called Rebuilding Afghanistan’s Agricultural Markets Program (RAMP), a three-year project to be carried out in 13 provinces. It had two main objectives: to increase agricultural productivity and to link villages to markets. This programme clearly reflects the thinking behind “rebuilding”: it is understood as a process for integrating Afghan agriculture within the global trading system and for developing basic skills and tools for agribusiness. RAMP’s immediate beneficiaries were US companies. As a USAID brochure stated brazenly: “[RAMP] provides an excellent opportunity for U.S. equipment and service providers. Since a majority of funding is expected from U.S. sources, U.S. companies will definitely be given preference under RAMP. It is very important for U.S. firms to find good local Afghan companies to partner with under this activity.”1


One US private company to win a big contract under RAMP was Chemonics International Inc. Chemonics was charged with the construction of the airfield and agriculture centre in Helmand province and another series of contracts, worth a total of US$600m, for “socio-economic assessment” and “food security” in Afghanistan. Even though the latter was the largest contract the US government publicly awarded for work in the country, Chemonics was reluctant to provide details of the tasks it was contracted to undertake. The Center for Public Integrity, a Washington-based centre for investigative journalism, was unsuccessful in its repeated attempts to get Chemonics to provide it with copies of the contracts.2


RAMP’s projects are typically supplied and serviced by US firms, such as Valmont Industries Inc., which won contracts to supply mechanised irrigation equipment, and CDM, which served as a technical resource for water and irrigation projects in Afghanistan from 2002 to 2004. They also favour contract farming and foreign investment. Parwan Dehydrates Company, a vegetable exporting factory established through RAMP in Afghanistan’s Parwan province, has contracts with 1,200 farmers for the supply of dried vegetables. It is a joint venture between Development Works Corps (DWC), Canada, which holds 60 per cent of the equity, and the yet to be established Parwan Growers’ Association, which will hold the remaining 40 per cent. DWC is a member of USAID–RAMP.3

Aside from RAMP, Chemonics is carrying out another project for USAID – the Accelerating Sustainable Agriculture Program (ASAP) (2006–10). The programme seeks to strengthen the role of private capital in agriculture and to develop the capacity of the Ministry of Agriculture to support it. As is stated in the programme, the emphasis is on “market-led solutions that help farmers and companies capitalize on new economic opportunities”.4


1 - http://www.export.gov/afghanistan/pdf/construction_3-ramp.pdf
2 - The Center for Public Integrity, Windfalls of war: Chemonics International Inc., 31 March 2004, http://tinyurl.com/cqwm8o
3 - See Kenneth E. Neils, “Case Study: Vegetable Dehydration and Processing Factory in Afghanistan”. http://tinyurl.com/b9lb9v
Another such venture is one focused on major replanting campaign targeted at revitalising Afghanistan’s formerly world-renowned table grape industry. Under initiatives designed with Roots of Peace, U.C. Davis shipped 4,000 grapevine cuttings to Afghanistan under a US$10-million contract from USAID.
4 - See Chemonics’ website: http://tinyurl.com/dmdusz

Some of the PRTs are called Agricultural Development Teams, and they have a specific agricultural mission. Aside from the ridiculous intent to teach Afghan farmers about how they do things in Iowa or Texas, and the provision of free wheat seeds to convince farmers to abandon poppy cultivation, these teams, composed mainly of soldiers from the National Guard, also make critical contributions to military operations. “It helps in the military kinetic part because it involves cooperation of the local population, and intelligence resources can be brought to bear”, explains Army Major-General King E. Sidwell. “It makes friends when you might not otherwise be able to make friends.” [8]


Agribusiness grows on the battlefield


The support between the military and agricultural work runs both ways. While agricultural reconstruction facilitates US/NATO military operations, the military operations push forward the agenda of US and other foreign-based agribusiness corporations by creating a context where they can easily put pressure on the government to adopt neoliberal policies. The war provides these corporations with both a lucrative short-term market in the blossoming “reconstruction” industry (see Box 2) and an opportunity to integrate Afghanistan into their global production networks and markets in the long term.


Seeds are at the centre of these processes. Those “rebuilding” Afghanistan’s agriculture zoomed in on exactly that. In 2002 a global multi-partner exercise with 34 organisations was brought together under the banner of the CGIAR, with US and Australian funding. This Future Harvest Consortium to Rebuild Agriculture in Afghanistan (FHCRAA) lasted about a year, within which time it imported and distributed several thousand tonnes of wheat seed from Pakistan and set up seed multiplication programmes for varieties of other crops that it brought in from the International Centre for Agricultural Research in the Dry Areas (ICARDA) in Syria. [9]


The Consortium and other CGIAR-led initiatives have completely bypassed the rich heritage of farmers’ varieties in Afghanistan, which would have provided the basis for genuine agricultural reconstruction. According to an ICARDA survey conducted in 2002, neither rain-fed rice varieties nor rain-fed and irrigated wheat varieties that have been supplied by the aid organisations have included any Afghan genetic materials. The authors of the survey concluded that Afghan wheat farmers are “on their own when it comes to replicating and reselecting local variety seed”. [10]


Afghanistan has instead been deluged with all manner of foreign seed varieties, some of which have come through projects with foreign seed companies seeking to test their varieties in a potential future market (see Box 3). Concerns were raised early on about the indiscriminate importing of seeds and the disregard of local seeds, prompting the FAO, [11] ICARDA [12] and the Afghan Ministry of Agriculture to propose a Code of Conduct for seed aid in 2002. But any concern for farmers’ seeds has been overrun by the insistence of the US and EU on crafting a seed industry in Afghanistan allied to their larger political agendas. Essentially this means building up a few local seed companies that can initially serve as a conduit for seed aid, and later, if the US wins the war, open the door to foreign seed companies and agribusiness.


As in the rest of the world, a private seed industry in Afghanistan requires a legislative framework that creates a commercial seed market. This is done through laws that make proprietary seed sale the norm, forcing farmers to buy rather than save or share such seeds, with little protection for farmers’ own local varieties and seed practices. [13] Thus, on 13 September 2005, by way of a process led by the FAO and the EU, the Agriculture Ministry adopted a National Seeds Policy which, while seeming to defend the seed-saving rights of farmers, endorsed monopoly rights for seed companies that would make it illegal for farmers to exchange or sell commercial seeds:


“Farmers will maintain their right to use, exchange, share or sell their farm-saved seed between themselves without any restriction and will have the right to continue using any varieties of their choice without being hampered by the system of compulsory registration provided they do not commercialise production emanating from proprietary varieties.” [14]


A national seed law soon followed, the draft of which prohibits the sale of non-certified seeds unless they conform to minimum standards of germination, purity and labelling. As small farmers might find it difficult to comply with these requirments, it could affect the sale and exchange of farmers' seeds. [15]

Box 3. Multinational companies move into farming


Soya has never been grown in Afghanistan and it doesn’t form part of the country’s culinary tradition, but a new programme, supposedly devised to combat malnutrition, plans to change all that.1 USAID has funded Nutrition and Education International (NEI), set up by Nestlé, to teach Afghans to sow and eat soya beans.2 NEI is linked to the World Initiative for Soy in Human Health (WISHH),3 which was founded by the American Soybean Association (ASA) in 2000,4 to organise the distribution of free soya milk to pregnant women and infants throughout the developing world. WISHH works with the North American Millers’ Association (NAMA), whose members include global giants ADM, Bunge Milling and ConAgro. In Afghanistan NEI works with Stine Seed Company, Iowa, and Gateway Seed Company, Illinois, both of which supply it with genetically modified Roundup soya and Roundup-Ready herbicide to be sold on to the farmers. According to NEI, it distributed two tonnes of genetically modified soya seed in Afghanistan in 2005.


Stine and Gateway aren’t the only multinational seed companies to have moved in. In 2002 the German seed company KWS established a public–private partnership with the Afghan Ministry of Foods and Light Industry and a group of private Afghan investors to re-establish sugar beet cultivation in the Baghlan area, 250 km north of Kabul, and to reopen the old Baghlan Sugar Factory, once the centre of Afghanistan’s small domestic sugar industry.5 Private companies from Germany, Iran and Russia supplied “high-yielding” sugar beet varieties, along with fertilisers. Plans have also been drawn up to use by-products from the sugar refinery processing plants – molasses and beet pulp – to produce feedstock for industrial ethanol.

But not even this project, the New Baghlan Sugar Company, could escape the war: it was in the news in November 2007 when a bomb exploded at the inauguration ceremony. Even so, the partners are pressing on with the modernisation. In 2007 KWS and Monsanto introduced in the US sugar beets genetically modified to be resistant to Monsanto’s Roundup herbicide, despite concern that the beets would contaminate other crops.6 There is now a risk that GM crops such as these could be used in Afghanistan, triggering off another kind of warfare with local biodiversity.

The International Potato Center (CIP) has been preparing the way for the entry of Technico Pty Limited, an Australian multinational.7 CIP has imported into Afghanistan Technico’s varieties for trials. USAID has funded the infrastructure for a potato market, and a CGIAR team has developed a certification system.


Three US multinational companies – Chemonics, Development Alternatives Inc.(DAI),8 and Planning and Development Collaborative International (PADCO) – are carrying out a series of USAID-funded Alternative Livelihood Programs (ALPs), which aim to provide poppy farmers with another way of earning their living.9 Their big success to date is the export of pomegranates flown out on US military planes to a Carrefour supermarket in Dubai.10


1 - Nutrition and Educational International (NEI), “Final Report, 2004 Soybean Production Experimentation in Mazar-e-Sharif, Balkh Province, Afghanistan”. http://tinyurl.com/cgvxyx
2 - See NEI website, http://www.nei-intl.org/index.html
3 - See WISHH website, http://www.wishh.org/
4 - See American Soybean Association website, http://www.soygrowers.com/international/wishh.htm
5 - FAO Newsroom, “Restarting sugar production in Afghanistan”, 17 December 2004, http://www.fao.org/newsroom/en/news/2004/52501/index.html
6 - See the Organic Seed Alliance website for more information, http://www.seedalliance.org/index.php?page=SugarBeetJune2008
7 - See Technico’s website, http://www.technituber.com.au
8 - DAI is an international business development consulting firm. http://www.dai.com
9 - See PADCO’s AECOM International Development website, http://www.padco.aecom.com/
10 - “Afghans seek image change with anar”, FreshPlaza: Global Fresh Produce and Banana News, 24 November 2008. http://www.freshplaza.com/news_detail.asp?id=33728

With this legal framework in place, the first private company producing and selling wheat seeds was inaugurated in Bamyan province in Central Afghanistan in August 2006. [16] Other companies have since followed, and in October 2008 an Afghanistan National Seed Association (ANSA), headed by the chief executive of a private Afghan seed company, was created in Kabul with FAO support. [17] To call it a national industry is a bit of a stretch. Afghanistan’s private seed companies are kept afloat by outside donors. In 2008, for instance, USAID and the UK government’s Department for International Development (DFID) contributed US$3 million each to an EU Seed Project that provides loans for the purchase of certified wheat seed. What is more, the main activity of the seed companies is to produce seed for the foreign donor programmes or military operations. Most if not all of their seed sales are through contracts with foreign agencies, as part of poppy eradication programmes or military PR exercises.


ANSA is not the only game in town. The Taliban runs its own seed supply networks, with a similar strategy of winning the loyalty of local farmers. The US Army claims that the Taliban control a large wheat-seed farm in Ghazni province and distributes seed to farmers in areas under their control. A US National Guard Agribusiness Development Team told the Dallas Morning News that it plans to build another wheat-seed farm nearby to “free Ghazni’s wheat farmers from Taliban-approved suppliers”. [18]


Either way – Taliban seed or US Army seed – the seed is certainly not “free”. Both come with heavy political agendas, backed by armed forces, that have little to do with the interests of Afghanistan’s small farmers. Getting their own seeds back into the hands of these farmers is the only real way that they will find their freedom.


One justification for introducing a range of cash crops is to provide alternatives to the cultivation of opium poppies for the global drug trade. But, while poppy farming is flourishing, few farmers seem interested in the alternatives. It is not hard to understand why: a poppy farmer makes much more money – approximately ten times more – than a wheat farmer. One possible solution, which is being promoted by an Australian scientist from the Canberra-based Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation, jointly with the US San Diego State University’s Homeland Security Programme, is to legalise the production of poppies for biodiesel production. Farmers would plant a variety of poppy seed that has been genetically modified to have a high oil content and not to contain narcotic properties. Leading donors are also pressing for more economically viable “alternative” crops and “improved” varieties to offer farmers (see Box 3).


Rebuilding Iraq


It is ironic that any mention of rebuilding food and farm systems in Iraq – known as the cradle of agriculture – has to begin with numerous references to the US. However, in today’s context it is important to point out that Iraq has long been important to the US as a market for its agricultural commodities. While it is true that the US has long-term interests in developing such a market in Afghanistan, Iraq is already the number one destination for its hard red winter wheat exports and a top destination for its rice. [19] It is a US$1.5bn market that wasn’t accessible to US companies before the invasion, because of the sanctions. [20] Indeed, controlling the development of Iraq’s agriculture and food systems was so important to the US that in the early years of its occupation it brought in Dan Amstutz, an ex-Cargill executive and a veteran insider with US trade delegations, to be in charge of this sector. [21]


The US came into Iraq with a heavy agenda for reforming all sectors of its economy, not just agriculture. However, the US’s Coalition Provisional Authority could not enforce its neoliberal reform programme as rapidly as it wanted to, because it was subject to a series of constraints: the laws of the Geneva Convention, the practical problems of a lack of interest by investors, and the desperate need for some form of organisation to cater to the basic needs of the Iraqi people. Even so, the CPA managed to enact a harsh set of neoliberal policies that had a major impact on the country. [22] Indeed, the impact of the reforms, combined with the continuing war, has been so catastrophic that by January 2009 the Chairman of the Iraqi Union of Industries confirmed that 90 per cent of the country’s industries had closed since 2003. [23


Box 4: Parked in the Bay

The US administration deployed two US Naval ships with 3,500 marines on board to the waters of the Bay of Bengal for humanitarian assistance/disaster relief operations in Bangladesh after that country was hit by Tropical Cyclone Sidr in 2007. In the words of the US Charge d’Affaires in Bangladesh, US is “(h)ere for the long term … to assist with recovery and rehabilitation”.1 These Department of Defense operations come under a joint plan of the US Department of State and USAID. One of the ships, USS Kearsarge, has also been used between 2003 and 2005 in “Operation Iraq Freedom” and the “Global War on Terror”. Many local voices were raised in protest in Bangladesh.

1 - US embassy, Dhaka, press release, 7 December 2007,
http://tinyurl.com/c2kmpb, see also Indo-Asian News Service, “Islamists protest US naval presence for cyclone relief”, The Earth Times, 24 November 2007, http://www.earthtimes.org/articles/show/147173.html

 

In respect of the agricultural sector more specifically, the US has implemented a blueprint similar to the one already described in relation to Afghanistan, albeit on a larger scale and with more flagrant profiteering by US companies. In one of its orders, the CPA abolished agricultural subsidies and opened up the agricultural market. Not surprisingly, the country was flooded with cheap imports and local food production collapsed. Just as in Afghanistan, changes in seed laws were seen as crucial. However, whereas in Afghanistan it was at least the central government that enacted the new laws, in Iraq farmers’ rights to save seeds were struck down by the infamous Order 81 during the last days of the US’s Coalition Provisional Authority’s rule.24


Dan Amstutz was put in charge of the USAID’s Agriculture Reconstruction and Development Program for Iraq (ARDI). This work, which was managed by one of USAID’s most trusted private contractors, Development Alternatives Inc. (DAI), focused on accelerating “the transition from a command-and-control production and marketing system to a market-driven economy where farmers and agribusinesses are able to take risks and realize profits”. [25] At the top of ARDI’s list was wheat, Iraq’s most important food crop. In the field, ARDI’s work with wheat focused on the import, multiplication and distribution of certified wheat seed. [26] Those efforts seem to have had little impact. During ARDI’s three years, Iraq’s national wheat production dropped from 2.6 million tonnes in 2002 to 2.2 million tonnes in 2006 (despite a doubling in the area sown to wheat) and the national average yields for wheat plunged over those same years from 1.6 tonnes per hectare to 0.6 tonnes per hectare. [27]

But ARDI was also playing a political game with wheat that was part of a larger US shock-therapy strategy for the Iraq economy and likely to have been of more interest to US agribusiness: its central objective was to liberalise and privatise Iraq’s wheat sector, and its Public Distribution System in particular. [28] While the chaos following the US invasion made an immediate sell-off or dismantling of Iraq’s wheat sector impossible (and illegal under the Geneva Convention), ARDI tried to push the Iraqis down the alternative path of neoliberal reforms that could arrive at the same ends while sidestepping political sensitivities and immediate practical problems. [29] Some of this privatisation is now being implemented in Iraq through the “International Compact with Iraq” – a five-year plan negotiated by the Iraqi government with the World Bank, the US and other major donors. [30] Whatever the eventual outcome, the combined devastation of Iraq’s wheat production and the opening of its wheat markets to US imports, both brought about by the US invasion, has yielded billions of dollars for US grain companies.


When ARDI came to a close in 2006, USAID launched two new programmes – a US$343 million Inma Agribusiness Program [31] and Izdihar (Iraq Private Sector Growth and Employment Generation). [32] Both programmes are being carried out by the Loius Berger Group Inc., one of the world’s largest infrastructure and development consultancies, and they are designed to prepare the way for agribusiness investment in the food industry.


Yet, like similar programmes in Afghanistan, these agriculture reconstruction programmes also serve a military function and are immersed in military operations. Of the US$250 million of “reconstruction” funds that the US has so far spent on the 581 agricultural projects that it has either proposed, planned or completed since the beginning of the invasion, more than 97 per cent of the projects have been paid for with funds from the Commanders’ Emergency Response Program (CERP), which is managed by the “Multi-National Corps-Iraq”.

Only 2.4 per cent of these projects have been funded by the Iraq Relief and Reconstruction Fund, which is supervised by the US’s Special Inspector General for Iraq Reconstruction. CERP was initially funded by way of the cash and assets that the US military seized from the former Iraqi government. After the US military had spent these seized funds by early 2004, just before the Coalition Provisional Authority came to an end, the US decided to keep CERP going with appropriations from the US government. Of the 552 agricultural reconstruction projects the US has started in Iraq, the Multi-National Corps-Iraq have managed 536, the US Army Corps of Engineers have managed six, and USAID has managed only ten. [33] Funding for agriculture reconstruction in Afghanistan is also dominated by a similar CERP, meaning that, in both cases, it is the military that ultimately decides which projects get done.


“We have two new best friends in the rice industry, the director general of the ministry of trade from Iraq and the director general of the Iraqi Grain Board,” said Stuart Proctor Jr., president and chief executive officer of USA Rice Federation in 2004 after a meeting with both of these men. [36]

The USAID and other so-called civilian programmes in Iraq work with Provincial Reconstruction Teams (PRTs) – modelled on the PRTs that were first set up in Afghanistan. According to the US Embassy in Iraq: “Established in Iraq in 2005 and inaugurated by Secretary Rice in November that year, the Provincial Reconstruction Team (PRT) initiative is a civilian–military inter-agency effort that is the primary U.S. Government interface between U.S., Coalition partners and provincial and local governments throughout all of Iraq’s 18 provinces.” [34]

A December 2008 report by the United States Institute of Peace, “an independent, nonpartisan, national institution established and funded by Congress”, [35] provides more details about how the PRTs relate to the US military mission in Iraq, and is worth quoting at length:


“PRTs tend to play a supporting, advisory role for the military, providing them with civilian expertise they would not otherwise have access to and offering suggestions on how to shape operations. As one member of a PRT working in a counter-insurgency environment in Baghdad said, ‘The military is the blunt instrument; we provide the fine tuning.’ Nonetheless, in counter-insurgency environments, the military has the unambiguous lead, and freely ignores PRT’s advice if, in their judgment, security concerns dictate.… PRT’s report to Baghdad and Washington about political, economic and security developments in their provinces – an obviously beneficial but rarely discussed function. Senior policymakers and military officials highly value the information they get from the PRTs. On a political level, these officials analyze winners and losers and project trends for political development in their provinces.

PRT members also monitor security flashpoints and scout for the military, a particularly useful role in areas where the military has a light footprint. On an economic level, officials in Baghdad said that were it not for the PRTs, they would have little idea of how much money was being spent by Iraqi ministries. (The Iraqi Ministry of Finance, for both technical and political reasons, is unable or unwilling to provide this information, but this information is readily available to the PRTs.) … PRTs are valuable diplomatic representatives to provincial governments. It is highly unusual, if not completely unprecedented, for the U.S. to have independent diplomatic contacts with such low-level and numerous governmental entities in a foreign country. In the current environment in which many U.S. interests depend on the course of Iraqi political development, it is valuable for the U.S. to have these points of diplomatic contact to nudge Iraqi politics in a direction that serves Washington’s interests.” [37]

Box 5: Another way is possible

The experience of disaster-ridden regions with aid from abroad and from their own governments does not mean that assistance is never needed. Indeed, help can be meaningful and extremely important, if it enables communities to help themselves. Peasant organisations such as La Via Campesina1 have shown a way forward. After the tsunami they routed relief directly to communities’ right across the affected region:

“In Sri Lanka, India, Thailand and Indonesia, where La Via Campesina has member organisations, farmers launched relief operations to support the survivors of the catastrophe, they gave out rice and vegetables to feed the people affected, and several fund-raising activities were organised to channel national and international contributions towards small peasants and fisherfolk’s organisations. La Via Campesina also immediately publicly raised important issues affecting small producers such as the origin of food aid (local or imported food), the type of reconstruction policies implemented (agribusiness or family based production) and people’s participation in the process.”2

1 - International Secretariat of La Via Campesina, “20 months after the Tsunami: Looking back at La via Campesina relief operations”, 4 July 2006, http://tinyurl.com/b6ftfg
2 - Peter Rosset and María Elena Martínez, “The Democratisation of Aid”, in Red Pepper, February 2005, http://www.redpepper.org.uk/The-democratisation-of-aid

It now seems likely that, under President Obama, the PRTs importance to the US mission will greatly expand. According to a report in the New York Times on 3 December 2008, “Pentagon planners” are proposing “relabeling some units, so that those currently counted as combat troops could be ‘re-missioned’, their efforts redefined as training and support for the Iraqis”. [38] As a result of this ploy, the Pentagon intends to keeps as many as 70,000 troops in Iraq beyond 2011, which is the date established in the US–Iraqi Status of Forces Agreement (SOFA) for the complete withdrawal of all combat troops. If this ruse goes ahead, the distinction between the military and aid workers will be completely blurred. Moreover, by agreeing to this subversion of SOFA, the US President Obama has, in practice, given up on his electoral pledge to withdraw US combat troops from Iraq within 16 months. [39] This is hardly a clean break from the policies of the Bush administration.


It is a huge challenge for farmers to organise in such a setting where choices are limited and where farmers are not themselves in control of their own futures. Both the Oil-for-Food programme, which banned purchase of local produce, and the large-scale importation of food after the invasion when the markets were opened up to cheap imports devastated Iraqi farmers. Moreover, farmers’ organisations are now being set up by occupying forces to facilitate their “reconstruction” work. In Iraq, the US Army is directly involved in re-establishing the “farmers’ unions” that were formerly under the control of the central government and in using these unions to distribute its aid, such as seeds, pesticides and machinery. [40]


Conclusion


It would be dangerous to see the integration of the US military operations and aid work in Afghanistan and Iraq as an aberration. The same merging of “hard” and “soft” power under the military in Afghanistan and Iraq is happening with US overseas programmes in other parts of the world. For instance, a coalition of US groups has accused the newly launched United States Africa Command, known as AFRICOM, of seeking to bring humanitarian work previously done by the State Department and USAID under the Department of Defense directive, an accusation that AFRICOM denies. [41] But it is hard to deny the overall trend: today the United States spends approximately 30 times more on military operations globally than it does on diplomacy and development under the State Department and USAID. Moreover, the Pentagon now controls more than 20 per cent of US Official Development Assistance. [42] According to Betty McCollum in the US House of Representatives, the fact that USAID has to have an office of military affairs to communicate with the Pentagon “means that something has gone horribly awry”. [43]


It is essential for people around the world to stop aid being hijacked in this way. Aid policies and practices need to be rethought. Some people are calling for an International Agreement on Aid to make aid real and accountable.44 This has to go hand in hand with demanding demilitarisation and an end to the wars in Afghanistan and the occupation of Iraq. No matter how good aid work is, it will not contribute towards genuine reconstruction if it is also being used to reinforce the military interests of the principal donor country and to maintain its hegemonic dominance.


Going further

Reality of Aid - http://www.realityofaid.org/

FACTSHEET: How does food aid work? http://www.alertnet.org/thefacts/reliefresources/11268811061.htm


References


1 - Najib Khelwatgar and Ahmad Qurishi, “Afghan Army open fire on Shindand pro-testers, Karzai worried”, PAN, 23 August 2008: http://tinyurl.com/42z5mr
2 - A US Special Forces civil affairs team leader, quoted in Anna Perry, “Afghan Agricultural Center Contributes to Better Security”, American Forces Press Service, 3 July 2008. http://tinyurl.com/br3zlc
3 - To get a sense of the nature and extent of Chemonics’ interventions, see “Rebuilding Agricultural Markets Program (RAMP) Afghanistan: Fiscal Year 2006 Work Plan. http://tinyurl.com/bva5ap
Among the USAID partners in this is the Center for International Private Enterprise (CIPE – www.cipe.org). See also “Windfalls of War: US contractors in Afghanistan & Iraq”, on the website of The Center for Public Integrity. http://tinyurl.com/bwra93
4 - See “Chemonics International”, Washington Post, Post 200 – Top DC area businesses,http://tinyurl.com/dds7eh
5 - “Chemonics announces scholarship at Afghan AgFair”, Chemonics’ website, 20 February 2009, http://tinyurl.com/ddvsqd
6 - Chemonics International Inc., “Lashkar Gah Bost Airport and Agriculture Center, Helmand Province, Afghanistan: Environmental Assessment”, October 2008. http://tinyurl.com/ajn8ze
7 - USAID: Afghanistan, “Provincial Reconstruction Teams”, http://tinyurl.com/akn2qb
8 - Quoted in Army Staff Sgt Jon Soucy, “Missouri Guard’s Agricultural Mission Grows in Afghanistan”, American Forces Press Service, 23 December 2008, http://tinyurl.com/couxfb
9 - See ICARDA’s web page about the FHCRAA, http://tinyurl.com/c8793l
10 - J. Dennis, A. Diab and P. Trutmann, “The Planning of Emergency Seed Supply for Afghanistan in 2002 and Beyond”, a draft concept paper prepared for the Tashkent Conference, 2002,http://www.afghanseed.org
11 - FAO Newsroom, “Code of conduct on seeds for Afghanistan reached”, 30 May 2002,http://tinyurl.com/3sphbl
12 - See also ICARDA website’s “Seed for Afghanistan” section, http://tinyurl.com/b44kba
13 - GRAIN, “Seed laws: imposing agricultural apartheid”, Seedling, June 2005,http://www.grain.org/seedling/?id=337
14 - National Seeds Policy of Islamic Republic of Afghanistan, 2005 (emphasis added).
15 - A copy of the final draft of the Afghanistan Seed Law (August 2006) can be downloaded from http://tinyurl.com/cpy3sn
16 - AfghanMania, “Private Seed Enterprise opens in Bamyan”, 21 August 2006,http://tinyurl.com/b3jrjd
17 - SeedQuest, news section, “Message from the President of the newly formed ANSA”, 24 October 2008, http://tinyurl.com/b9to3g
18 - Jim Landers, “Texas troops combat Afghan insurgents with farming plan”, Dallas Morning News, 1 February 2009, http://tinyurl.com/af98d5
19 - See Suleiman Al-Khalidi, “Iraq buys 200,000 t of Russian wheat from Glencore”, arabian Business.com, 25 September 2008, http://tinyurl.com/bngmlv
20 - Policy Archive, “Iraq Agriculture and Food Supply: Background and Issues”, June 2004,http://tinyurl.com/br6dmd
21 - Cargill, the biggest global trader of agricultural commodities, is a multinational corporation registered in the US, http://www.cargill.com/
22 - See “Iraq’s Closed Factories,” The Ground Truth in Iraq (blog), 15 January 2009,http://tinyurl.com/acv6q7
Bassam Yousif, “Economic restructuring in Iraq: intended and unintended consequences”, Journal of Economic Issues, March 2007, http://tinyurl.com/dmjfl2
23 - “More than 90% of Iraqi industries are halted”, IRAQdirectory.com, 10 January 2009:http://tinyurl.com/ad2hnr
24 - Focus on the Global South and GRAIN, Against the grain, “Iraq’s new patent law: A declaration of war against farmers”, October 2004, http://www.grain.org/articles/?id=6
25 - See DAI – Projects: ARDI, “Revitalizing Iraq’s agricultural sector”, n.d. http://tinyurl.com/b739o6
26 - It should be noted that since the invasion the US has sought to dismantle former public programmes which provided subsidised inputs, including seeds, to Iraqi farmers, and that the provision of seeds by US forces is seen as a temporary measure before a “free-market” seed system takes over.
27 - These are FAO figures, available from FAOSTAT. http://faostat.fao.org/site/291/default.aspx
28 - Robert Looney, “Neoliberalism in a Conflict State: The Viability of Economic Shock Therapy in Iraq”, Strategic Insights, Vol. III, No. 6, June 2004, http://tinyurl.com/ah4zvc
29 - See Rich Magnani and Sawsan Al-Sharifi, “Reform and Rehabilitation of Iraq’s agricultural sector: The case of the Iraqi wheat sector”, USAID–Iraq, 2005, http://tinyurl.com/dgllqr
and http://tinyurl.com/afh7ml
See also “Iraq Private Sector Growth and Employment Generation – The Potential for Food Process-ing in Iraq”, USAID–Iraq, 15 March 2006, http://tinyurl.com/ck4rn6
30 - See the annexes to The International Compact with Iraq: Annual Review, May 2007–April 2008, which show progress against benchmarks, http://tinyurl.com/atv6lr
31 - “Inma” means “growth” in Arabic. The Program’s website can be found at http://tinyurl.com/bq7oyn
32 - “Izdihar” means “prosperity” in Arabic. The Program’s website can be found athttp://www.izdihar-iraq.com/index.html
33 - USDA Foreign Agricultural Service Information Management Unit, “Iraq Agriculture and Irrigation Overview,” July 2008, http://tinyurl.com/bjxozk
34 - US embassy, Baghdad, press release, “Fact sheet on Provincial Reconstruction Teams”, 17 December 2007, http://tinyurl.com/yygq7l
35 - According to “USIP’s Missions and Goals” as described on the institute’s website. Seehttp://www.usip.org/aboutus/index.html
36 - Doreen Muzzi, “Iraq trade deal pleases rice industry”, Farm Press, 13 March 2004,http://tinyurl.com/absdp5
37 - Rusty Barber and Sam Parker, “Evaluating Iraq’s Provincial Reconstruction Teams While Drawdown Looms: A USIP Trip Report”, USIPeace Briefing, December 2008, http://tinyurl.com/5okaaa
38 - Tom Shanker “Campaign promises on ending war in Iraq now muted”, New York Times, 3 December 2008, http://tinyurl.com/cab7jy
(The Pentagon is the military headquarters of the US Department of Defense.)
39 - Gareth Porter, “How Obama Lost Control of Iraq Policy”, Agence Global, 2 January 2009,http://tinyurl.com/azl36z
40 - See Erik LeDrew, “Artillery Troopers Plant Seeds of Reconstruction in Iraq”, US Dept. of Defense, Defend America, October 2004, http://tinyurl.com/bvnbmq
See also Michael Molinaro, “For Jiff Jaffa farmers, democracy and fertilizer go hand in hand”, Operation Iraqi Freedom: Official Website of Multi-National Force – Iraq, 13 September 2006,http://tinyurl.com/cnkqsf
See also Michael Molinaro, “Farmers in Iraq Hold Elections to Select Board”, US Department of Defense, Defend America, 18 August 2006, http://tinyurl.com/d8w8kb
41 - “AFRICOM: The Militarization of U.S.–Africa Policy Revealed”, Africa Action, 6 February 2008, http://tinyurl.com/atbve3
and Karen DeYoung, “U.S. Africa Command Trims Its Aspirations”, Washington Post, 1 June 2008,http://tinyurl.com/3mprad
42 - Beth Tuckey, “Congress Challenges AFRICOM,” Foreign Policy in Focus, 23 July 2008,http://www.fpif.org/fpiftxt/5398
43 - Ibid.
44 - ActionAid International, Real Aid – An Agenda for Making Aid Work, June 2005,http://tinyurl.com/dm8loa

 

 http://turkmenelinews.blogspot.com/2009/04/iraqs-agriculture-endorse-april-26-as.html

http://www.grain.org/briefings/?id=217

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