12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 07:58

http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2008/03/04/h_4_ill_1018495_serre.jpg

 

 Nos habitudes de consommation ne sont pas sans conséquences. Ainsi, dans un kilo de tomates, en hiver, on trouvera : un goût insipide ; l’exploitation féroce, en Espagne, des immigrés ; celle de chauffeurs routiers venus de l’Est ; la pollution produite par leurs camions ; les profits de la grande distribution ; et, in fine, une réflexion sur… la mondialisation des échanges commerciaux.
Par Aurel et Pierre Daum*

Tous les ans, c’est la même chose. A partir d’octobre, les tomates de pays, c’est-à-dire produites localement, disparaissent peu à peu des étals des marchés et supermarchés d’Europe de l’Ouest, pour laisser place à un seul produit : la tomate espagnole — dure, croquante ou farineuse, sans véritable goût, et qui, au lieu de finir de mûrir dans votre corbeille à fruits, reste pâle et pourrit très vite. « Les Français veulent manger des tomates toute l’année, et même en plein hiver, constate Robert C., responsable des fruits et légumes dans un hypermarché Carrefour du sud de la France. Donc, nous fournissons ! »


Or, comme les Allemands, les Britanniques, les Néerlandais, les Polonais et d’autres, les Français refusent de payer leur kilo de tomates à un prix supérieur à 2 euros, même pendant la mauvaise saison. La solution à cette contradiction agronomique — les faire pousser en hiver — et économique — réussir à les produire pour moins de 50 centimes le kilo, afin qu’elles arrivent à moins de 2 euros sur les étals — a été trouvée dans une minuscule région d’Andalousie, Almería, coincée entre la Méditerranée et l’imposante sierra de Gádor. Une région qui combine le taux d’ensoleillement le plus élevé d’Europe avec la main-d’œuvre la plus mal payée.

 

 

Le promeneur de passage dans ces lieux autrefois désertiques, qui servirent de décors naturels à quelques-uns des plus fameux westerns-spaghettis  ne peut qu’être frappé par le spectacle de milliers de serres en plastique, certaines bâties comme des forteresses, d’autres à moitié déchirées et battues par les vents. Combien y en a-t-il en tout ? Trente mille environ, disposées à touche-touche sur trente à quarante mille hectares. Des dizaines de milliers d’immigrés, dont une bonne partie sans papiers, y travaillent afin de fournir en permanence des fruits et des légumes aux consommateurs européens.



Selon M. Juan Carlos Checa, chercheur au laboratoire d’anthropologie sociale de l’université d’Almería, « on peut estimer le nombre d’ouvriers agricoles dans les serres à cent dix mille, dont (...)

 

Lire la suite sur la version papier du Monde Diplomatique, mars 2010.

 
* Aurel et Pierre Daum. Respectivement illustrateur et journaliste.

Titre original: Et pour quelques tomates de plus


http://www.monde-diplomatique.fr/


Photo: http://medias.lemonde.fr, www.mleray.info, http://tomodori.com/

El Ejido, la loi du profit


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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 17:38
Le 31 mars 2010

IRIN


http://www.developpementdurable.com/gfx/newsArticles/zoomThumbs/090421153714.jpg



JOHANNESBOURG, 3 mars 2010 (IRIN) - De longues périodes de sécheresse dans certaines régions d’Afrique et des pluies imprévisibles en Asie ont semé l’incertitude concernant le rendement des cultures de 2010 dans les pays les plus pauvres du monde. Les prix des aliments dans la plupart des pays en développement ont baissé depuis la crise de 2008, mais sont quand même plus élevés qu’en 2007.

Dans le premier volet d’une série de quatre articles sur la sécurité alimentaire dans certains des pays les plus vulnérables au monde, IRIN s’interroge : « nous dirigeons-nous vers une nouvelle crise » ?


Il faudrait « deux mauvaises années consécutives » pour que la crise alimentaire et énergétique de 2008 se reproduise, a dit Abdolreza Abbassian, économiste et secrétaire du Groupe intergouvernemental sur les céréales du Fonds des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Contrairement à la situation de 2008, les réserves mondiales de céréales sont actuellement suffisantes.

Mais « de nombreux facteurs [entrent] en jeu » concernant les prix des aliments. « En fait, nous prévoyons que les prix restent fermes, même à moyen terme (pendant les 10 prochaines années), même s’ils ne dépasseront peut-être pas les niveaux dont nous avons été témoins en 2008 », a commenté M. Abbassian.

Il s’agit toujours de ce que l’offre adéquate réponde à une demande grandissante, et l’offre de céréales pour l’alimentation est en déclin. La réduction progressive des subventions et du soutien aux plus grands producteurs mondiaux, dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) – notamment les États-Unis et l’Union européenne – a eu pour conséquence une diminution des excédents.

« D’un autre côté, la croissance de la population et la prospérité économique accentuent la demande – comme en Asie, et plus particulièrement en Chine et en Inde. Nous nous dirigeons donc vers une situation où l’augmentation de l’offre pourrait ralentir, tandis que la demande continuera à croître – parfois même plus vite que par le passé », a dit M. Abbassian.

Selon un article de l’OCDE, les prix des aliments vont recommencer à augmenter, « (quoique pas aussi haut qu’en 2008) une fois que les pays sortiront de la récession, car les facteurs structurels de l’offre et de la demande sont toujours très présents... la demande augmentant plus vite que l’offre. Les prix des aliments ne devraient donc plus être perçus comme un “choc” ou une “crise” à court terme, mais plutôt comme un problème structurel à plus long terme ».



Les biocarburants restent une menace

Certains des changements structurels à l’origine de la crise des prix alimentaires de 2008, tels que la réaffectation des terres agricoles qui servaient à produire des céréales alimentaires pour produire des biocarburants, doivent encore être étudiés, a dit M. Abbassian.

ActionAid, une organisation non gouvernementale (ONG) internationale, a calculé dans son nouveau rapport, Meals per gallon: the impact of industrial biofuels on people and global hunger (Repas par gallon : l’impact des biocarburants industriels sur la population et la faim dans le monde), que d’ici à 2020, la consommation de biocarburants dans l’Union européenne (UE) allait être multipliée presque par quatre et que les deux tiers seraient importés, principalement de pays en développement.

« On estime que les biocarburants sont responsables d’au moins 30 pour cent de la flambée mondiale des prix alimentaires en 2008 », a dit ActionAid, qui a averti que la crise pourrait se reproduire de façon imminente, l’offre de céréales destinées à l’alimentation risquant d’être compromise par une demande en biocarburants dans l’UE.


Photo: FAO
Index des prix de la FAO

« Jusqu’à 100 millions de personnes supplémentaires pourraient être victimes de la faim si l’Europe s’engage à augmenter fortement sa consommation de biocarburants afin de répondre à la nouvelle législation de l’Union européenne », est-il écrit dans le rapport.

La législation en question date d’un accord passé en 2008 entre les États de l’UE et dont l’objectif est de combler 10 pour cent de leurs besoins en carburants pour les transports en ayant recours à des sources renouvelables, dont les biocarburants, l’hydrogène et l’électricité verte, d’ici à 2020.

Selon un scénario prenant en compte un développement planifié et prévisible des biocarburants dans certains pays, l’International Food Policy Research Institute (IFPRI), dont le siège se trouve aux États-Unis, a prévu que les prix du maïs augmentent de plus de 20 pour cent d’ici à 2020 et de plus de 71 pour cent dans une hypothèse de développement draconien.

C. Ford Runge et Benjamin Senauer, professeurs à l’université du Minnesota, ont écrit dans un article publié en 2007 dans Foreign Affairs, un magazine américain, que si le prix des produits alimentaires de base continuait à augmenter, conformément aux prévisions de l’IFPRI, le nombre de victimes de l’insécurité alimentaire dans le monde augmenterait de plus de 16 millions par point de pourcentage supplémentaire des prix réels des produits alimentaires de base.

ActionAid a remarqué que « si tout les objectifs en matière de biocarburants sont atteints, il est estimé que les prix des aliments pourraient augmenter de jusqu’à 76 pour cent d’ici à 2020 ». L’ONG a dit qu’elle avait découvert que les entreprises de l’UE avaient déjà acheté, ou étaient en négociations pour acheter au moins cinq millions d’hectares dans des pays en développement, ce qui pourrait menacer l’approvisionnement en nourriture de populations parmi les plus vulnérables.

Selon la FAO, une personne sur six dans le monde a faim, la crise de 2008 ayant fait glisser 100 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté et l’insécurité alimentaire.

Il pourrait exister une solution. Les réserves mondiales de céréales, qui dépendaient des pays occidentaux, ont commencé à être approvisionnées par la Communauté des États indépendants (CEI), une organisation régionale qui comprend la Fédération russe, la Biélorussie, l’Ukraine, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Moldavie, le Turkménistan, le Tadjikistan, l’Ouzbékistan et la Géorgie.

M. Abbassian a fait remarquer que la Russie était devenue le deuxième plus grand exportateur mondial de blé après les États-Unis. « Malheureusement, ils [la CEI] sont situés dans une région du monde qui est très vulnérable aux chocs environnementaux ».

Les prix internationaux plus faibles du sucre, des produits laitiers et des céréales ont conduit l’indice des prix alimentaires de la FAO, rendu public le 2 mars, à enregistrer une baisse : « l’indice a diminué de 21 pour cent par rapport à son maximum, en juin 2008, mais a augmenté de 22 pour cent par rapport à la même période il y a un an », a dit M. Abbassian.

Il y a toujours eu une chance que les prix flambent « en conséquence du déséquilibre du marché mais, dans l’ensemble, les prix élevés vont inciter l’investissement dans l’agriculture, ce qui, à son tour, va aider à combler le fossé entre l’offre et la demande », a-t-il remarqué.



Les prix ne baissent pas vite


Liliana Balbi, économiste chevronnée pour le Système mondial d’information et d’alerte rapide de la FAO, a dit qu’elle pensait que la spéculation contribuait à la volatilité des prix. « Le fait est que les prix montent rapidement mais ne baissent pas vite ».

Néanmoins, M. Abbassian était optimiste. « Les progrès technologiques et le changement des habitudes alimentaires vont aider à maintenir une situation alimentaire mondiale stable, même si les développements à l’échelle nationale et locale peuvent ne pas toujours être aussi prometteurs » !

L’augmentation du pourcentage des prix des aliments varie d’un pays à l’autre, et ses causes également. Dans son rapport sur les perspectives de récoltes et la situation alimentaire pour février – le premier en 2010 – l’équipe de Mme Balbi a identifié 33 pays où l’insécurité alimentaire y est la plus forte. Beaucoup de leurs habitants avaient faim, car ils n’avaient pas les moyens de s’acheter de la nourriture.

La plupart des pays de la liste de février y ont figuré avant. Les nouveaux sont le Niger, atteint par la sécheresse, le Yémen, déchiré par les conflits, et Haïti, victime d’un séisme.

Le rapport d’ActionAid a découvert que « chaque augmentation de 10 pour cent des prix des céréales (y compris le riz) ajoute près de 4,5 milliards de dollars au coût total des importations de céréales des pays en développement qui sont des importateurs nets ».

titreoriginal:


MONDE: Nous dirigeons-nous vers une nouvelle crise alimentaire globale?


http://www.mondialisation.ca

Photo: developpementdurable.com

 

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 07:07

Internationalnews

http://www.ddmagazine.com/images/stories/pollution/pesticides-contaminations-expositions.jpg

LE MONDE

L'importance de l'exposition aux pesticides, notamment par voie alimentaire, est mise en évidence par deux études. La première, réalisée par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et publiée fin avril, montre que 6 % des fruits et légumes testés présentaient des teneurs en pesticides dépassant la limite maximale de résidus (LMR).

 

La seconde, présentée mercredi 7 mai par l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris), conclut que "les enfants franciliens sont exposés à des pesticides variés, dont certains interdits depuis plusieurs années, alors que leurs parents ne sont pas professionnellement exposés".

 

Sur les 3 500 échantillons de fruits et légumes prélevés en 2006 par la DGCCRF, 55,6 % ne contenaient pas de résidus de pesticides. Des teneurs inférieures à la LMR ont été détectées dans 38,4 % de ces échantillons.Mais, pour les légumes, 6,3 % des échantillons sont non conformes, car excédant la LMR. "Les dépassements concernent essentiellement les poivrons et piments, les lentilles et les aubergines", précise la DGCCRF, qui indique que "les salades, les pommes de terre, les endives, les carottes et les tomates ont un taux de dépassement de la LMR inférieur à la moyenne".Les pesticides sont plus fortement présents dans les fruits : 58,6 % des échantillons comportaient des résidus à des teneurs inférieures au maximum autorisé et 5,5 % étaient non conformes. "

 

Les dépassements concernent essentiellement les fraises, les mandarines, les poires. Les oranges, les avocats et les pommes ont un taux de dépassement de la LMR inférieur à la moyenne", note la DGCCRF. Le pourcentage de non-conformité a très légèrement diminué par rapport à l'année précédente, passant de 6,7 % à 6 %, mais les données de l'année 2004 indiquaient un taux de 3,9 %. Pour François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF), ces chiffres "montrent l'urgence de mettre en application la mesure de réduction de l'usage des pesticides prise dans le cadre du Grenelle".

 

L'étude de l'Ineris, réalisée avec l'université Paris-V, a évalué l'exposition aux pesticides de 130 enfants répartis dans l'Ile-de-France, 73 vivant en pavillon et 57 en appartement. Un total de 31 composés (insecticides, herbicides et fongicides) a été pris en compte et les prélèvements ont été effectués dans l'air, sur les poussières au sol et sur les mains des enfants. Les produits du métabolisme des insecticides ont été recherchés dans les urines.Au moins un produit de type pesticide se trouvait dans 94 % des logements : insecticide dans 93 % des cas, fongicide pour les plantes dans 30 % des cas et herbicide dans 32 %.

 

Le lindane, un insecticide désormais interdit en France, était le pesticide le plus fréquemment retrouvé dans l'air (88 % des logements). Le fait le plus marquant porte sur les pesticides organophosphorés : 70 % des enfants excrétaient au moins l'un des six métabolites urinaires des organophosphorés, alors que ceux-ci étaient détectés moins fréquemment dans l'environnement intérieur. "Cela peut signifier qu'il existe une autre source d'exposition que celles que nous avons recherchées. Cela pourrait être la voie alimentaire, indique Olivier Blanchard, responsable de l'étude. Des prélèvements alimentaires seraient donc indispensables pour passer au stade des certitudes sur la voie alimentaire d'exposition aux pesticides."

 

Paul Benkimoun Le Monde 07.05.08

 

http://www.pesticides-etudes.mdrgf.org

http://www.internationalnews.fr/article-les-pesticides-omnipresents-dans-l-alimentation-en-france-48027736.html

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 06:29
Les articles et les documentaires parus sur IN - Update

1. En français


Guerre de l'eau en palestine (vidéos)

Les guerres de l’eau : l’eau au coeur des conflits du xxie siècle

2. In English

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 23:54
The Ecologist
17th March, 2010

http://www.ottercoop.com/big/photo_gallery/organic_food_for_web.JPG


By Julian Rose


The dreams of the early organic pioneers have been subsumed into a rush for global supply chains, strict regulations and fast-selling brands

Back in 1975, when I first started converting my farm to organic agriculture, there were no standards for production and no rule book. Just a few people committed to weaning their land off agrichemicals, improving soil fertility and supporting good animal health through regular crop rotations and through the sensible applications of farm yard manure. It was about taking a caring attitude to the overall welfare of our farms and trying to engender a wide bio-diversity of species within the farmland habitat.

We were not overly concerned about financial profit, but were interested in making an adequate return on our investments and in the quality, flavour and freshness of the foods we produced. We were perhaps more mindful than most of the words of Soil Association founder, Eve Balfour, that ‘organic’ food should be mostly unrefined and distributed and consumed locally, in its optimum condition.

Happy cattle

I decided to develop my farm at Hardwick, in the Chiltern Hills of South Oxfordshire, on a mixed farming model, utilising a wide number of grasses and herbs in the lays and retaining all the ‘never ploughed’ permanent pasture that covers the chalk hills and sweeps along the Thames-side meadows. My view was that the dairy cows, sheep and beef cattle that I purchased to graze these meadows would produce subtle, fine flavoured milk and meat and would be kept healthy by eating their particular choice of medicinal herbs and hedgerow leaves, at will.

I was not disappointed. The cattle thrived and the crops grew free from disease. We were able to start a local unpasteurised milk and cream round that was much appreciated by local country people. When, in 1987, the Government tried to ban raw milk, I led a ‘Campaign for Real Milk’ and beat it off.

A growing enterprise

As we continued to build up the enterprises on the farm, so the milk round offered more choice of fresh and local organic produce: free range eggs, butter, pork, beef and table poultry. And in 1986 Hardwick’s smoked bacon won the first ever Soil Association Food Award.

The organic farming movement was giving birth and there was a sense of excitement in the air. We were proving that the wisdom of old was alive and well: one could contribute to the long-term sustainability of the land while producing robust, wholesome foods in sufficient volumes to satisfy local needs and produce a modest economic return. At that stage there was no premium, no mass production and no supermarket sales. We were an embryonic movement which shared much commonality with the fast disappearing traditional mixed family farms whose standard practice included rotational farming and minimal applications of agrichemicals.

http://api.ning.com/files/rxxUoRnkLUF09KpjkPEbmIciDir97VGjaJE79Oqo1xgJX0av8s2N3JX4zzEGG0G5PS8AESD*vdtzHM6VDpfHN8Jac1wEhREx/DSC01892.jpg

The dream sours

What ‘organic food’ and its localised market was in those days bears little resemblance to ‘the industry’ that it is today: an industry that is heavily and centrally policed, has a compendium of regulations and is ‘big business’ on a global scale. In fact, much of the ‘organic’ produce shipped in from around the world and across the UK today carries no sense of connection with its geography or its farmers. It is as anonymous as the majority of conventional chemically produced foods, as dull in flavour and as lacking in nutritional vitality. What’s more it belongs in the category of ‘high food miles’ heavy ecological footprint produce, exceeding the 3,000 kilometre average shopping basket once identified as the UK norm. Due to the need to carry a lot of information, it is also responsible for an excessive level of packaging – most of which is non biodegradeable.

All this is a far cry from what might be considered a responsible and sustainable form of greening, and a far cry from the original aspiration that organic food should stand for ‘unrefined, fresh, local and seasonal’. One can even purchase ‘organic’ ultra heat treated homogenised milk in supermarkets today, a product that bears no resemblance to real milk at all.



Stagnation



However, there just might be some compensation for this consumer-oriented form of ‘green’ indulgence if the level of UK land converted to organic farming methods had shown substantial increases throughout this time. But this is not the case. In fact the official statistics reveal that there has been a negligible level of land converted to organic status over the past 20 years. It has remained pretty much static at around 3 to 4 percent of UK farmed land throughout this time.



So apart from the resilience of a small body of local producers who have helped to pioneer such marketing ventures as box schemes, farmers' markets, farm shops and dedicated farm-to-mill/processor chains, we have today an organic marketplace that is almost wholly dominated by super- and hypermarket chains. Their green credentials include the import of some eighty percent of organic foods, shipped and flown in from all over the world and from farms that are often as big and as undistinctive as their conventional monocultural lookalikes


A boon for Tesco


Of course this is all very nice for the Tescos and Sainsburys of this world. It provides a nice bit of green icing for their very un-green cake. But what does it mean for human health? For the future of the 96 per cent of our farmland that remains dependent on heavy doses of toxic agrichemicals? To the once happy dream of a living, quality food-based rural economy and to more birds, bees and insects establishing their habitats amongst our unsprayed species rich fields? To farmers who care?

 


Organic food and farming was predicated on the belief that something called ‘holistic thinking’ would grow up along with the species-rich meadows and living foods. It was established on a belief that we humans are capable of comprehending, even participating in, the cyclic wheel of nature, seasons and unforced productivity. But only a little way down the line, it seems that we lost the plot.

 


We are now fast approaching a state in which a first and second class ‘two tier’ food culture will become the norm. A culture in which the financially secure and generally privileged will choose a premium priced, largely pesticide free ‘organically raised’ diet, while those less fortunate will have to contend with factory farmed, hydroponic and genetically modified foods, churned out by corporate enterprises having no other goals other than big profit and domination of the human food chain. 

 


The organic food and farming movement can only help reverse this Orwellian scenario, and contribute to a better future, by revisiting its roots and ceasing to chase the chimera of big-time branded salvation.

 


Sir Julian Rose is an early pioneer of organic farming. He is President of the International Coalition to Protect the polish Countryside and author of the book ‘Changing Course for Life – Local Solutions to Global Problems’.

 

http://www.theecologist.org


Photo: /www.ottercoop.com

Url of this article: http://www.internationalnews.fr/article-organic-farming-has-sold-out-and-lost-its-way-46946343.html

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 23:23
http://www.ladietetiquedutao.com/jpg/dossiers/Couv%20additif%20version%20mail%202.jpg

Part 1 in this series on the flavor enhancer MSG or monosodium glutamate (E621) shows the hidden danger in our food today. MSG is used in thousands
of products, such as snacks, soups, sauces, meats, flavored potato chips and most Chinese food.


Trade names of MSG include Ajinomoto, Vetsin and Accent. MSG is 'hidden' in many other names, such as yeast extract, hydrolised protein and flavoring.
MSG makes your food taste better but it's NOT safe! The harmful effects of MSG include heart problems, cancer, ADHD, autism, growth disruptions, learning disorders, behavioral problems, obesity, hormonal imbalance, damage to the retina, etc.


Many problems don't become obvious until puberty. This is caused by poor functioning of the hormones due to exposure to MSG in the first few years of life. MSG affects many parts of the body including heart, muscles, nerves, circulation, skin, eyes, stomach, intestines, respiration, etc.


Losing weight is nearly impossible if you consume MSG as it increases appetite! The consumption of MSG, in addition to the consumption of trans fats and artificial sweeteners, is the main cause of the present obesity epidemic.



http://www.internationalnews.fr/article-the-dangers-of-mono-sodium-glutamate-1-4-44499774.html
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 18:44
http://eluspcfrouen.files.wordpress.com/2008/10/famine2.jpg


La production de viande demandant de très grandes quantités d'aliments de base, telles les céréales. La nourriture consommée par les seuls bovins permettrait de nourrir 8,7 milliards de personnes, soit plus d'humains qu'il n'y en a sur terre. Si chaque humain consommait autant de viande qu’un européen (100 kg par an en moyenne), il faudrait deux autres planètes pour pouvoir produire suffisamment de céréales simplement pour pouvoir nourrir tout le bétail nécessaire. En outre, la production de viande demande beaucoup d'eau (100 000 litres pour produire 1 kg de boeuf) et d'espace, et génère beaucoup de pollution...





Source de la photo: eluspcfrouen.files.wordpress.com
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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 17:53
http://img.zappingdumonde.com/media/photo/steack.jpg

Un extrait du magazine d'investigation "90 minutes" qui nous montre comment la viande avariée est remise en vente dans les supermarchés :




En complément, lire la série d'articles:

http://www.internationalnews.fr/article-pourquoi-devenir-vegetarien-go-vegan--38784044.html

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 08:35
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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 18:08
http://tempsreel.nouvelobs.com/file/602267.jpg







Photo: tempsreel.nouvelobs.com/


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